Au jardin potagerPermaculture

Biodiversité en permaculture : avoir un jardin durable

Dans cet article nous allons parler de l’équilibre entre les “auxiliaires” et les “ravageurs” (aussi appelés nuisibles ou indésirables), ces êtres vivants qui constituent la biodiversité de nos jardins potagers. Ils nous rendent d’innombrables services.

 

Je vais vous raconter une très courte histoire. Un jour que j’étais au jardin en mars-avril, une belle période pour les plantes sauvages, la personne qui m’accompagnait m’a alors fait remarqué la présence omniprésente d’une herbe sauvage. Il s’agissait de séneçon (peut-être que le nom ne vous dit rien, mais la photo juste en bas devrait vous dire quelque chose). Cette même personne, que j’estime beaucoup, ayant des années de pratique de jardinage m’a dit que nous devrions arracher cette plante et la supprimer du jardin. Ce à quoi je lui ai demandé s’il savait ce qu’était cette plante. Il n’en savait rien. Cela pouvait être une plante comestible qu’il n’en aurait rien su. (Pour le coup, le séneçon n’est pas comestible pour les mammifères.)

Je lui ai alors donné un conseil sous forme de question : “Est-ce que cette plante consistue une gêne, là, tout de suite ? Sinon, je vous conseille de la laisser, d’apprendre à savoir ce qu’il y a à savoir sur elle, et lorsque vous aurez besoin de la place qu’elle occupe actuellement, vous pourrez la couper et l’utiliser comme mulch.” (La plante n’avait pas encore faire de graines.)

Ce jardinier a décidé de suivre mon conseil et il s’avère que de magnifiques papillons (le papillon Goutte-de-sang : Tyria jacobaeae) ont pondu sur les séneçons et leurs chenilles, tout aussi magnifiques, s’en sont nourri jusqu’à qu’il n’en reste plus un seul au jardin en quelques jours. Comme on le dit souvent en permaculture : le problème devient la solution. Au lieu d’avoir passé du temps à désherber cette plante, des chenilles s’en étaient occupées à notre place.

Nous avons gagné du temps, nous sommes épargné des efforts et avons aidé la biodiversité : tout ça en prenant le temps de réfléchir à notre action et de ne finalement rien faire. C’est le chemin que je vous propose aujourd’hui à travers cet article.

senecio vulgaris - séneçon nature
Séneçon commun, une plante très commune

 

Dans cet article, autour de la biodiversité au jardin, nous allons voir :

  • en quoi consiste l’approche des organismes “auxiliaires” et comprendre pourquoi il faut adopter un point de vue plus large pour jardiner de façon apaisée, et non dans une logique de guerre (aux dits “nuisibles”, qui font parti intégrante de la biodiversité, et sans lesquels il n’y aurait pas d’auxiliaires). Travailler avec la nature, et non contre elle. Un point fondamental en permaculture ! La biodiversité est intimement liée à la résilience.
  • comment les “auxiliaires” permettent une gestion durable des “ravageurs” et des maladies qu’ils occasionnent
  • comment attirer des insectes et autres êtres vivants au jardin potager, en ville et même sur un balcon
  • en quoi attirer les auxiliaires, mais aussi des “ravageurs” est d’une importance primordiale au jardin potager
  • pourquoi vouloir créer un équilibre naturel au jardin potager : équilibre entre “auxiliaires” et “ravageurs”/”indésirables” (vous avez d’ores et déjà compris qu’il allait aussi être question de plantes)

 

tas de bois avec de la capucine - biodiversité
J’ai planté deux pieds de capucine autour de ce tas de bois destiné à héberger la biodiversité de mon jardin. Lorsque que les pieds de capucines ont poussés, ils ont recouvert le tas de bois et l’ont protégé du soleil, elles étaient, comme prévu, recouverte de pucerons et ont donc attirés un nombre impressionnant de coccinelles. Vous pouvez aussi voir sur la haut à gauche un pieds de chélidoine (l’herbe à verrues) et en haut à droite de l’ortie qui a permet a des chenilles de se nourrir durant l’été. (Et de la menthe si vous êtes observateur). Les tronçons de bois à divers stades de décomposition permettent aussi de nourrir les champignons du sol et permettent d’offrir de la nourriture et un abris à plusieurs animaux (carabes, cétoines, etc). Lorsque ces derniers seront complètement décomposés, j’aurai une terre riche en humus pour nourrir le sol de mon jardin.

Peut-on parler de ravageurs et auxiliaires  ?

