Au jardin potagerPermaculture

7 conseils pour commencer un jardin en permaculture [1/2]

Bienvenue à nouveau sur Jardiner Futé ! Comme ce n'est pas la 1ère fois que vous venez ici, vous voudrez sans doute lire les 2 guides offerts qui vous expliquent comment avoir un potager bio réussi cliquez ici pour télécharger les livres gratuitement ! 🙂

Dans cet article je partage avec vous 7 conseils permaculture pour commencer un jardin potager en permaculture. Je reprends et je complète dans cet article les conseils que je vous avais donnés dans d’autres articles. 

Je reçois fréquemment des questions concernant la mise en place par étapes d’un jardin potager en permaculture, entre autres :

  • Comment commencer un jardin en permaculture pas à pas ?
  • Comment débuter / commencer en permaculture ?
  • Comment faire de la permaculture ?
  • Comment débuter un jardin potager en permaculture pas à pas ?
  • Etc, etc.

C’est pourquoi je vous avais proposé, sur les réseaux sociaux (sur facebook et twitter notamment), une série de conseils généraux en permaculture, des conseils que je voulais un peu dans la mouvance du « permaculture pour les nuls » (même si je n’ai pas utilisé cette expression, que je n’aime pas trop). Je vous invite donc à voir ces conseils comme des conseils permaculture pour débutants. Ils ne sont donc pas pensés pour des contextes précis, mais adaptés à tous les milieux, contextes, endroits, régions, climats etc. Ces conseils permaculture avaient eu un plutôt bon accueil, et j’ai reçu de nombreux messages me demandant de les reprendre dans un article sur Jardiner Futé. Mais je ne vais pas me contenter de vous les ré-écrire ici. Je vais aussi les détailler et vous donner, quand je le peux, des indications précises et des conseils permaculture plus poussés, mais toujours centrés sur la permaculture au potager. Ces conseils seront donc adaptés à la grande majorité des situations et des façons de jardiner (bio), vous pourrez donc piocher dedans en essayant de les appliquer dans leur globalité tout en les personnalisant.

 

Cet article est le premier d’une série de 2 articles concernant les conseils pour commencer un jardin potager en permaculture. Je vous conseille d’ouvrir le deuxième dans un autre onglet pour le lire à la suite de celui-ci, ils sont complémentaires : 7 conseils pour commencer un jardin en permaculture [2/2].

 

Définir la permaculture

Lorsque je reçois des questions des questions sur la permaculture, ce que je pense de telle ou telle technique, j’invite les lecteurs à se demander ce qu’est la permaculture. Je vous invite donc à faire l’exercice, essayer d’exprimer clairement ce qu’est la permaculture. C’est parfois important de se demander quelles sont nos bases. D’ailleurs, une des meilleures techniques pour voir si l’on connaît quelque chose est de l’expliquer à quelqu’un, et d’en donner une définition simple et compréhensible par le plus grand nombre.

Êtes-vous capable de donner la définition de la permaculture ? Si ce n’est pas le cas, pas de problème, on débute tous quelque part ! Voilà un article que j’ai écrit à cet effet, vous y trouverez une définition de la permaculture, mais aussi des explications un peu plus poussées et très intéressantes : la permaculture, qu’est-ce que c’est ? Cet article, comme le présent article, a pour but d’éclairer les débutants en permaculture, de rappeler les bases aux jardiniers déjà familiers avec la permaculture et de présenter les choses sous un angle nouveau pour d’autres. Que vous soyez débutant ou avancé, lisez ces quelques conseils permaculture et partagez votre expérience dans les commentaire sous l’article, cela profitera à tous ! 😉

 

Introduction à la permaculture - Bill Mollison
Introduction à la permaculture de Bill Mollison est un livre fondateur de la permaculture. Si la permaculture vous intéresse, je vous invite à lire ce livre très riche en contenu et en illustrations.

 

La définition de la permaculture 

Pour faire simple, voici une définition succincte de ce qu’est la permaculture (sans rentrer dans les détails et en tâchant de nous concentrer sur son application au jardinage). Imaginez la permaculture comme une boîte à outils. Une boîte à outils qui aide à prendre exemple sur la nature pour créer des milieux les plus autonomes, durables et résilients possible. Vous vous doutez bien que ce n’est pas seulement applicable au jardin ou à l’agriculture

 

“La culture de la permanence.”

 

C’est ainsi que Bill Mollison définit la permaculture dans son livre Introduction à la permaculture. Le terme culture est à comprendre au sens large. Cette phrase est particulièrement bien tournée car elle montre que la permaculture ne s’applique pas seulement sur l’agriculture. Prendre son temps, observer et interagir avec son environnement sont des principes clefs. Nous allons voir tout ça dans les conseils permaculture orientés jardinage, afin de pouvoir commencer un jardin en permaculture pas à pas. Ou alors se convertir et faire une place, pas à pas, à la permaculture dans votre pratique du jardinage.

 

Conseil permaculture 1 • Observer & Comprendre

Il y a plusieurs principes de bases en permaculture qu’il faut avoir en tête pour créer un lieu aussi résilient que possible (si vous n’êtes pas familier avec la notion de résilience, jetez un œil au conseil permaculture 3).  Mais l’un d’entre eux est vraiment essentiel. C’est l’observation, qui est d’ailleurs mentionnée comme premier principe de permaculture par David Holmgren, un des fondateurs de la permaculture (je reviendrai sur ces 12 principes dans un autre article). De l’observation, principe permaculturel fondateur découle quasiment tous les autres. Et notamment son corollaire, la compréhension. Observation et compréhension sont un peu les mamelles de la permaculture, si vous voulez ! La compréhension de votre jardin, ou de votre ferme vient avant tout de l’observation. Ensuite, vous pourrez interagir avec votre environnement. 

En effet, les principes de base pour jardiner de façon naturelle, que ce soit en permaculture ou pas, sont de prendre le temps d’observer son jardin et de comprendre ce qui s’y passe avant de chercher à intervenir. Y a-t-il des pucerons sur une de vos plantes au jardin ? Cherchez s’il n’y aurait pas quelques coccinelles en plein festin. Ces dernières géreront la situation bien mieux que n’importe quel pesticide ou intervention humaine. Alors oui, cela peut prendre un peu de temps, mais qu’il est agréable de s’ôter des soucis de la tête et de laisser la Nature s’occuper de tous ces problèmes (qui sont en fait des déséquilibres). Les coccinelles mettront peut-être quelques jours, même quelques semaines à gérer cette invasion de pucerons, mais une fois installées, pensez que ces coccinelles vont se reproduiront et pondront leurs oeufs sur les plantes hôtes des pucerons. En se reproduisant, elles se chargeront donc de gérer la situation durablement, années après années : un soucis de moins. 

 

Pucerons, coccinelle et fourmi
Les coccinelles sont particulièrement voraces, mais ce sont leurs larves qui consomment le plus de pucerons.

 

Si vous interveniez, que se passerait-il ? Les pucerons ne seraient certainement plus un problème, encore que, il se peut qu’ils reviennent rapidement. Donc plus de pucerons, mais lorsqu’ils reviendront -dans un an ou quelques mois- vous devrez à nouveau traiter vos plantes. Je ne parle même pas de la toxicité de certains produits phytosanitaires. L’intervention pourrait-être faite avec des produits “naturels” comme des purins, que la logique resterait la même. Si vous choisissez cette voie, cela vous contraindra à devoir intervenir encore et encore. 

