Au jardin potagerPermaculture

7 conseils pour commencer un jardin en permaculture [1/2]

Dans cet article je partage avec vous 7 conseils permaculture pour commencer un jardin potager en permaculture. Je reprends et je complète dans cet article les conseils que je vous avais donné à l’occasion du défi permaculture.

Je reçois fréquemment des demandes concernant des questions sur la mise en place d’un jardin potager en permaculture pas à pas, comme :

  • Comment commencer un jardin en permaculture pas à pas ?
  • Comment débuter / commencer en permaculture pas à pas ?
  • Comment faire de la permaculture ?
  • Comment débuter un jardin potager en permaculture pas à pas ?
  • Etc, etc.

C’est pourquoi je vous avais proposé, sur les réseaux sociaux ( et ), une série de conseils généraux en permaculture. Des conseils que je voulais un peu dans la mouvance du « permaculture pour les nuls » (même si je n’ai pas utilisé cette expression que je n’aime pas trop). Je vous invite donc à voir ces conseils comme des conseils permaculture pour débutants. Ils ne sont donc pas adaptés à des contextes précis, mais adaptés à tous les milieux, contextes, endroits, régions, climats etc. Ces conseils permaculture avaient eu un plutôt bon accueil, et j’ai aussi reçu des demandes pour que je les reprenne dans un article sur le site Jardiner Futé afin que vous puissiez tous y avoir accès. Mais je ne vais pas me contenter de vous les ré-écrire ici. Je vais aussi les détailler et vous donner, quand je le peux, des indications précises et des conseils permaculture plus poussés, mais toujours centrés sur la permaculture au potager. Ces conseils seront donc adaptés à la grande majorité des situations et des façons de jardiner (bio), vous pourrez donc piocher dedans en essayant de les appliquer dans leur globalité tout en les personnalisant.

 

Cet article est le premier d’une série de 2 articles concernant les conseils pour commencer un jardin potager en permaculture. Je vous conseille d’ouvrir le deuxième dans un autre onglet pour le lire à la suite de celui ci, ils sont totalement complémentaires : 7 conseils pour commencer un jardin en permaculture [2/2].

 

Maîtriser les bases de la permaculture

J’invite toujours les personnes à se demander ce qu’est la permaculture lorsque je reçois des questions sur cette dernière ou lorsque je reçois des questions de débutants qui demandent des conseils sur leur jardin potager (ou ce que je pense de telle ou telle technique). Je vous invite donc à faire l’exercice, essayer d’exprimer clairement ce qu’est la permaculture. C’est parfois important de se demander quelles sont nos bases. Une des meilleurs techniques pour voir si vous connaissez quelque chose est de l’expliquer à quelqu’un, et d’essayer d’en donner une définition simple et compréhensible par le plus grand nombre.

Est-ce que vous êtes capable de donner la définition de la permaculture ? Si vous n’en êtes pas capable, pas de problème, ça arrive à tout le monde, et on débute tous quelque part !  Voilà un article que j’ai écrit à cet effet, vous y trouverez une définition de la permaculture, mais aussi des explications un peu plus poussées et très intéressantes : la permaculture, qu’est-ce que c’est ? Cet article, comme le présent article, a pour but d’éclairer les débutants en permaculture, de rappeler les bases aux jardiniers familiers à la permaculture et de présenter les choses sous un angle nouveau pour d’autres. Que vous soyez débutant ou avancé, lisez ces quelques conseils permaculture et partagez nous votre expérience en commentaire sous l’article, cela profitera à tous ! 😉

Pour faire simple, voici une définition succincte de ce qu’est la permaculture (sans rentrer dans les détails et en tâchant de nous concentrer sur son application au jardinage). Imaginez la permaculture comme une boîte à outils. Une boîte à outils qui aide à prendre exemple sur la nature pour créer des milieux les plus autonomes, durables et résilients possible. Vous vous doutez bien que ce n’est pas seulement applicable au jardin ou à l’agriculture. Prendre son temps, observer et comprendre sont des principes clefs, mais nous allons voir tout ça dans les conseils permaculture orientés jardinage, afin de pouvoir commencer un jardin en permaculture pas à pas. Ou alors se convertir et débuter, pas à pas, à la permaculture dans votre pratique du jardinage.