Commençons par un des points les plus important de cet article. Vous avez sans doute remarqué que depuis le début de cet article, les deux mots auxiliaire et ravageur (ou nuisible) sont entre guillemets. Je souhaite en effet vous expliquer en quoi un équilibre naturel entre ravageurs et auxiliaires est préférable à une conception auxiliaires contre ravageurs. Et en quoi, l’appellation ravageurs/auxiliaires est problématique. Effectivement, le titre de cet article est un peu aguicheur, et les plus informés d’entre-vous ont certainement eut les poils qui se sont hérissés à la lecture de ce dernier. J’ai hésité à utiliser ces deux termes et je vais vous expliquer pourquoi.

La pensée prévalente aujourd’hui est qu’il y a dans nos cultures et même dans les milieux naturels (milieux non anthropisés) des êtres vivants à l’action négative que l’ont nomme “ravageurs” ou “nuisibles” et des êtres vivants à l’action positive que l’on nomme “auxiliaires”. Cependant, cela n’est pas justifiable ni sérieusement tenable. La grande majorité des êtres vivants dans nos cultures que ce soit dans un jardin potager ou dans une exploitation agricole ont à la fois des actions que l’ont peut juger de “positives” et de “négatives”. Tout dépend de l’équilibre, ce pourquoi, je préfère utiliser le terme plus englobant de “biodiversité).

 

L’hôtel à insectes du jardin potager au printemps, avec un massif d’ortie juste devant. Un paradis pour la biodiversité. Comme nous allons le voir, il est aussi important de donner à manger à la biodiversité que de lui offrir un abris. Vous pouvez retrouver cette photo sur le compte instagram : Jardiner Futé en permaculture.

Équilibre et déséquilibre en biodiversité

La majorité du monde agricole (et une partie des jardiniers) ne pensant pas de cette manière, il reste intéressant de souligner le fait que les pesticides puissent être remplacés par des êtres vivants auxiliaires. Et que les dits ravageurs peuvent être régulés (et non éradiqués, ce serait un faux pas énorme) naturellement grâce à d’autres êtres vivants. Il s’agit de la lutte biologique. Sans même mentionner les champs de monocultures où toute la vie fut éradiquée et où le sol est mort (j’entends la partie vivante du sol : toute sa biodiversité) ; les champs de monocultures actuels ont des déséquilibres criant en biodiversité. Cependant, mêmes les jardins potagers, un peu plus diversifiés, manquent très souvent de biodiversité, et cela crée des problèmes de déséquilibres (limaces, pucerons, etc).

La nature n’a pas eu besoin de l’humain pour créer des écosystèmes résilients et stables (notion clef en permaculture). Les êtres vivants qui pourraient poser problèmes sont régulés grâce à leurs prédateurs naturels. Par exemple la coccinelle pour le puceron ou le carabe pour la limace. Bien que dans les faits il y ait plus d’interrelations et plus d’espèces rentrant en jeu, ces deux exemples qui parlent à tout le monde permettent de mettre le doigt sur une notion clef : sans “ravageurs” : pas “d’auxiliaires”. Réjouissez-vous de tous les êtres vivants présents dans votre jardin, cela veut dire que la biodiversité s’accroit.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   Biodiversité en permaculture : avoir un jardin durable
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Ceci dit, j’ai préféré garder l’utilisation de ces deux termes dans cet article et dans le titre de ce dernier, afin de parler à un maximum de personnes. Même si vous savez que nous devrions privilégier une biodiversité intégrative (autant les êtres vivants que l’on appelle couramment auxiliaires, que les « ravageurs »).

Avez-vous une suggestions de termes pour remplacer ces deux derniers ? Peut-être êtes-vous en désaccord avec cette façon de penser ? N’hésitez pas à réagir dans les commentaires.

 

 

En quoi consiste l’approche des organismes auxiliaires ?

Les organismes auxiliaires sont :

  • soit des pollinisateurs
  • soit des antagonistes aux “ravageurs” de cultures. C’est-à-dire des êtres vivants qui vont agir soit directement contre les “ravageurs”, soit contre les conséquences jugées néfastes que produisent les “ravageurs”.

Contrairement à une idée très répandue, les auxiliaires ne sont pas seulement des animaux, ils s’étendent aussi d’autres règnes : des champignons, des plantes et même des bactéries !