Le propos n’est pas non-interventionniste, enfin pas totalement. Prenons un exemple, vous êtes maraîcher et vous devez produire une quantité X de production agricole. Si vous avez des insectes ou animaux “ravageurs” en grand nombre et que cela peut mettre en péril une récolte il faut peser le pour et le contre et réagir plus ou moins rapidement. Mais il ne fait aucun doute que les lecteurs avisés que vous êtes sauront faire la part des choses. Il ne s’agit pas de ne jamais intervenir, et de critiquer toutes les personnes qui interviennent dans leur jardin potager, mais de savoir quand le faire, et surtout : savoir quand ne pas le faire. 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   {livre} Permaculture - Guérir la terre, nourrir les Hommes

 

Conseil permaculture 2 • Les adventices

Avez-vous remarqué la propension qu’on les gens qui ne connaissent pas certaines choses à les appeler avec des mots pleins de méfiance ? La méconnaissance amène à la peur et au rejet, voire à l’antipathie et parfois, dans les cas les plus extrêmes, à la haine. Que ce soit dans la société ou au fin fond du jardin potager…

Dans le cas des adventices, on les appelle plantes indésirables, mauvaises herbes… Ce sont des plantes qui poussent sur le lieu de culture sans que nous les ayons plantées ou semées. Mais finalement, dans la plupart des contextes, cela relève d’une méconnaissance. Souvent, ces plantes indésirables sont comestibles, médicinales, ou possèdent des propriétés intéressantes pour le jardin potager. Il s’agit seulement d’apprendre à reconnaître ces plantes comme faisant partie intégrante de l’écosystème dans lequel s’inscrit notre jardin potager. Et même si certaines plantes ne présentent aucune de ces caractéristiques, certains animaux s’en nourrissent que ce soit des auxiliaires ou non et cela est intéressant à de nombreux égards. Pour ne citer que deux cas de figure :

  • Si la plante en question est mangée par un “auxiliaire” : cette plante attirera l’animal en question et cela vous apportera des animaux bénéfiques qui présentent des comportements intéressants pour vous.

  • Si la plante est au contraire mangé par un “ravageur” : au risque d’en surprendre plus d’un, cela aussi est bénéfique. La plante pourrait même être considérée comme un organisme auxiliaire. Car au lieu de manger les légumes du potager, ces “ravageurs” (qui n’en sont fondamentalement pas) mangeront l’adventice. Et le temps que ces “ravageurs” se délectent la plante que vous ne vouliez pas laisser en place, des prédateurs de ces derniers viendront s’installer dans votre jardin. Vous épargnant ainsi la tâche de : 1. désherber l’adventice / 2. chercher une solution aux “ravageurs” qui s’attaquent aux beaux légumes de votre jardin potager / 3. chercher à accroître la biodiversité de votre jardin. Tout ça, en laissant simplement les plantes sauvages pousser dans votre jardin tout en veillant à ce qu’elles ne montent pas en graines.

 

Senecio vulgaris - séneçon nature
Séneçon commun, une plante très commune qui se fait manger par quelques chenilles, qui nourriront à leurs tours des oiseaux.

 

Astuce à mettre en place : avant d’arracher ou de couper une plante au jardin potager, cherchez à connaître ne serait-ce que le nom de la plante en question. Peut-être qu’il s’agit d’une plante comestible ou une plante riche que vous pourrez utiliser en mulch ? Peut-être même qu’elle nourrit des auxiliaires du jardin potager, et est ainsi elle-même un organisme auxiliaire. Elle est pas belle la vie ? 😉

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   Biodiversité en permaculture : avoir un jardin durable

 

Conseil permaculture 3 • Résilience & Biodiversité

En jardinage naturel, et plus encore en permaculture, on essaye d’augmenter les interactions dans un milieu. Que ce soit en améliorant les interactions au sein du potager plus classique, ou en les favorisant entre les interfaces de plusieurs milieux, comme la lisière d’un bois, les prairies, un étang ou votre jardin, 

Ce principe permet d’augmenter la résilience d’un milieu. Si vous avez déjà lu quelques-uns des articles de Jardiner Futé en permaculture, vous savez que la notion de résilience est centrale dans un jardin en permaculture. Mais en quoi cela consiste-t-il ? La résilience est la capacité d’un milieu ou d’un objet au sens large à surmonter un problème et à revenir à sa situation initiale ou évoluer vers une situation plus avantageuse.

À titre de comparaison, on nous bassine l’esprit depuis des décennies avec la notion de crise. Or, une crise est un état “critique” après lequel, si on arrive à le surpasser, on revient à l’état initial. Ce qui n’est pas le cas, nous ne vivons pas des crises mais des mutations sociétales. C’est une notion que l’on peut retrouver dans les livres d’Albert Jacquard, comme quoi, la permaculture, c’est vraiment partout ! D’ailleurs, la biodiversité est certainement le moyen le plus efficace pour tendre vers cet idéal de résilience (qu’il est difficile d’atteindre totalement, il faut être honnête). 

 

herisson jardiner futé blog jardinage bio permaculture
Un petit hérisson du jardin potager que j’ai eu la chance de croiser un soir d’été. Un auxiliaire qui se régale de limaces et autres gastéropodes mais aussi des vers de terres, comme quoi, tout n’est pas tout noir ou tout blanc !

 

 

Conseil permaculture 4 • Autonomie du système

Gardez en tête qu’à chaque fois que vous faites quelque chose au jardin, l’action que vous avez réalisée remplace un intermédiaire naturel, ou pourrait être effectuée par un intermédiaire dans la nature, ou un élément bien pensé de votre design. Autrement dit, et cela rejoint le premier point de cette liste, à chaque fois que vous intervenez pour gérer un déséquilibre au jardin potager vous remplacez un intermédiaire, un auxiliaire par exemple. Mais cela entraîne un cercle vicieux : si vous remplacez un auxiliaire, ce dernier n’a ni le temps ni de raisons de venir s’installer dans votre jardin potager ou votre exploitation maraîchère. De même, un design bien réalisé vous permettra de vous éviter beaucoup de charge de travail. Si les éléments insérés dans votre système sont bien positionnés les uns par rapport aux autres, ils rempliront directement les tâches qui vous incombent. Par exemple : des poules dans le verger mangeront les pommes véreuses et nourriront les poules en partie par la même occasion ; de la même manière un poulailler adossé à une serre lui permettra de garder quelques degrés durant les froides nuits d’hiver. (Les exemples sont innombrables, vous l’avez compris).

En permaculture il est fondamental de s’intéresser aux relations entre les différents éléments du design de notre lieu (jardin, ferme, etc).

Pour être plus clair encore, si vous tuez la source de nourriture d’un auxiliaire, ce dernier ne va pas venir dans votre jardin pour vos beaux yeux. Et ce, même si vous avez un magnifique hôtel à insectes. Avant de vouloir tuer un organisme que vous pensez être un ravageur, essayer de repérer les auxiliaires qui sont déjà peut-être en plein travail. Et si une tâche au jardin ne vous plaît pas du tout, essayer de réagencer votre jardin ou d’introduire un élément bien réfléchit pour vous aider. Gardez en tête qu’un élément remplit plusieurs fonction en permaculture. 