 

Conseil permaculture 1 • Observation & Compréhension

Il y a plusieurs principes de bases en permaculture qu’il faut avoir en tête pour créer un lieu aussi résilient que possible. Si vous n’êtes pas familier avec la notion de résilience, jetez un oeil au conseil permaculture 3.  Mais l’un d’entre eux est vraiment essentiel. C’est l’observation. De ce dernier principe permaculturel découle quasiment tous les autres. Et notamment son corollaire, la compréhension. Observation et compréhension sont un peu les mamelles de la permaculture si vous voulez ! 😉

En effet, les principes de base pour jardiner de façon naturelle, que ce soit en permaculture ou pas, sont de prendre le temps d’observer son jardin et de comprendre ce qui se passe avant de chercher à intervenir. Y a-t-il des pucerons sur une de vos plantes au jardin ? Cherchez s’il n’y aurait pas quelques coccinelles en plein festin. Ces dernières géreront la situation bien mieux qu’aucun pesticide ne le ferait ou qu’aucune intervention humaine ne le ferait. Alors oui, cela peut prendre un peu de temps, mais qu’il est agréable de s’ôter des soucis de la tête et de laisser “la nature” s’occuper de tous ces problèmes (qui sont en fait des déséquilibres). Les coccinelles mettront peut-être quelques jours, même quelques semaines à gérer cette invasion de pucerons, mais une fois les coccinelles installées, croyez bien que ces dernières vont se reproduire et pondre leurs oeufs sur les plants infestés. Afin de s’installer et donc de gérer la situation durablement.

 

Pucerons, coccinelle et fourmi

 

Si vous interveniez, que se passerait-il ? Les pucerons ne seraient certainement plus un problème, encore que, il se peut qu’ils reviennent rapidement. Donc plus de pucerons, mais lorsqu’ils reviendront vous devrez, à nouveau, traiter vos plantes. Je ne parle même pas de la toxicité de certains produits phytosanitaires. Mais l’intervention pourrait-être faite avec des produits “sains” comme des purins, que la logique resterait la même. Cela vous contraint à devoir intervenir encore et encore si vous choisissez cette voie.

Le propos n’est pas non-interventionniste, enfin pas totalement. Prenons un exemple, vous êtes maraîcher et vous devez produire une quantité X de production agricole. Si vous avez des insectes ou animaux “ravageurs” en grand nombre et que cela peut mettre en péril une récolte il faut peser le pour et le contre. Mais il n’y a aucun doute que les lecteurs avisés que vous êtes sauront faire la part des choses. Il ne s’agit pas de ne jamais intervenir, et de critiquer toutes les personnes qui interviennent dans leur jardin potager, mais de savoir quand le faire.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   {livre} Permaculture - Guérir la terre, nourrir les Hommes

 

Conseil permaculture 2 • Les adventices

Avez-vous remarqué la propension qu’on les gens qui ne connaissent pas certaines choses à les appeler avec des mots pleins de méfiance ? La méconnaissance amène à la peur et au rejet, voire à l’antipathie et parfois, dans les cas les plus extrêmes à la haine. Que ce soit dans la société ou au fin fond du jardin potager…

Dans le cas des adventices, on les appelle plantes indésirables, mauvaises herbes… Ce sont des plantes qui poussent sur le lieu de culture sans que nous les ayons plantées ou semées. Mais finalement, dans la plupart des contextes, cela relève d’une méconnaissance. Souvent, ces plantes indésirables sont comestibles, médicinales ou possèdent des propriétés intéressantes pour le jardin potager. Il s’agit seulement d’apprendre à reconnaître ces plantes comme faisant partie intégrante de l’écosystème dans lequel s’inscrit notre jardin potager. Et même si la plante ne présente aucune de ces caractéristiques, certains animaux se nourrissent de ces plantes que ce soit des auxiliaires ou non, cela est intéressant à de nombreux égards. Pour ne citer que deux cas de figure :

  • Si la plante en question est mangée par un auxiliaire du jardinier : cette plante attirera l’animal en question, et cela vous apportera des animaux intéressants  qui présentent des comportements intéressants pour vous.

 

  • Si la plante est au contraire mangé par un ravageur : au risque d’en surprendre plus d’un, cela aussi est bénéfique. La plante pourrait même être considérée comme un organisme auxiliaire. Car au lieu de manger les légumes du potager, ces “ravageurs” (qui n’en sont pas fondamentalement) mangeront l’adventice. Et le temps que ces “ravageurs” se délectent la plante que vous ne vouliez pas laisser en place, des prédateurs de ces derniers viendront s’installer dans votre jardin. Vous épargnant ainsi la tâche de : 1. désherber l’adventice / 2. chercher une solution aux “ravageurs” qui s’attaquent aux beaux légumes de votre jardin potager / 3. chercher à accroître la biodiversité de votre jardin. Tout ça, en laissant des adventices pousser dans votre jardin.

Astuce à mettre en place : avant d’arracher ou de couper une plante au jardin potager, cherchez à connaître ne serait-ce que le nom de la plante en question. Peut-être qu’il s’agit d’une plante comestible ou une plante riche que vous pourrez utiliser en mulch ? Peut-être même qu’elle nourrit des auxiliaires du jardin potager, et ainsi elle serait elle même un organisme auxiliaire. Elle est pas belle la vie ? 😉

 

Conseil permaculture 3 • Résilience & Biodiversité

En jardinage naturel, et plus encore en permaculture, on essaye d’augmenter les interactions dans un milieu. Que cela soit entre les interfaces de plusieurs milieux différents, comme la lisière d’un bois, les prairies, un étang ou même le potager plus classique !