Ils rendent de nombreux services, appelés services écologiques (ou écosystémiques). C’est-à-dire que ces êtres vivants permettent de rendre service à la personne, ou la collectivité exploitant une parcelle/forêt/etc. À titre d’exemple, l’abeille, le bourdon ou certains oiseaux (comme le colibri) pollinisent des plantes, ce sont des services classés comme bien commun ! En effet, sans animaux pollinisateurs, énormément de plantes ne peuvent plus être pollinisées, et donc beaucoup de plantes ne donneraient pas de fruits. Sans ces derniers animaux pollinisateurs (zoogamie), ce serait donc une grande partie des récoltes qui serait mis en danger. Une partie des plantes est pollinisée par d’autres moyens, comme le vent (l’anémogamie), ou encore par l’eau (hydrogamie).

biodiversité
Des plantes toutes simples qui poussent naturellement permettent d’attirer une foule d’insectes. 😉

 

Il ne s’agit ici que d’un seul type de service écologique, il en existe d’autres. Cette approche que l’on pourrait qualifiée de gestion holistique (qui nous invite à considérer les choses d’un point de vue le plus global possible) à du sens. Les auxiliaires sont très souvent utilisés dans le cadre de la lutte biologique. La lutte biologique consiste à attirer ou à amener des organismes vivants antagonistes aux ravageurs. À noter qu’il reste question d’équilibre, une présence beaucoup trop forte d’organismes jugés d’auxiliaires dans certains contextes pourrait s’avérer très mauvaise.

 

Un exemple d’auxiliaire très connu

L’exemple le plus connu est très certainement les coccinelles, et de leurs larves surtout, qui dévorent les pucerons à un rythme effréné : les larves peuvent manger jusqu’à 9000 pucerons durant leurs 3 semaines de développement. Sachant que les coccinelles pondent jusqu’à 400 oeufs, je vous laisse faire le calcul… 😉

Les auxiliaires du jardinier, maraîcher -ou autre- sont donc utilisés en lutte biologique contre certains ravageurs. Ils sont souvent amenés par la main de l’humain suite à des élevages.
Pour les particuliers comme vous et moi, nous pouvons nous en procurer en jardinerie, mais je vous conseille de laisser faire la nature, c’est bien moins cher ! 😉

Avant toute introduction, il est très important de bien étudier la situation, car il s’est parfois révéler désastreux d’introduire des espèces étrangères à un écosystème donné : exemple de la coccinelle asiatique (espèce jugée comme envahissante en France).

 

Biodiversité : résilience.

 

La solution qu’offre les auxiliaires est non seulement curative mais aussi préventive. Car une fois les auxiliaires installés, ces derniers permettront de gérer les invasions avant qu’elles n’aient lieu dans nos jardins potagers. Un très gros travail en moins pour nous, jardiniers, qui pouvons alors se concentrer plus efficacement et plus sereinement sur notre jardinage. C’est en cela qu’attirer les auxiliaires au jardin est d’une importance primordiale. Recréer un écosystème le plus diversifié et complexe possible afin de limiter les problèmes de ravageurs et des maladies qui en découlent.

 

Comment augmenter la biodiversité au jardin ?

Nous allons voir comment attirer les auxiliaires au jardin potager en 3 points. Pour cette partie je suis obligé de rester dans les généralités car parler de chaque spécificité, variétés consommées (d’insectes ou de plantes) par chaque auxiliaires serait très fastidieux pour vous comme pour moi. Et honnêtement je préfère faire cela dans un article dédié à chaque espèces d’auxiliaires au lieu de vous écrire un article imbuvable.

 

1. La nourriture pour la biodiversité

Pour attirer les auxiliaires au jardin, vous vous doutez bien qu’il faut qu’ils aient à manger. En règle général pour attirer un auxiliaire, il faut éviter à tout prix de vouloir intervenir lorsque vous remarquez un ravageur. C’est un exercice très difficile à mettre en place (évidemment, en gardant une petite marge de manoeuvre si l’invasion est trop grande, tout est dans la proportion).

Comme exemples -assez caricatural- il y a  :

  • si vous tuez les pucerons, les coccinelles, qui s’en régalent, n’auront plus aucune raison de venir dans votre jardin. Et encore moins de s’y reproduire.
  • si vous tuez les chenilles et écrasez leurs oeufs (prenons la piéride du chou par exemple), les oiseaux insectivores n’auront pas de proies et bouderont votre jardin potager.

 

La liste est longue, mais vous avez compris l’idée.

Alors appliquez ce conseil : dès que vous remarquez un ravageur, abstenez vous d’intervenir. Dès que l’on intervient, on modifie le cycle naturel. Nous n’intervenons pas dans une forêt par exemple et l’équilibre se maintient de lui même (sauf dans des cas bien précis). Cependant, si l’on intervient, on dérègle tout le système.