 

Conseil permaculture 5 • Jardiner avec la biodiversité

Pour accroître la biodiversité de votre milieu (jardin ou autre), il existe plusieurs astuces que nous allons voir. Mais avant cela, voyons comment faire perdurer la biodiversité dans votre jardin. Pour ce faire vous avez une solution tout en un : l’hôtel à insectes. Pour construire un hôtel à insectes, n’utilisez pas du bois traité. Le mieux est de choisir du bois naturel. Évitez aussi d’y appliquer du vernis et autre produit qui pourrait être nocif pour les animaux et les plantes. C’est très facilement réalisable et j’ai réalisé le mien gratuitement, en utilisant seulement de la matière première recyclée. Choisissez donc des matériaux recyclés, sauf si vous désirer acheter directement un hôtel à insectes tout fait ce qui peut aussi ce comprendre. 

Si cet aspect assez artificiel peut déplaire à certains (notamment ceux qui ont du terrain), il faut garder en tête que beaucoup de permaculteurs ou aspirants jardiniers doivent se contenter d’un balcon en ville. D’ailleurs, si vous avez seulement un balcon ou que vous habitez en ville et que vous souhaitez quand même jardiner, voilà quelques astuces très utiles qui vous permettront de devenir un jardinier urbain : 5 idées et astuces pour jardiner en ville.

hôtel à insectes
L’hôtel à insectes de la maison derrière la moutarde et la phacélie. Ces deux plantes attirent les insectes (pollinisateurs notamment) et l’hôtel à insectes leur offre le gîte. Les plantes permettent aussi d’habiller cette construction au jardin. Un élément : plusieurs fonctions.

Pour ceux qui possèdent un jardin potager, voici quelques conseils intéressants. Vous pouvez créer plusieurs mini-écosystèmes pour héberger la biodiversité (ou non) dans votre jardin potager. Citons par exemple un vieux tas de bois en train de se décomposer, une haie champêtre, un tas de compost, une mare ou un mulch épais. Chacun de ces abris sont autant de possibilités d’héberger de nombreux animaux.

 

 

Conseil permaculture 6 • À manger pour la biodiversité

Vous avez peut-être un hôtel à insectes chez vous, mais qui ne se remplit pas du tout et ne sert donc à rien mis à part décorer ? C’est que vous avez, peut-être, oublié l’essentiel : donner une raison valable à ces auxiliaires de nidifier dans ce lieu plutôt qu’un autre. Ils ne risquent pas de fonder leurs petites familles dans un lieu qui ne pourrait leur fournir la nourriture nécessaire. C’est pourquoi il faut privilégier l’apport de nourriture aux auxiliaires. Et vous voyez donc où je veux en venir. Si vous tuez les “ravageurs” du jardin, les “auxiliaires” n’auront plus de source de nourriture. Or, c’est par cela qu’ils sont intéressés.

Si vous devez quand même intervenir, une astuce dans ce cas et de laisser quelques plants sans traitement. Ces plants seront donc toujours attaqués par la maladie ou des ravageurs. Mais les auxiliaires auront la possibilité de trouver de la nourriture dans votre jardin potager/ ferme/ balcon. Et donc de s’installer durablement (autant que possible). De cette façon, lors de la prochaine “attaque”, ces auxiliaires seront directement présents sur le lieu et géreront le problème à la base.

 

Conseil permaculture 7 • Relativiser & Intégrer

Les conseils que je vous donne sont assez généraux et sont à adapter à votre situation du moment. Si vous êtes infestés par les pucerons et qu’il n’y a aucune preuve de présence de coccinelles, vous feriez mieux d’intervenir un tant soit peu. Il faut toujours essayer de relativiser les conseils que l’on lit sur internet, car nos situations personnelles sont particulières et presque uniques.

Par ailleurs, cet appel à relativiser marche aussi dans le sens inverse. Beaucoup de jardiniers laissent parler leurs peurs face à des éléments non voulus à la base. Mais c’est une réaction tout à fait normale, à laquelle il faut essayer de répondre de manière constructive. Pour les pucerons, un jet d’eau sur les tiges infestées permet de les décrocher facilement, même si cela n’est pas toujours utile.

On a tendance à ne vouloir attirer que des auxiliaires au jardin potager, ou sur un balcon. Mais ce n’est pas forcément la meilleure des attitudes. En effet, les auxiliaires ne seront présents et ne se reproduiront que si leur source de nourriture est présente dans le dit lieu, comme nous l’avons déjà vu. Par exemple, si vous voulez attirer des carabes, les hérissons, les crapauds… (qui régulent à merveille les populations de limaces au jardin), il faut accepter d’avoir des limaces durant un temps. Pour qu’ensuite elles soient régulées directement par leurs prédateurs naturels, comme n’importe quel maillon de la biodiversité d’un écosystème équilibré. 🙂

Pour finir, tous ces animaux que l’on considère comme ravageurs ou nuisibles, insectes ou plantes, ont souvent des fonctions intéressantes et des rôles importants souvent méconnus. Par exemple, les limaces et les escargots sont extrêmement importants dans le processus de recyclage de la matière organique et de la formation des sols. Un processus auquel chaque jardinier devrait prêter l’oreille, vous ne pensez pas ? Si cette approche permaculturelle (voire naturelle) du jardin vous intéresse, je ne saurais que vous conseiller cette formation vidéo créée par le bureau d’étude Permaculture Design.

Cette série de vidéos s’appelle : inviter la permaculture dans votre jardin, et c’est bien de cela dont il s’agit. Dans cette série de vidéos les formateurs reviennent sur les éléments à prendre en compte pour avoir un jardin potager équilibré, riche et fertile : tout ça en permaculture.

 

Inviter la permaculture dans votre jardin, une formation vidéo à ne pas rater (image cliquable)

J’espère que cette liste de conseils permaculture vous a plu, si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser dans les commentaire sous l’article, je répondrai à chacun d’entre vous.

Et surtout, n’oubliez pas de partager cet article ! 😉

 

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45 réflexions au sujet de « 7 conseils pour commencer un jardin en permaculture [1/2] »

  1. Bonjour Heikel,

    Merci pour toutes ces informations essentielles quand on débute un potager en perma. Bill Mollison est une référence en la matière, un précurseur qui a posé les bases de ce concept tellement novateur à son époque. La permaculture a beaucoup d’avantages. Considérer le potager comme un ensemble vivant est pour moi primordial.

    1. Bonjour Bruno,

      Avec plaisir. Je suis tout à fait d’accord avec cette vision/approche du jardinage. Considérer le potager comme un tout composé d’éléments en relation est primordial en permaculture, je développerai cet aspect dans de futurs articles sur les principes de la permaculture (notamment ceux de Bill Mollison).

  2. Bonjour, j’ai commencé mon potager et m’interesse à la permaculture.
    J’ai hate d’en savoir plus en lisant vos articles !
    J’ai tout de même deux questions : j’ai vu un potager recouvert d’écorses d’arbres, cela est il une technique de permaculture ? En plus de garder l’humidité qu’est ce que cela apporte au portager ?
    J’ai des fourmis dans mon potager, la jardin en est malheureusement envahis, j’ai peur qu’elle s’attaque à mes légumes. Ayant toujours été là, je ne sais pas si un autre animal viendra les défendre. J’ai lu que les oeillets d’Inde les repoussaient. Est ce une technique que vous préconisez ou avez vous d’autres conseils ?
    Merci pour votre attention.