Ça permet d’augmenter la résilience d’un milieu. Si vous avez déjà lu quelques uns de mes articles vous savez que la notion de résilience me plaît énormément. Mais en quoi cela consiste ? La résilience est la capacité d’un milieu ou d’un objet au sens large à surmonter un problème et à revenir à la situation initiale ou évoluer vers une situation plus avancée.

À titre de comparaison, on nous bassine l’esprit depuis des décennies avec la notion de crise. Or, une crise est un état “critique” après lequel, si on arrive à le surpasser, on revient à l’état initial. Ce qui n’est pas le cas, nous vivons des mutations sociétales. C’est une notion que l’on peut retrouver dans les livres d’Albert Jacquard, comme quoi, la permaculture, c’est vraiment partout ! D’ailleurs, la biodiversité est certainement le moyen le plus efficace pour tendre vers cet idéal de résilience (qui est dur atteindre totalement, il faut être honnête).

 

herisson jardiner futé blog jardinage bio permaculture
Un hérisson du jardin potager que j’ai eu la chance de croiser un soir d’été ! Un auxiliaire indéniable qui se régale de limaces et autres gastéropodes !
Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   Comment gérer les ravageurs au jardin grâce aux auxiliaires

 

Conseil permaculture 4 • Autonomie du système

Gardez en tête qu’à chaque fois que vous faites quelque chose au jardin, l’action que vous avez fait remplace un intermédiaire naturel, ou pourrait être remplacée par un intermédiaire dans la nature. Autrement dit, et cela rejoint le premier point de cette liste, à chaque fois que vous intervenez pour gérer un déséquilibre au jardin potager vous remplacez un intermédiaire, comme un auxiliaire. Mais cela entraîne un cercle vicieux, si vous remplacez un auxiliaire, ce dernier n’a ni le temps ni de raisons de venir s’installer dans votre jardin potager ou votre exploitation maraîchère.

Pour être plus clair encore, si vous tuez la source de nourriture d’un auxiliaire, ce dernier ne va pas venir dans votre jardin pour vos beaux yeux. Et ce, même si vous avez un magnifique hôtel à insectes. Avant de vouloir tuer un organisme que vous pensez être un ravageur, essayer de repérer les auxiliaires qui sont déjà peut-être en plein travail. 😉

 

Conseil permaculture 5 • Offrir le gîte à la biodiversité

hôtel à insectes conseils
L’hôtel à insectes de la maison derrière la moutarde et la phacélie

Pour accroître la biodiversité de votre milieu (jardin ou autre) vous avez plusieurs astuces que nous allons voir. Mais avant cela voyons comment les faire rester. Pour ce faire vous avez une solution tout en un ; l’hôtel à insectes. Pour construire un hôtel à insectes, n’utilisez pas du bois traité. Le mieux est de choisir du bois naturel. Évitez aussi de mettre du vernis ou autre qui pourrait être nocif pour les insectes. C’est très facilement réalisable et j’ai réalisé le mien gratuitement, en utilisant seulement de la matière première recyclée. Choisissez donc des matériaux recyclés, pas besoin de dépenser 50€ à la jardinerie du coin. Je vous partagerai un tutoriel pour en construire un.

Si cet aspect assez artificiel peut déplaire à certains (notamment ceux qui ont du terrain), il faut garder en tête que beaucoup de permaculteurs ou aspirants jardiniers doivent se contenter d’un balcon en ville. D’ailleurs, si vous avez un balcon ou que vous habitez en ville et que vous souhaitez quand même jardiner, voilà quelques astuces très utiles qui vous permettront de devenir un jardinier urbain : 5 idées et astuces pour jardiner en ville.

Pour ceux qui possèdent un grand terrain, voilà quelques conseils intéressants. Vous pouvez créer plusieurs mini-écosystèmes pour héberger des auxiliaires (ou non) dans votre jardin potager. Citons par exemple des tas de vieux bois en train de se décomposer, une haie champêtre, un tas de compost, une mare ou un mulch épais. Chacun de ces abris offrent autant de possibilités d’héberger de nombreux animaux.

 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   5 idées et astuces pour jardiner en ville

 

Conseil permaculture 6 • À manger pour la biodiversité

Vous avez peut-être un hôtel à insectes chez vous qui ne se remplit pas du tout et qui ne sert donc à rien mis à part décorer ? C’est que vous avez, peut-être, oublié l’essentiel : donner une raison valable à ces auxiliaires de nidifier dans ce lieu plutôt qu’un autre. Ils ne risquent pas de fonder leurs petites familles dans un lieu qui ne pourrait leur donner la nourriture nécessaire. C’est pourquoi il faut privilégier l’apport de nourriture aux auxiliaires. Et vous voyez donc où je veux en venir. Si vous tuez les “ravageurs” du jardin, les auxiliaires n’auront plus de source de nourriture et c’est par cela qu’ils sont intéressés.