Abstenez vous d’intervenir, mais ce n’est pas tout. Observez. Interrogez-vous : pourquoi est-ce que ces insectes se sont installés sur ces plantes et pas d’autres ? Pourquoi est-ce que qu’ils prolifèrent si vite ? Renseignez-vous sur leur mode de vie. C’est là une des clés du jardinier futé, un jardinier éclairé, qui veut cultiver au mieux. Personne n’est pas parfait, et tous les conseils que vous lirez, même sur ce blog, ne seront pas toujours applicables à votre contexte précis. Il faut toujours que vous vous interrogiez le bien fondé de vos actions. Cette démarche est vraiment à l’exact opposé de certains mode de jardinage qui visent à avoir un jardin beau, net et surtout stérile. Nous devrions tous tender vers la beauté et la biodiversité.

Qu’il est agréable d’entendre le bourdonnement des abeilles, de voir les papillons voleter autours de nous, de sentir la terre dans nos mains et de voir les vers de terre et les petits invertébrés qui travaillent sans relâche pour nous.

Par ailleurs, il ne devrait jamais être question d’éradiquer une espèce, qu’elle quelle soit. Tous les animaux ont une fonction, les carabes par exemple mangent énormément de limaces, mais ils mangent aussi des vers de terre ! Est-ce une raison pour vouloir les éradiquer ? Les fourmis font un ménage incroyable dans le jardin en mangeant une multitude d’insectes “ravageurs”, mais elles élèvent aussi des pucerons pour leurs délicates gouttes de miellat. Est-ce là aussi une raison valable de vouloir les éradiquer ?

Je ne le pense vraiment pas. Dans nos jardins potagers l’équilibre est rompu, les espèces ne prennent pas le dessus normalement, et il faut aider la nature à recréer l’équilibre à nouveau.

Donc ne pas intervenir, et laissez les “ravageurs” vivre leur petite vie. Accepter le non-agir. Afin d’offrir de la nourriture à tous les êtres vivant qui forme la biodiversité de l’écosystème dont vous vous occupez.

 

2. Le gîte pour la biodiversité

hôtel à insectes
L’hôtel à insecte avez un mélange de moutarde blanche et de phacélie juste devant. Le couvert et le logement pour la biodiversité au jardin.

Deuxième conseil pour attirer les auxiliaires au jardin est de leur offrir le gîte. Vous leur avez donné le couvert, c’est certes très utile. Mais vous aimeriez qu’ils s’installent définitivement n’est-ce pas ? Quoi de mieux que de leur offrir un petit nid douillet où papa et maman coccinelles pourront faire des bébés coccinelles ? (bon, je m’égare…)

Pour revenir à nos abris à auxiliaires, vous pouvez leur confectionner un magnifique hôtel à insectes avec des matériaux de récupération. C’est aussi réalisable avec des palettes. Vous pouvez aussi installer quelques nichoirs pour les oiseaux.
Si vous disposez d’un plus grand espace, je vous conseille d’essayer de reproduire plusieurs milieux différents. Un point d’eau (comme une mare) est particulièrement intéressant de par la diversité d’animaux qui en seront attirés (amphibiens, insectes mais aussi oiseaux).  Nous y reviendrons dans un futur article, puisqu’en effet, une mare est un atout majeur pour augmenter la biodiversité. Si vous ne disposez pas d’un muret en pierre, vous pouvez aussi faire un tas de pierres ou un tas de vieux bois en décomposition. Ces derniers attireront différentes espèces d’animaux.

3. Hâter le développement de la biodiversité

Pour finir si vous souhaitez hâter le développement de la biodiversité grâce à une diversité de plantes différentes, voici quelques techniques. Parce que l’équilibre prend des années à se faire, et bien que la patience soit une des meilleures qualités d’un jardinier, nous aimerions tous accélérer les choses.

Plantez des fleurs, comme des mélanges pour prairies fleuries. Même sur une petite surface. Vous pouvez aussi en plantez dans les bordures ou en bacs. Pourquoi plantez des fleurs ? Parce que cela va attirer toute une gamme d’insectes auxiliaires pollinisateurs (comme les abeilles solitaires). Mais aussi offrir de la nourriture pour bien d’autres insectes, qui mangeront certains insectes, mais qui se feront aussi manger par d’autres. Vous pouvez aussi inviter les fleurs dans le potager, les oeillets d’Inde sont du plus bel effet sous les tomates. En plus de ça, chaque plante à ses propriétés. Pour l’oeillet d’Inde, il permet de lutter contre les nématodes par exemple.