    1. Bonjour
      Juste au cas où, comme je l’explique succinctement dans l’article La permaculture, qu’est-ce que c’est ?, on ne peut pas vraiment considérer une technique comme étant une technique de permaculture. Il est possible d’utiliser toutes les techniques sans inscrire sa démarche de jardinage dans une réflexion permaculturelle. Néanmoins, par soucis de rapidité, la plupart du temps on utilise l’expression “technique de permaculture”, à tord donc.

      Concernant vos deux questions :

      1. En permaculture on essaye toujours de protéger le sol afin d’imiter, au mieux, la nature. Ceci dans un soucis de résilience et de durabilité (voir l’article mentionné plus haut pour en apprendre plus). C’est pourquoi le mulch est une technique quasi-systématiquement mise en place en permaculture, mais ce n’est pas une injonction ou un grand principe : dans certains cas bien précis un mulch n’est pas forcément souhaité. Ceci dit, choisir une matière ligneuse (donc composée de bois) pour constituer son mulch est une excellente idée. Il enrichit le sol en carbone, nourrit les champignons (très important pour les plantes), et permet de donner un humus relativement stable. Par ailleurs, il est aussi long à se décomposer, ce qui permet de le garder en place relativement longtemps. J’en parle dans cet article : le mulch en permaculture, qu’est-ce que c’est ?. D’ailleurs, ce que vous appelez “écorces d’arbres” ne seraient pas des copeaux de bois ?

      2. Concernant les fourmis il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Elles jouent un rôle important au jardin en régulant la population de très nombreux autres organismes vivants (notamment des insectes jugés comme “ravageurs”). En général, elles peuvent récupérer quelques graines pour s’en nourrir (pour les fourmis se nourrissant de graines, ce qui est une minorité), sinon la plupart des fourmis sont carnivores et ne s’attaqueront pas à vos plantes. Le seul petit inconvénient qu’elles peuvent poser c’est qu’elles font une association symbiotique avec les pucerons pour récolter leur miellat. Néanmoins, la présence de ces mêmes pucerons vous assurera la présence de leurs prédateurs, donc ce n’est même pas un inconvénient. Les fourmis ont aussi l’avantage de creuser beaucoup de galeries et d’aérer le sol. Ce qui bénéficient aux plantes et à l’infiltration de l’eau au jardin. Je suis heureux de noter la présence des fourmilières dans mon jardin, c’est une chance que vous avez. Profitez en pour les observer, et remerciez les de protéger vos plantes. 🙂

      Je vous invite, à ce titre, à lire un article que j’ai écrit sur le sujet de la biodiversité au jardin potager en permaculture, il s’agit d’un des articles les plus important du site, La biodiversité au jardin : les auxiliaires et les ravageurs, tout est une question d’équilibre.

      Très belle journée

  3. Bonjour, je viens de découvrir la permaculture. Je voulais faire un jardin traditionnel en bechant ma pelouse actuelle mais pour le coup, j’ai été convaincu qu’il fallait laisser la terre tranquille. Par contre nous arrivons fin février, n’est-il pas trop tard pour préparer le sol correctement ? c’est sur un coin de pelouse, du coup je dois l’enlever avant mais de quelle manière ? (a force de regarder sur internet, je mélange un peu tout…) Je sais que nous avons beaucoup de vers de terre dans notre terrain et il y avait même des champignons qui poussaient dans la pelouse l’an passé ! Par contre avant il y avait deux énormes sapins du coup il doit y avoir des grosses racines sous terre, est-ce gênant ?

    Merci pour votre réponse
    Bien cordialement

    1. Bonjour,

      Merci d’avoir posé la question ici ! Tout d’abord bravo, il n’est pas facile de se remettre en question, les anciennes et traditionnelles techniques sont parfois très tentantes. C’est ce que j’aime dans la permaculture, et les autres pratiques responsables applicable au jardinage (agroécologie par exemple, qui rejoint assez ce qui se fait en jardinage en permaculture), on comprend pourquoi ce qui a “toujours” -de mémoire d’humain- été fait n’est pas forcément le mieux (ni le pire) et que cela nécessite réflexion, remise en question et de prendre en compte le contexte dans lequel on évolue.

      Concernant la préparation de votre terrain (j’ai un peu tardé à répondre à ce commentaire, désolé), tout dépend de ce que vous voulez cultiver. Si vous voulez cultiver d’ici peu des légumes aux graines très petites que l’on sème directement et à la levée relativement difficile (les carottes par exemple), cela fait un peu tard pour ce que j’ai à vous proposer effectivement. À vrai dire, mise à part pour les carottes qui ne se sèment pas en godet, pour la majorité des plantes vous pouvez tout de même suivre mes conseils. Cela ne pose en revanche pas vraiment de problème pour beaucoup d’autres plantes (tomates, courges, courgettes, choux, plantes à fleurs, maïs, aubergines, salades, herbes aromatiques et médicinales…

      Ce que je serais à même de vous conseiller c’est de préparer le sol de manière respectueuse et en mettant tous les avantages de votre côté. Mais commençons par le commencement, pourquoi est-ce que je ne recommande pas le bêchage ? Si vous bêchez votre terrain, vous aurez, après un très gros effort, un terrain relativement bien préparé, aplani, propre et exempt d’adventices (si vous le faites très bien, ce qui demande une énergie considérable en fonction de la surface). Cependant, votre sol et la vie qui l’habitait en pâtiraient : les vers de terre ne sont pas les seuls animaux du sol et pas les plus importants. À titre d’exemple, une cuillère à café contient des milliards de bactéries absolument nécessaires aux plantes (pour absorber tous les oligo-éléments du sol etc.). À ce sujet je vous conseille cet article : https://www.jardinerfute.com/sol-terre-champs/” rel=”noopener” target=”_blank”>Le sol, la terre et les champs, je reviens sur les bases de la vie dans un sol, qui contient des vers, des insectes, des bactéries, des arthropodes, des micro-organismes etc…

      Votre sol, si je comprends bien, est actuellement occupé par une pelouse, ce qui est problématique (prend la place des cultures, demande du temps pour se décomposer) mais aussi relativement avantageux pour préparer un sol : les racines en se décomposant nourriront les organismes dans le sol et permettront à la vie de proliférer, micro-galléries creusées par les organismes du sol : qui est responsables de 80% de l’aération d’un sol. Cependant, cela prendra un certain temps.

      Voilà donc quelques pistes que vous pouvez décider de suivre et d’adapter avec ce que vous avez et ce que vous avez envie de faire :

      Pour supprimer la pelouse de votre sol, il faut le couvrir d’une couverture organique (mulch) très épaisse. (Vous pouvez cliquer sur le lien pour en savoir plus, mais je vous résume très rapidement ce que vous pouvez utiliser dans la suite.) Cela afin de stopper la photosynthèse des plantes, et de permettre aux organismes de s’en nourrir. La plus grosse couverture, ou la couverture au pouvoir couvrant le plus élevé est à privilégier. Dans votre cas je choisirai personnellement du carton ou du BRF (sur au moins 5/10 cm – sans traitements chimiques), et j’y adjoindrais de la paille (sur au moins 20 cm). Si vous avez pas mal d’épines du à vos sapins, vous pouvez aussi en mettre, comme vous pouvez les laisser se décomposer aux pieds de vos sapins.