Si vous devez quand même intervenir, une astuce dans ce cas et de laisser quelques plants sans traitement. Ces plants seront donc toujours attaqués par la maladie ou des ravageurs. Mais les auxiliaires auront la possibilité de trouver de la nourriture dans votre jardin potager/ ferme/ balcon. Et donc de s’installer durablement (autant que possible). De cette façon, lors de la prochaine “attaque”, ces auxiliaires seront directement présents sur le lieu et géreront le problème à la base.

 

Conseil permaculture 7 • Relativiser & Intégration

Les conseils que je vous donne sont assez généraux et sont à adapter à votre situation du moment. Si vous êtes infestés par les pucerons et qu’il n’y a aucune preuve de présence de coccinelles (qui dévorent littéralement un nombre incalculable de pucerons), vous feriez mieux d’intervenir un tant soit peu. Il faut toujours essayer de relativiser les conseils que l’on lit sur internet, car nos situations personnelles sont particulières et presque uniques.

Par ailleurs, cet appel à relativiser marche aussi dans le sens inverse. Beaucoup de jardiniers laissent parler leurs peurs face à des éléments non voulus à la base. Mais c’est une réaction tout à fait normale, à laquelle il faut essayer de répondre de manière constructive.

On a tendance à ne vouloir attirer que des auxiliaires au jardin potager, ou sur un balcon. Mais ce n’est pas forcément la meilleure des attitudes. En effet, les auxiliaires ne seront présents et ne se reproduiront que si leur source de nourriture est présente dans le lieu dit, comme nous l’avons déjà vu. Par exemple, si vous voulez attirer des carabes (qui régulent à merveille les populations de limaces au jardin), il faut accepter d’avoir des limaces durant un temps (en nombre assez élevé parfois). Pour qu’ensuite elles soient régulées directement par leurs prédateurs naturels, comme n’importe quel maillon de la biodiversité d’un écosystème équilibré. 🙂

Pour finir, tous ces animaux, insectes ou plantes que l’on considère comme ravageurs ou nuisibles ont souvent des intérêts et des rôles importants et mêmes méconnus. Par exemple, les limaces et les escargots sont extrêmement importants dans le processus de recyclage de la matière organique et de la formation des sols. Ce à quoi chaque jardinier devrait prêter l’oreille vous ne pensez pas ? Si cette approche permaculturelle (voire naturelle) du jardin vous intéresse, je ne saurais que vous conseiller de lire ce livre Mon potager au naturel“, dans lequel l’auteur revient sur les éléments à prendre en compte pour avoir un jardin potager équilibré, riche et fertile.

 

 

Mon potager au naturel de Gilles Dubus.

 

J’espère que cette liste de conseils permaculture vous a plu, si vous avez des questions n’hésitez pas à les poser en commentaire sous l’article, je répondrai à chacun d’entre-vous.

Et surtout, n’oubliez pas de partager cet article ! 😉

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30 réflexions au sujet de « 7 conseils pour commencer un jardin en permaculture [1/2] »

    1. Merci pour le retour ! J’ai essayé de donner les conseils de bases sans chercher à faire quelque chose d’exhaustif. Mais si ça donne cette impression c’est génial.

      J’avoue que je ne sais pas quand je vais l’écrire, j’ai déjà pas mal d’articles de jardinage et de permaculture prévus. Mais je ferai ce tuto pour la construction d’un hôtel à insectes au plus vite !

      À bientôt 🙂

    1. Salut Jean Claude !

      Merci beaucoup pour ce partage, ça me fait très plaisir ! J’espère que ça pourra aider plus de gens à connaître la permaculture ! 🙂

  1. bonjour
    je loue un petit jardin mais je n’ai pas préparé le terrain cet automne, mon voisin, croyant bien faire a retourné la terre, donc pas besoin de desherber, et je voudrais commencer à planter des légumes..;comment je dois m’y prendre? est ce que je fais mes plantations et je mets un paillis par dessus?et composter en surface dessous pour “nourrir” la terre? suis un peu perdue et je ne sais pas quoi commencer! help! merci

    1. Bonjour Martine !

      C’est souvent le problème lorsque l’on passe derrière quelqu’un d’autre dans un jardin potager, les façons de jardiner sont rarement identiques. Il n’y a pas particulièrement de recette magique mais je vais vous partager mon approche personnelle. Effectivement, mettre un mulch et faire un compost de surface me semble être de bonnes idées pour commencer à relancer la machine.

      Concernant le mulch (et non paillis, car il peut-être composé d’autres matières organiques que la paille), je pense que la paille est sans doute ce que vous trouverez le plus facilement. Si vous avez la chance d’avoir une forêt non loin de chez vous, n’hésitez pas à prendre des feuilles sur le sol. Cela nourrira votre sol et apportera beaucoup de micro-organismes à votre jardin potager. Cependant, attention à le faire dans le respect de la nature. Essayez d’en prélever un peu partout plutôt que mettre la terre à nue sur plusieurs mètres. Vous pourrez mettre une quantité de mulch assez grande. Pour avoir plus d’idée vous pouvez jeter un oeil à l’article sur le mulch : le mulch, qu’est-ce que c’est et comment le mettre en place au jardin potager ?

      Une fois cette base mise en place (la protection du sol avec une couche de mulch), n’hésitez pas à enrichir votre terre. Pour moi il s’agit plus de nourrir toute la faune et les champignons présents sur votre terre et dans celle-ci. Pour rappel, les organismes de surfaces sont responsables de 80% du vide à la surface de la terre, ils permettent donc d’augmenter rapidement la porosité de votre sol : d’en faire un joli couscous quoi ! 😉

      Pour nourrir tout ce beau monde, le compostage de surface est un moyen intéressant : le compostage de surface. Cependant il ne s’agit que d’une manière parmi d’autres. Vous pouvez aussi mettre en place du crottin de cheval (pas trop pour éviter l’excès d’azote). Mais pour les cultures qui vont arriver rapidement, je ne le conseille pas forcément.

      Une autre chose à ne pas négliger : le pouvoir des plantes. Il est un peu tard pour semer des fèves, mais rien ne vous empêche d’en planter avec des petits pois et des laitues. Leurs racines vont décompacter le sol et l’enrichir. (Veillez à laisser les racines dans le sol lorsque vous récolterez les plantes et à replacer sur le mulch tout ce dont vous ne vous servirez pas.)

      Le plus important dans cette affaire, c’est que vous vous fassiez plaisir et que vous respectiez une règle très basique : avoir un sol couvert avec de la matière qui nourrit les organismes qui vont l’enrichir et l’aérer.

      Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas ! 😉

  2. bonjour, sur vos conseils je viens vous exposer mon problème ici.J’ai depuis peu un jardin et m’ emploie à faire un petit potager hors il y a une plante, que mes voisins appelle mauvaise herbe qui s’appelle la renouée du japon qui pousse et parait il est très envahissante(un peu comme le bambou), effectivement je vois des pousses qui pointent leur nez au milieu du potager;Mais en permaculture on ne considère pas si j ai bien compris qu une herbe soit forcément mauvaise, donc ma question: cette renouée du japon est elle a supprimer et comment?, n’a t elle aucune utilité? ou je la laisse tout simplement vivre tranquille ? merci

    1. Bonjour Martine !

      Effectivement, en permaculture on essaye toujours de voir les choses sous un angle différent. Dans le sens où l’on essaye de voir ce que l’on considérait de prime abord comme un “désavantage” ou un “inconvénient” ne serait pas le contraire. Et comment retourner la situation afin de lui faire une place dans le design. Cela s’applique totalement aux plantes sauvages.

      Cependant, la renouée du Japon est une plante envahissante et surtout invasive en Europe et en Amérique. Dans les biotopes où elle croît rapidement, elle a une impact fort sur la biodiversité (amphibiens, oiseaux etc en pâtissent).

      Je vous invite d’abord à vous demander, dans quelle mesure la renouée du Japon est-elle envahissante dans votre jardin potager. Si elle l’est beaucoup trop et que vous vivez non loin de lieu naturels (comme des points d’eau), il pourrait être intéressant d’essayer de l’enlever au maximum. Cependant, si sa présence ne vous déplaît pas outre mesure et qu’elle est plutôt discrète (pas beaucoup développée depuis plusieurs années), vous pourriez en profiter pour l’utiliser et lui faire une place.

      Dans ce cas, et seulement si l’impact ne serait pas négatif au final, vous pourriez, à dessein, lui laisser la place qu’elle s’est faite dans votre jardin potager. 😉

      Quelques idées d’utilisations :
      -la renouée du Japon est une plante comestible (l’occasion de lutter contre son développement tout en profitant pour en manger). Je précise de bien faire attention avec les plantes sauvages : il faut être certains qu’il s’agisse bien de la plante en question avant d’essayer d’en goûter.

      -en mulch : la renouée du Japon à tendance à bouturer très facilement, donc essayez de faire sécher les tiges avant de les poser sur la terre de votre jardin. Directement dans vos allées, ou sur votre mulch déjà en place, peut s’avérer une bonne idée pour s’assurer qu’elle ne prolifère pas plus encore. 😉

      Ces deux solutions pourront permettre de lutter contre son développement tout en l’utilisant (notamment le mulch). Cependant, si elle venait à être trop envahissante, et qu’elle risque d’envahir les espaces naturels proches de chez vous : sachez qu’il est très difficile de l’ôter complètement. Pour ce faire, il faut bien enlever les racines en place. 😉

      J’espère vous avoir apporté quelques éléments de réponses !