      Cependant, vous allez vous retrouver avec un petit problème (je vous en parle pour que vous puissiez vous en prémunir). Le carton, le BRF ou la paille sont des composés à tendance carbonés (sec, marron). Ce qui fait que pour les décomposer, les organismes vont utiliser de l’azote, et beaucoup d’azote, d’un coup. Ce pourquoi on parle parfois de “faim d’azote”, ils vont “pomper” l’azote du sol en même temps que celui de l’atmosphère (qui ne suffira pas dans un premier temps, car les organismes vont se démultiplier très rapidement). Pour vous en prémunir, je vous conseille de mélanger votre mulch carboné avec des matières azotées. En soit, vous ferez un compost sur place, ce qui vous donnera plusieurs avantages : éviter la faim d’azote, permettre une décomposition du mulch plus rapide (vu que vous chercher à préparer votre sol rapidement) et enrichir votre sol rapidement (en êtres vivants, mais aussi en humus et autres éléments intéressants). Notez que si vous préparez votre terrain quelques mois à l’avance, vous n’avez pas de soucis à vous faire.

      Pour les matières azotées vous pouvez mettre tout ce qui est d’origine végétale, vert (pas que) et frais. Par exemple : les déchets végétaux de cuisine sans graines (il s’agit d’un compostage de surface, lien vers l’article en question) et de l’herbe fraichement coupée (vous pouvez en mettre pas mal, la quantité de mulch carboné que vous avez mis devrais en avoir besoin).

      J’ajouterais à tout ça une culture dès le départ afin d’occuper le sol dès maintenant, d’aérer le sol et d’enrichir la terre quand la culture sera coupée. Je vous conseillerais, à cette époque et pour améliorer le sol, une culture de fèves. Ce sont de grosses graines qui feront des pousses robustes (elles n’auront aucun mal à passer à travers 20 bons cms de paille ou tout autre mulch). D’ailleurs, les fèves sont aussi des plantes que l’on appelle des “plantes fixatrices d’azote”, elles fixent l’azote atmosphérique (diazote) dans la plante (au niveau des racines notamment) grâce à une interaction avec des bactéries. Ce processus a aussi lieu dans la litière du sol (le mulch). Donc une fois que vous serez amenez à vouloir planter vos autres cultures (que je vous conseille de faire pousser en godet au début, afin de pouvoir les planter à travers le mulch et de gagner du temps pour la préparation de votre sol), vous pourrez couper les fèves et les laisser directement sur le sol en tant que mulch. Vous pourrez aussi décider d’en laisser pousser quelques pieds afin de récupérer des graines (soit pour la reproduction des plantes, soit pour votre consommation).

      Avec cette technique que je viens de vous proposer, vous devriez avoir un départ de potager plutôt bon et une terre assez souple et fertile assez rapidement. N’oubliez pas d’entretenir le mulch et donc d’en rajouter quand il en manquera (privilégiez les matières carbonées, la faim d’azote ne devrait pas vraiment avoir lieu une fois que ce sera lancé). Cependant, cela à l’inconvénient de ne pas pouvoir lancer directement des cultures délicates. Mais ma philosophie est : chaque chose en son temps. Je considère qu’il est plus important d’avoir un jardin et un sol sain (qui stock du carbone atmosphérique soit dit en passant, dans l’humus), et des plantes en bonne santé, au bon goût et qui vous apporteront une concentration élevée en oligo-éléments (puisés dans le sol grâce à leur association avec les bactéries notamment) ; que des cultures rapides, relativement fades et une vie appauvrie dans le sol.

      ps : il est primordial de délimiter vos zones de cultures afin de ne plus marcher dessus, et de prévenir votre entourage. De cette manière vous pourrez vous assurer que votre sol s’aèrera continuellement.

      ps2 : si votre sol est vraiment compacté (ce qui ne pose pas de gros problèmes pour la plupart des plantes) vous pouvez aussi le décompacter, très légèrement, avec une fourche bêche ou une grelinette.

      J’espère que la réponse vous apportera quelques pistes de réflexions et satisfaction. N’hésitez pas à poser vos autres questions si vous en avez.
      À bientôt

  4. Bonjour à tous,
    Je suis nouvellement abonnée au site.
    J’ai un petit potager (50m²) que je cultive en bio depuis déjà un bon moment.
    J’ai mon compost et je cache ma terre avec de la paille, du foin ou les tontes de la pelouse mais je voudrais appliquer plus de principes de la permaculture.
    Là je suis en train de réfléchir à ce que je vais mettre au potager: tomates – poivrons – aubergines dans ma serre + pommes de terre – fèves – oignons – échalotes – laitues – haricots verts – courges – courgettes – carottes – betteraves… au potager.
    Je souhaite ajouter + de choses, organisées différemment par rapport à mes habitudes et dans la limite du possible, vu le peu d’espace disponible.
    Je regarde pour faire des associations et j’ai déjà ajouté à ma liste: œillets d’inde(avec les tomates), capucines (anti pucerons) et maïs (associé aux haricots verts et aux courges) (milpa?).
    Qu’en pensez-vous?
    Merci de vos idées.
    Hélène

    1. Bonjour, merci pour votre message qui fera certainement envie à beaucoup. Vous cultivez déjà énormément sur aussi peu de surface et en y appliquant quelques principes généraux de protection du sol, bravo !

      Concernant les capucines et les œillets d’Inde, effectivement je pense que c’est une bonne idée. Pour les capucines vous pouvez les planter à proximité du compost. Cela vous fera gagner de la place et cachera le tas de compost par de jolies fleurs. Vous pouvez aussi les planter à proximité des endroits où les pucerons sévissent, vous devriez avoir très rapidement des coccinelles qui s’installeront.

      De manière plus générale et sans plus de détails je vous conseillerais peut être d’implémenter plus de fleurs dans votre jardin (n’hésitez pas à planter des « fleurs » comestibles ou utilisables qui possèdent en même temps un intérêt écologique (celles qui rendent un service écologique un peu plus grand que les autres). À titre d’exemple : phacélie, lavande (qui a l’interêt d’être pérenne), bourrache (qui se ressèmera d’elle même, comme la capucine) etc.

      Concernant la milpa je n’ai pas eu de très bons résultats sur espace réduit, mais je vous invite à essayer, chaque contexte est différent !

      N’hésitez pas à nous faire un retour dans quelques semaines !

  5. bonjour heikel …j’aime beaucoup le dessin et ce la depuis mon enfance et maintenant je fait de la sculpture dans mon potager avec les adventice c”est a dire des allée pour conduire des brouettes et moi comme un géant dans ma foret je cache ma nourriture derrière c’est adventice qui mon servie de cachette contre les maraudeur au lieu des insectes un beau tableau avec les coccinelle et merci beaucoup pour votre article karim pays du soleil

  6. Bonjour Heikel et Merci pour cet article qui va me permacultiver même si je le suis déjà, Tu te donne beaucoup de mal pour nous convaincre. si tu trouves le temps fait un tour sur le forum suivant : “http://forum-jardinier-bio.com/thread-764-post-4701.html#pid4701”. Là j’ai écrit des articles sur le Bokashi et les microorganismes éfectifs et activés. J’aimerai avoir ton avis!