      À bientôt,
      Heikel 🙂

      1. Bonjour, la renouée pousse sen présence de métaux lourds ou en présence d’eau ferrugineuse. ses conditions lève la dormance de la plante. Sa présence à pour but d’assainir le sol, donc plus vous la couperez plus elle repoussera. c’est pour cela qu’on en voit beaucoup le long des rivères et cours d’eau car l’eau est polluée. Gerard Ducerf explique bien cela.

  3. Bonjour Heikel et Merci pour cet article qui va me permacultiver,

    Une petite question cependant : j’habite dans le sud de la France, pas loin des côtes varoises. Ma maison, je l’ai choisie en fonction du jardin et de ce que je pourrai y faire pousser. Mais après quelques été d’observation, je me retrouve face à une espèce ultra-envahissante : La fourmi d’argentine.
    Et la je me retrouve un peu dans l’impasse : je ne veux utiliser aucun produit chimique et ces petites bestioles ravagent tout… impossible de manger une fraise ou un melon, elles me “pèlent” la base des pieds de tomates, elles ont exterminé toute autre espèce de fourmi et déciment les autres insectes…
    Auriez-vous une petite idée ?

    1. Bonjour et merci pour le commentaire !

      Pour être honnête je ne connaissais pas du tout cette espèce invasive. Il faudrait regarder si elles n’ont pas de prédateurs naturels. Ce serait effectivement la solution la plus pérenne et que l’on pourrait conseiller en suivant les principes de la permaculture. Si vous vous lancez dans l’extermination de chaque fourmilière elles reviendraient peut-être rapidement. Par ailleurs, je vous conseille aussi de regarder sur internet comment font les paysans et les jardiniers du lieu d’origine de cette espèce (l’Argentine j’imagine). Ils ont du développer des techniques spéciales.

      1. Merci de votre réponse… en effet, je me suis documenté encore et encore…
        En argentine, elles ne posent pas de souci car elles ont un prédateur naturel (une mouche apparemment)… mais chez nous… rien ne les arrête !
        Si vous ne les connaissez pas, c’est sans doute que vous habitez au Nord de Montélimar… elles ont une “super colonie” qui s’étend du Portugal (fin des années 70) jusqu’à l’Italie (de nos jours). Avec le réchauffement climatique, les scientifiques commencent à s’inquiéter très sérieusement de la voir remonter vers le Nord…
        Mais pour revenir à la permaculture, je me dis que peut-être que la culture sur butte va les re-butter…

        Plaisanteries mises à part, bravo et merci pour votre site !

        1. Maintenant que vous le dites, je me souviens en avoir entendu parlé dans un documentaire il y a quelques années.
          Le problème des espèces invasives, les prédateurs mettent du temps à, soit arriver aussi, soit à se développer dans l’écosystème présent déjà.

          Merci pour le compliment, j’essaye de proposer des articles autour de la permaculture aussi intéressants et qualitatifs que possible. Je pense que je m’en approche vu les jolis commentaires que j’ai en ce moment.

          Et surtout, bon courage avec ces fourmis…

    1. Salut Gaëtan. Il y a beaucoup de chose à dire sur ce système.
      Concernant l’agriculture, avoir un élevage en même temps que des cultures est une plutôt bonne idée. Cela créé une boucle pour la gestion des sols etc. Comme les poules qui fournissent des oeufs ou de la paille enrichie en azote. Les chevaux qui fournisse du crottin. Etc. 🙂
      Il y a, bien sûr, beaucoup d’autres interactions possibles entre les animaux et certaines cultures, mais cela prendrai beaucoup de temps à détailler. J’écrirai peut être un article dessus dans quelques temps. 🙂

      1. Les animaux… C’est l’un de mes points de blocage dans un projet d’élevage. Chez moi, les poules finissent toutes de leur belle mort.
        Je ne suis pas certain qu’une telle exploitation soit viable.

        1. Concernant la viabilité d’une telle exploitation, cela dépends de plusieurs facteurs. L’investissement de base (pour la superficie du terrain surtout) et les animaux voulus.

          Une basse-cour est très facilement concevable. Et pour peu que l’on veille à ne pas avoir trop d’animaux par rapport à la superficie allouée ils peuvent, à terme, s’alimenter en très grande partie des produits présents directement dans la ferme.

          Comme exemple : le poulailler ouvert sur le verger (avec haie) et/ou la forêt jardin. Les poules se nourriront de tous les insectes qu’elles trouveront dans le lieu, des plantes seront plantées pour les nourrir (maïs etc). Elles se nourriront aussi des fruits (pourris ou non) tombés au sol. En échange elle te fourniront de la paille enrichie en fiente (très riche en azote). À noter que les poules te fourniront aussi, et surtout, des oeufs. Qui te permettront, une fois vendus, d’acheter les graines pour les plantes qui serviront à les nourrir et à acheter le reste de nourriture qu’il manquera (céréales par exemple). Afin que la gestion de la basse cours soit la moins chère possible.

          Pour les autres animaux c’est un peu plus compliqué au niveau de la balance. Mais deux vieux chevaux (pas un, il n’irait pas bien psychologiquement et cela pourrait conduire à des problèmes), ou ânes, par exemple pourrait te fournir pas mal de crottins. À noter : les autres dépenses que cela peut occasionner, surtout dans le cas de plus gros animaux que des poules.

          Je pense que les poules est le meilleur choix pour commencer. Il est facile de créer des interactions entre elle et les autres éléments de la ferme (un des principes clés du jardinage en permaculture) : poule – verger – forêt jardin – mulch – oeufs – préparation de terrain – etc. On compte par exemple 30 à 40 m2 par poule (pour qu’elles soient bien à l’aise). Mais il ne s’agit pas de leur donner autant d’espace nu, cela serait inutile. Tu peux compter ta forêt jardin / verger comme faisant parti de cet espace si elles y ont tout le temps accès.

          Après il faut aussi avoir en tête que des animaux ce n’est pas forcément obligatoire, et de gros animaux encore moins. Même s’il est relativement aisé d’avoir quelques poules. Une dizaine peut être suffisant pour commencer si tu peux leur offrir l’espace nécessaire dont elles ont naturellement besoin (pour ne pas te retrouver avec un sol à nu, des poules malades et avoir assez de ressources naturelles pour les nourrir).

          Les poules ne sont qu’un exemple, mais je ne pense pas que cela mette forcément en péril la viabilité d’un projet. Au contraire d’ailleurs, tu amènes un agent qui va faire énormément de travail pour toi. Si tu as bien réfléchi à son implémentation dans ton système.

          Par ailleurs, du moment que c’est bien pensé en amont, il est facile de fournir de la nourriture aux poules. J’ai par exemple planté beaucoup de choses dans le poulailler. Cela ne prends pas énormément de place puisque tout ce développe à 50cm du sol environ (groseillers, cassis, pêcher, kiwi, vignes dont elles raffolent). Cela ne leur fournira pas toute leur nourriture, loin de là, mais c’est appréciable pour elle : cela leur apporte des vitamines et autres éléments indispensables à leur santé, trop souvent oublié, sans oublier l’ombre que cela leur créer et la biodiversité que cela attire. Mais cela est aussi profitable pour nous les êtres humains : on peut en effet récolter des petits fruits situés en hauteur (ceux qui n’ont pas été mangé par les poules).

  4. Merci beaucoup pour tout ces conseils. Malheureusement, je n’ai pas pour l’instant un terrain suffisamment grand pour donner 40 m² à chacune de mes poules (j’ai une dizaine de poules sur 200 m² environ). J’ai mis en place une méthode que je trouve concluante : planter du maïs dans leur parcours pour leur proposer un lieu où se cacher, se nourrir, se divertir. Lorsque le maïs est suffisamment haut, je leur laisse l’accès libre.

    Cette méthode est issue du livre “Elever les poules en agriculture biologique” de Monique Bestman.

    Pour la paille, j’en récupérer dans un centre équestre à côté de chez moi, c’est bien-sûr moins commode que d’avoir deux chevaux sur son propre terrain.

    En tout cas, le résultat sur le potager est positif, bien meilleur que la terre à nue.

    Concernant la forêt-jardin, si tu as de la documentation à me conseiller, je suis preneur.

  5. Bonjour, merci beaucoup pour tout ces conseils
    Je désire pour année prochaine me lancer en permaculture par contre j ai lu l article, mais j ai pas compris comment préparer la terre entre du mulch ou. Compost ou cartons ? La j avoue que je suis perdue.

    1. Bonjour Nathalie, bravo pour la conversion à la permaculture ! Vous remarquerez très vite qu’il s’agit surtout de bon sens et de mettre les éléments du jardin en relation. Comme on le dit souvent dans le monde de la permaculture, on fait souvent, plus ou moins, de la permaculture avant de s’en rendre compte. Sans forcément mettre les concepts et les pratiques souvent adoptés en permaculture. 😉

      Concernant votre terre, et la façon de la préparer pour la saison suivante il n’y a pas vraiment de bonnes et de mauvaises manières. Certaines permettront de relancer la machine plus rapidement si vous vous apprêtez à cultiver sur une terre qui a une activité biologique plutôt faible (peu de champignons, de faune et de flore, structure physique médiocre voire mauvaise etc).