    1. Bonjour,

      Je m’étais renseigné sur cette technique que je n’ai encore jamais essayé. Mon avis n’est donc pas très éclairé sur le sujet, ni d’un point de vue pratique comme théorique. Mais cela semble cohérent. Les plantes ayant besoin de bactéries pour se nourrir et le sol en contenant plus d’un milliard par gramme, cela dit à quel point ces bactéries sont importantes. Elles jouent aussi un rôle dans la décomposition de la matière organique ou dans la formation des sols (certaines cyanobactéries peuvent fixer l’azote et le carbone atmosphérique, et donc d’accumuler les nutriments dans les sols pauvres ou “morts”). Vous n’êtes certainement pas aussi sans savoir que certaines de ces bactéries se lient aussi de manière symbiotique à certaines plantes fixatrices d’azote.

      Pour en apprendre un plus, je vous conseille cette page du Museum National d’Histoire Naturelle : http://edu.mnhn.fr/mod/page/view.php?id=1269

      N’hésitez pas à nous faire un retour sur votre utilisation du Bokashi et des micro-organismes activés ici, cela serait très intéressant.

    1. Bonjour Sylvain,

      Merci pour ce commentaire. J’ai réussi ma mission qui était de transmettre clairement quelques bases de la permaculture dans cet article alors !
      N’hésitez pas à partager vos connaissances ou à poser vos éventuelles questions en commentaire. 🙂

      À très vite,
      Heikel

  7. Bonjou Heikel,
    Je viens de récupérer 2m2 de terre urbaine, jaune, bien dure et sans vie. Avant de planté quoique ce soit, je veux que des micro organismes et des petites bêtes viennent y vivre (à conditions que les parcelles autour ne soient pas traitées…
    Les autres parcelles ont des fruits et légumes et fleurs mais les terres sembles sans vie. Aucune parcelle ne semble être de la permaculture.
    Je ne sais pas s’il faut retourner la terre?
    Je pense enrichir la terre par du munsh et recouvrir d’écorces d’arbres et attendre jusqu’en mars 2019.
    Qu’en pensez-vous?
    Je reste à l’écoute.
    Merci pour tous les excellents articles.

    1. Bonjour Lieû,

      Ce que je ferais c’est aussi d’épandre un mulch sur le sol, et j’essayerais d’en faire un équilibré au niveau du rapport carbone/azote. En effet, de cette manière le mulch aura une composition proche d’un compost. Et cela lui permettra de se décomposer plus rapidement, et ainsi d’amener plus rapidement une faune et une flore plus diversifiées directement sur le lieu de culture. Vous pouvez aussi y ajouter un compostage de surface (approximativement la même chose) avec es déchets de cuisine directement sous le mulch. N’hésitez pas à mettre en place un mulch assez épais.

      Vous pouvez aussi, si vous avez une forêt non loin, aller y prélever quelques poignées de terre et de les mettre sur la surface de votre parcelle (sous le mulch). Cela amènera pas mal de micro-organismes qui ne se trouvaient sans doute pas dans votre terre. Cependant attention de n’en prélever que quelques poignées, afin de respecter le sol de la forêt.

      Vous pouvez aussi y planter quelques plantes afin d’aérer le sol avec les racines et de nourrir la faune sous le sol une fois que les racines se décomposeront. Je vous conseille notamment des fèves qui peuvent être assez intéressantes et qui n’auront aucun mal à passer à travers un mulch très épais.

      À très vite,
      Heikel

  8. Bonjour, merci beaucoup pour tout ces conseils
    Je désire pour année prochaine me lancer en permaculture par contre j ai lu l article, mais j ai pas compris comment préparer la terre entre du mulch ou. Compost ou cartons ? La j avoue que je suis perdue.

    1. Bonjour Nathalie, bravo pour la conversion à la permaculture ! Vous remarquerez très vite qu’il s’agit surtout de bon sens et de mettre les éléments du jardin en relation. Comme on le dit souvent dans le monde de la permaculture, on fait souvent, plus ou moins, de la permaculture avant de s’en rendre compte. Sans forcément mettre les concepts et les pratiques souvent adoptés en permaculture. 😉

      Concernant votre terre, et la façon de la préparer pour la saison suivante il n’y a pas vraiment de bonnes et de mauvaises manières. Certaines permettront de relancer la machine plus rapidement si vous vous apprêtez à cultiver sur une terre qui a une activité biologique plutôt faible (peu de champignons, de faune et de flore, structure physique médiocre voire mauvaise etc).

      Si c’est le cas, je pense qu’un des meilleurs moyen de préparer sa terre pendant l’automne et l’hivers est l’utilisation de BRF. Si vous pouvez en avoir, je vous conseille d’en mettre une bonne épaisseur sur la terre de votre jardin. Sinon, effectivement, le carton peut s’avérer être une méthode rapide et efficace. Qui a cependant quelques inconvénients comme le fait que la terre ne reste pas forcément humide et qu’elle peut s’assécher. Notez aussi que l’étalage de carton permet de trouver un sol nu quelques mois après, mais qu’il ne nourrit pas le sol (à comprendre : il ne nourrit pas la faune et la flore du sol, ainsi que les champignons). Ce que vous pouvez faire pour pallier à ce soucis est d’épandre du compost (grossier) et des déchets quelconques du jardin potager sur le sol afin de procéder à ce que l’on appelle “le compostage de surface”. Cependant, le problème de l’arrosage restera le même.

      Cependant, épandre uniquement du compost sur le sol n’est pas forcément une bonne idée, puisque que ce que l’on désire c’est de trouver un sol souple, nourrit et sans trop d’adventices au printemps. Le compost va certes “nourrir” le sol pendant un temps, mais il sera à la merci des intempéries et il n’empêchera pas les adventices de pousser. Si vous ne possédez ni carton, ni BRF, vous pouvez toujours décider de faire une culture d’engrais verts pendant l’hiver. Cela permettra de le protéger et de stimuler la vie du sol. Au printemps vous n’aurez qu’à fauchez les engrais verts, ou les écraser (moins conseillez puisque cela va tasser votre sol).

      En permaculture on essaye de fuir (autant que possible bien sûr), les prescriptions et les “il faut faire ça comme ça”. Prenez en compte les avantages et les inconvénients de chaque solution qui s’offre à vous, et essayer de faire au mieux en fonction de votre contexte et de vos envies.

      Cependant, si vous souhaitez mon point de vue personnel, j’aurai tendance à vous conseiller ces 3 solutions dans l’ordre d’importance :

      -BRF (dure longtemps, permet de nourrir les champignons, protège efficacement le sol et son épandage en automne vous permet de ne pas subir ce que l’on appelle “la faim d’azote”)
      -les engrais verts (permettent de nourrir la vie du sol en l’occupant, il permet de produire de la matière qui sera, au printemps, du mulch, et les racines nourriront pas mal de micro-organismes dans le sol. Cependant cela vous demandera la tâche de les faucher)
      -le carton (une solution très simple, très économique, extrêmement rapide et efficace. Mais cela ne nourrit pas le sol, à combiner avec du compost et du compostage de surface. Attention aux imprimés et aux cartons traités contre les insectes).