      Si c’est le cas, je pense qu’un des meilleurs moyen de préparer sa terre pendant l’automne et l’hivers est l’utilisation de BRF. Si vous pouvez en avoir, je vous conseille d’en mettre une bonne épaisseur sur la terre de votre jardin. Sinon, effectivement, le carton peut s’avérer être une méthode rapide et efficace. Qui a cependant quelques inconvénients comme le fait que la terre ne reste pas forcément humide et qu’elle peut s’assécher. Notez aussi que l’étalage de carton permet de trouver un sol nu quelques mois après, mais qu’il ne nourrit pas le sol (à comprendre : il ne nourrit pas la faune et la flore du sol, ainsi que les champignons). Ce que vous pouvez faire pour pallier à ce soucis est d’épandre du compost (grossier) et des déchets quelconques du jardin potager sur le sol afin de procéder à ce que l’on appelle “le compostage de surface”. Cependant, le problème de l’arrosage restera le même.

      Cependant, épandre uniquement du compost sur le sol n’est pas forcément une bonne idée, puisque que ce que l’on désire c’est de trouver un sol souple, nourrit et sans trop d’adventices au printemps. Le compost va certes “nourrir” le sol pendant un temps, mais il sera à la merci des intempéries et il n’empêchera pas les adventices de pousser. Si vous ne possédez ni carton, ni BRF, vous pouvez toujours décider de faire une culture d’engrais verts pendant l’hiver. Cela permettra de le protéger et de stimuler la vie du sol. Au printemps vous n’aurez qu’à fauchez les engrais verts, ou les écraser (moins conseillez puisque cela va tasser votre sol).

      En permaculture on essaye de fuir (autant que possible bien sûr), les prescriptions et les “il faut faire ça comme ça”. Prenez en compte les avantages et les inconvénients de chaque solution qui s’offre à vous, et essayer de faire au mieux en fonction de votre contexte et de vos envies.

      Cependant, si vous souhaitez mon point de vue personnel, j’aurai tendance à vous conseiller ces 3 solutions dans l’ordre d’importance :

      -BRF (dure longtemps, permet de nourrir les champignons, protège efficacement le sol et son épandage en automne vous permet de ne pas subir ce que l’on appelle “la faim d’azote”)
      -les engrais verts (permettent de nourrir la vie du sol en l’occupant, il permet de produire de la matière qui sera, au printemps, du mulch, et les racines nourriront pas mal de micro-organismes dans le sol. Cependant cela vous demandera la tâche de les faucher)
      -le carton (une solution très simple, très économique, extrêmement rapide et efficace. Mais cela ne nourrit pas le sol, à combiner avec du compost et du compostage de surface. Attention aux imprimés et aux cartons traités contre les insectes).

      J’espère que cette réponse vous apportera satisfaction, à très vite dans un autre commentaire. 😉

  6. Bonjou Heikel,
    Je viens de récupérer 2m2 de terre urbaine, jaune, bien dure et sans vie. Avant de planté quoique ce soit, je veux que des micro organismes et des petites bêtes viennent y vivre (à conditions que les parcelles autour ne soient pas traitées…
    Les autres parcelles ont des fruits et légumes et fleurs mais les terres sembles sans vie. Aucune parcelle ne semble être de la permaculture.
    Je ne sais pas s’il faut retourner la terre?
    Je pense enrichir la terre par du munsh et recouvrir d’écorces d’arbres et attendre jusqu’en mars 2019.
    Qu’en pensez-vous?
    Je reste à l’écoute.
    Merci pour tous les excellents articles.

    1. Bonjour Lieû,

      Ce que je ferais c’est aussi d’épandre un mulch sur le sol, et j’essayerais d’en faire un équilibré au niveau du rapport carbone/azote. En effet, de cette manière le mulch aura une composition proche d’un compost. Et cela lui permettra de se décomposer plus rapidement, et ainsi d’amener plus rapidement une faune et une flore plus diversifiées directement sur le lieu de culture. Vous pouvez aussi y ajouter un compostage de surface (approximativement la même chose) avec es déchets de cuisine directement sous le mulch. N’hésitez pas à mettre en place un mulch assez épais.

      Vous pouvez aussi, si vous avez une forêt non loin, aller y prélever quelques poignées de terre et de les mettre sur la surface de votre parcelle (sous le mulch). Cela amènera pas mal de micro-organismes qui ne se trouvaient sans doute pas dans votre terre. Cependant attention de n’en prélever que quelques poignées, afin de respecter le sol de la forêt.

      Vous pouvez aussi y planter quelques plantes afin d’aérer le sol avec les racines et de nourrir la faune sous le sol une fois que les racines se décomposeront. Je vous conseille notamment des fèves qui peuvent être assez intéressantes et qui n’auront aucun mal à passer à travers un mulch très épais.

      À très vite,
      Heikel

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