      J’espère que cette réponse vous apportera satisfaction, à très vite dans un autre commentaire. 😉

  9. Merci beaucoup pour tout ces conseils. Malheureusement, je n’ai pas pour l’instant un terrain suffisamment grand pour donner 40 m² à chacune de mes poules (j’ai une dizaine de poules sur 200 m² environ). J’ai mis en place une méthode que je trouve concluante : planter du maïs dans leur parcours pour leur proposer un lieu où se cacher, se nourrir, se divertir. Lorsque le maïs est suffisamment haut, je leur laisse l’accès libre.

    Cette méthode est issue du livre “Elever les poules en agriculture biologique” de Monique Bestman.

    Pour la paille, j’en récupérer dans un centre équestre à côté de chez moi, c’est bien-sûr moins commode que d’avoir deux chevaux sur son propre terrain.

    En tout cas, le résultat sur le potager est positif, bien meilleur que la terre à nue.

    Concernant la forêt-jardin, si tu as de la documentation à me conseiller, je suis preneur.

    1. Salut Gaëtan. Il y a beaucoup de chose à dire sur ce système.
      Concernant l’agriculture, avoir un élevage en même temps que des cultures est une plutôt bonne idée. Cela créé une boucle pour la gestion des sols etc. Comme les poules qui fournissent des oeufs ou de la paille enrichie en azote. Les chevaux qui fournisse du crottin. Etc. 🙂
      Il y a, bien sûr, beaucoup d’autres interactions possibles entre les animaux et certaines cultures, mais cela prendrai beaucoup de temps à détailler. J’écrirai peut être un article dessus dans quelques temps. 🙂

      1. Les animaux… C’est l’un de mes points de blocage dans un projet d’élevage. Chez moi, les poules finissent toutes de leur belle mort.
        Je ne suis pas certain qu’une telle exploitation soit viable.

        1. Concernant la viabilité d’une telle exploitation, cela dépends de plusieurs facteurs. L’investissement de base (pour la superficie du terrain surtout) et les animaux voulus.

          Une basse-cour est très facilement concevable. Et pour peu que l’on veille à ne pas avoir trop d’animaux par rapport à la superficie allouée ils peuvent, à terme, s’alimenter en très grande partie des produits présents directement dans la ferme.

          Comme exemple : le poulailler ouvert sur le verger (avec haie) et/ou la forêt jardin. Les poules se nourriront de tous les insectes qu’elles trouveront dans le lieu, des plantes seront plantées pour les nourrir (maïs etc). Elles se nourriront aussi des fruits (pourris ou non) tombés au sol. En échange elle te fourniront de la paille enrichie en fiente (très riche en azote). À noter que les poules te fourniront aussi, et surtout, des oeufs. Qui te permettront, une fois vendus, d’acheter les graines pour les plantes qui serviront à les nourrir et à acheter le reste de nourriture qu’il manquera (céréales par exemple). Afin que la gestion de la basse cours soit la moins chère possible.

          Pour les autres animaux c’est un peu plus compliqué au niveau de la balance. Mais deux vieux chevaux (pas un, il n’irait pas bien psychologiquement et cela pourrait conduire à des problèmes), ou ânes, par exemple pourrait te fournir pas mal de crottins. À noter : les autres dépenses que cela peut occasionner, surtout dans le cas de plus gros animaux que des poules.

          Je pense que les poules est le meilleur choix pour commencer. Il est facile de créer des interactions entre elle et les autres éléments de la ferme (un des principes clés du jardinage en permaculture) : poule – verger – forêt jardin – mulch – oeufs – préparation de terrain – etc. On compte par exemple 30 à 40 m2 par poule (pour qu’elles soient bien à l’aise). Mais il ne s’agit pas de leur donner autant d’espace nu, cela serait inutile. Tu peux compter ta forêt jardin / verger comme faisant parti de cet espace si elles y ont tout le temps accès.

          Après il faut aussi avoir en tête que des animaux ce n’est pas forcément obligatoire, et de gros animaux encore moins. Même s’il est relativement aisé d’avoir quelques poules. Une dizaine peut être suffisant pour commencer si tu peux leur offrir l’espace nécessaire dont elles ont naturellement besoin (pour ne pas te retrouver avec un sol à nu, des poules malades et avoir assez de ressources naturelles pour les nourrir).

          Les poules ne sont qu’un exemple, mais je ne pense pas que cela mette forcément en péril la viabilité d’un projet. Au contraire d’ailleurs, tu amènes un agent qui va faire énormément de travail pour toi. Si tu as bien réfléchi à son implémentation dans ton système.

          Par ailleurs, du moment que c’est bien pensé en amont, il est facile de fournir de la nourriture aux poules. J’ai par exemple planté beaucoup de choses dans le poulailler. Cela ne prends pas énormément de place puisque tout ce développe à 50cm du sol environ (groseillers, cassis, pêcher, kiwi, vignes dont elles raffolent). Cela ne leur fournira pas toute leur nourriture, loin de là, mais c’est appréciable pour elle : cela leur apporte des vitamines et autres éléments indispensables à leur santé, trop souvent oublié, sans oublier l’ombre que cela leur créer et la biodiversité que cela attire. Mais cela est aussi profitable pour nous les êtres humains : on peut en effet récolter des petits fruits situés en hauteur (ceux qui n’ont pas été mangé par les poules).

  10. Bonjour Heikel et Merci pour cet article qui va me permacultiver,

    Une petite question cependant : j’habite dans le sud de la France, pas loin des côtes varoises. Ma maison, je l’ai choisie en fonction du jardin et de ce que je pourrai y faire pousser. Mais après quelques été d’observation, je me retrouve face à une espèce ultra-envahissante : La fourmi d’argentine.
    Et la je me retrouve un peu dans l’impasse : je ne veux utiliser aucun produit chimique et ces petites bestioles ravagent tout… impossible de manger une fraise ou un melon, elles me “pèlent” la base des pieds de tomates, elles ont exterminé toute autre espèce de fourmi et déciment les autres insectes…
    Auriez-vous une petite idée ?

    1. Bonjour et merci pour le commentaire !

      Pour être honnête je ne connaissais pas du tout cette espèce invasive. Il faudrait regarder si elles n’ont pas de prédateurs naturels. Ce serait effectivement la solution la plus pérenne et que l’on pourrait conseiller en suivant les principes de la permaculture. Si vous vous lancez dans l’extermination de chaque fourmilière elles reviendraient peut-être rapidement. Par ailleurs, je vous conseille aussi de regarder sur internet comment font les paysans et les jardiniers du lieu d’origine de cette espèce (l’Argentine j’imagine). Ils ont du développer des techniques spéciales.

      1. Merci de votre réponse… en effet, je me suis documenté encore et encore…
        En argentine, elles ne posent pas de souci car elles ont un prédateur naturel (une mouche apparemment)… mais chez nous… rien ne les arrête !
        Si vous ne les connaissez pas, c’est sans doute que vous habitez au Nord de Montélimar… elles ont une “super colonie” qui s’étend du Portugal (fin des années 70) jusqu’à l’Italie (de nos jours). Avec le réchauffement climatique, les scientifiques commencent à s’inquiéter très sérieusement de la voir remonter vers le Nord…
        Mais pour revenir à la permaculture, je me dis que peut-être que la culture sur butte va les re-butter…

        Plaisanteries mises à part, bravo et merci pour votre site !

        1. Maintenant que vous le dites, je me souviens en avoir entendu parlé dans un documentaire il y a quelques années.
          Le problème des espèces invasives, les prédateurs mettent du temps à, soit arriver aussi, soit à se développer dans l’écosystème présent déjà.

          Merci pour le compliment, j’essaye de proposer des articles autour de la permaculture aussi intéressants et qualitatifs que possible. Je pense que je m’en approche vu les jolis commentaires que j’ai en ce moment.

          Et surtout, bon courage avec ces fourmis…

  11. bonjour, sur vos conseils je viens vous exposer mon problème ici.J’ai depuis peu un jardin et m’ emploie à faire un petit potager hors il y a une plante, que mes voisins appelle mauvaise herbe qui s’appelle la renouée du japon qui pousse et parait il est très envahissante(un peu comme le bambou), effectivement je vois des pousses qui pointent leur nez au milieu du potager;Mais en permaculture on ne considère pas si j ai bien compris qu une herbe soit forcément mauvaise, donc ma question: cette renouée du japon est elle a supprimer et comment?, n’a t elle aucune utilité? ou je la laisse tout simplement vivre tranquille ? merci

    1. Bonjour Martine !

      Effectivement, en permaculture on essaye toujours de voir les choses sous un angle différent. Dans le sens où l’on essaye de voir ce que l’on considérait de prime abord comme un “désavantage” ou un “inconvénient” ne serait pas le contraire. Et comment retourner la situation afin de lui faire une place dans le design. Cela s’applique totalement aux plantes sauvages.

      Cependant, la renouée du Japon est une plante envahissante et surtout invasive en Europe et en Amérique. Dans les biotopes où elle croît rapidement, elle a une impact fort sur la biodiversité (amphibiens, oiseaux etc en pâtissent).

      Je vous invite d’abord à vous demander, dans quelle mesure la renouée du Japon est-elle envahissante dans votre jardin potager. Si elle l’est beaucoup trop et que vous vivez non loin de lieu naturels (comme des points d’eau), il pourrait être intéressant d’essayer de l’enlever au maximum. Cependant, si sa présence ne vous déplaît pas outre mesure et qu’elle est plutôt discrète (pas beaucoup développée depuis plusieurs années), vous pourriez en profiter pour l’utiliser et lui faire une place.

      Dans ce cas, et seulement si l’impact ne serait pas négatif au final, vous pourriez, à dessein, lui laisser la place qu’elle s’est faite dans votre jardin potager. 😉

      Quelques idées d’utilisations :
      -la renouée du Japon est une plante comestible (l’occasion de lutter contre son développement tout en profitant pour en manger). Je précise de bien faire attention avec les plantes sauvages : il faut être certains qu’il s’agisse bien de la plante en question avant d’essayer d’en goûter.

      -en mulch : la renouée du Japon à tendance à bouturer très facilement, donc essayez de faire sécher les tiges avant de les poser sur la terre de votre jardin. Directement dans vos allées, ou sur votre mulch déjà en place, peut s’avérer une bonne idée pour s’assurer qu’elle ne prolifère pas plus encore. 😉

      Ces deux solutions pourront permettre de lutter contre son développement tout en l’utilisant (notamment le mulch). Cependant, si elle venait à être trop envahissante, et qu’elle risque d’envahir les espaces naturels proches de chez vous : sachez qu’il est très difficile de l’ôter complètement. Pour ce faire, il faut bien enlever les racines en place. 😉

      J’espère vous avoir apporté quelques éléments de réponses !

      À bientôt,
      Heikel 🙂

      1. Bonjour, la renouée pousse sen présence de métaux lourds ou en présence d’eau ferrugineuse. ses conditions lève la dormance de la plante. Sa présence à pour but d’assainir le sol, donc plus vous la couperez plus elle repoussera. c’est pour cela qu’on en voit beaucoup le long des rivères et cours d’eau car l’eau est polluée. Gerard Ducerf explique bien cela.

  12. bonjour
    je loue un petit jardin mais je n’ai pas préparé le terrain cet automne, mon voisin, croyant bien faire a retourné la terre, donc pas besoin de desherber, et je voudrais commencer à planter des légumes..;comment je dois m’y prendre? est ce que je fais mes plantations et je mets un paillis par dessus?et composter en surface dessous pour “nourrir” la terre? suis un peu perdue et je ne sais pas quoi commencer! help! merci

    1. Bonjour Martine !

      C’est souvent le problème lorsque l’on passe derrière quelqu’un d’autre dans un jardin potager, les façons de jardiner sont rarement identiques. Il n’y a pas particulièrement de recette magique mais je vais vous partager mon approche personnelle. Effectivement, mettre un mulch et faire un compost de surface me semble être de bonnes idées pour commencer à relancer la machine.

      Concernant le mulch (et non paillis, car il peut-être composé d’autres matières organiques que la paille), je pense que la paille est sans doute ce que vous trouverez le plus facilement. Si vous avez la chance d’avoir une forêt non loin de chez vous, n’hésitez pas à prendre des feuilles sur le sol. Cela nourrira votre sol et apportera beaucoup de micro-organismes à votre jardin potager. Cependant, attention à le faire dans le respect de la nature. Essayez d’en prélever un peu partout plutôt que mettre la terre à nue sur plusieurs mètres. Vous pourrez mettre une quantité de mulch assez grande. Pour avoir plus d’idée vous pouvez jeter un oeil à l’article sur le mulch : le mulch, qu’est-ce que c’est et comment le mettre en place au jardin potager ?

      Une fois cette base mise en place (la protection du sol avec une couche de mulch), n’hésitez pas à enrichir votre terre. Pour moi il s’agit plus de nourrir toute la faune et les champignons présents sur votre terre et dans celle-ci. Pour rappel, les organismes de surfaces sont responsables de 80% du vide à la surface de la terre, ils permettent donc d’augmenter rapidement la porosité de votre sol : d’en faire un joli couscous quoi ! 😉

      Pour nourrir tout ce beau monde, le compostage de surface est un moyen intéressant : le compostage de surface. Cependant il ne s’agit que d’une manière parmi d’autres. Vous pouvez aussi mettre en place du crottin de cheval (pas trop pour éviter l’excès d’azote). Mais pour les cultures qui vont arriver rapidement, je ne le conseille pas forcément.

      Une autre chose à ne pas négliger : le pouvoir des plantes. Il est un peu tard pour semer des fèves, mais rien ne vous empêche d’en planter avec des petits pois et des laitues. Leurs racines vont décompacter le sol et l’enrichir. (Veillez à laisser les racines dans le sol lorsque vous récolterez les plantes et à replacer sur le mulch tout ce dont vous ne vous servirez pas.)

      Le plus important dans cette affaire, c’est que vous vous fassiez plaisir et que vous respectiez une règle très basique : avoir un sol couvert avec de la matière qui nourrit les organismes qui vont l’enrichir et l’aérer.

      Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas ! 😉

    1. Salut Jean Claude !

      Merci beaucoup pour ce partage, ça me fait très plaisir ! J’espère que ça pourra aider plus de gens à connaître la permaculture ! 🙂

    1. Merci pour le retour ! J’ai essayé de donner les conseils de bases sans chercher à faire quelque chose d’exhaustif. Mais si ça donne cette impression c’est génial.

      J’avoue que je ne sais pas quand je vais l’écrire, j’ai déjà pas mal d’articles de jardinage et de permaculture prévus. Mais je ferai ce tuto pour la construction d’un hôtel à insectes au plus vite !

      À bientôt 🙂

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