Une des fleurs que j’affectionne tout particulièrement est la capucine. La plante est comestible et ses fleurs sont magnifiques dans une salade en été, ou tout simplement au potager ! De plus, c’est une plante relais. C’est-à-dire que les pucerons vont en premier lieu s’installer sur les capucines.
Nombre de jardiniers (non bio en général) conseillent alors de brûler ces dernières lorsqu’elles sont pleines de pucerons. C’est un non-sens complet, déjà au niveau des auxiliaires, qu’ils privent de leur source de nourriture, comme vous l’avez compris. Mais aussi car si nous brûlons la capucine qui attire les pucerons, par quoi ces derniers vont être attirés ? Parce que les pucerons s’installent de toute manière. Ils vont être attirés par nos légumes évidemment !

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   La capucine : tout sur sa culture (plantation, entretien...)

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Capucine fleurs
Fleur de capucine

Résumons ces conseils généraux pour attirer durablement les insectes auxiliaires au jardin :

  • leur offrir le couvert (donc retenir ses pulsions meurtrières)
  • leur offrir le gîte
  • hâter leur venue en les attirant avec de magnifiques fleurs et prairies fleuries

Ces trois conseils sont adaptables à chaque situation. Lorsque j’habitais en appartement et où mon jardin se résumait à des bacs sur mon balcon : je faisais mon possible pour tolérer les ravageurs. J’étais toujours récompensé en voyant de magnifiques petites coccinelles venir manger les petits pucerons. Dans certain cas, comme sur les balcons, l’équilibre n’est pas total, mais il faut quand même faire son possible pour offrir gîte et couvert aux auxiliaires.

Si le problème est vraiment trop important, et que vous n’avez vraiment pas la patience pour attendre une installation naturelle, vous pourrez vous procurer un bon nombre d’auxiliaires en jardinerie. Je ne l’ai pas encore dit, mais il est primordial de ne pas traiter vos cultures avant, pendant ou après ; que ce soit avec des produits bio ou non (propos à relativiser si vous vivez de vos cultures) ! Un insecticide reste un insecticide.

 

C’est la fin de cet article, s’il vous a plu n’hésitez pas à laisser un commentaire et à partager ! 🙂
J’espère que cet article vous aura permis d’en apprendre plus sur les auxiliaires, ces aides inestimables pour le jardinage.
Bon jardinage !

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33 réflexions au sujet de « Biodiversité en permaculture : avoir un jardin durable »

  1. bonsoir

    déjà des doryphores !!!!!!!!!!!!

    comment faire pour détruire les larves de doryphore sans produit chimique? merci pour votre réponse

    1. Bonjour,

      Je comprends votre agacement vis-à-vis de cet insecte. Je vous rassure, il y a des moyens plus écologiques de lutte que les produits chimiques de synthèse (qui sont d’ailleurs interdit pour nous autre jardinier à présent, un point positif !).

      Les doryphores, bien qu’ils ne soient pas endémiques de la France, ont néanmoins un nombre non négligeable de prédateurs en France. D’ailleurs, comme pour le frelon asiatique, de nombreux animaux commencent à adopter des comportements de prédateurs vis-à-vis des doryphores alors qu’ils n’en avaient pas auparavant. Les guêpes notamment se mettent à chasser les larves des doryphores. C’est aussi le cas des oiseaux, des larves de coccinelles et les coccinelles (qui consomment plutôt les oeufs) et de certaines punaises. Il est donc primordial d’attirer les “auxiliaires”, et les animaux un peu moins apprécié (comme les guêpes) au jardin et de soutenir la biodiversité, ils jouent tous un rôle fondamental. Cela afin qu’un équilibre écologique se crée entre les prédateurs et les ravageurs.

      Après vous être assurez que votre jardin pouvait attirer la biodiversité (avec les techniques que je présente dans l’article), vous pouvez vous intéresser aux autres plantes qui attirent ou repoussent les doryphores. Dans les deux deux cas il est intéressant de les intercaler dans vos cultures de Solanaceae, les doryphores seront soit repoussés soit attirés (et consommeront ces plantes, ce qui vous assurera moins de dégâts sur vos plants). Il semble que le ricin, le datura ou le lin bleu annuel soient efficace en ce sens. Le ricin a aussi l’avantage d’éloigner les rongeurs au jardin et de faire de belles plantes.

      N’hésitez pas à planter un ou deux pieds de Solanaceae aux 4 coins du jardin. Les doryphores seront attirés. Laissez les se développer sur ces plants surnuméraires, de cette manière ils constitueront des spots très recherchés par leurs prédateurs. Et mon dernier conseil serait de mélanger vos cultures et de faire des associations de culture. De cette manière les doryphores n’auront pas juste à passer d’une plante à une autre mais devront se déplacer à la recherche d’autres plantes à manger. (C’est une manière de leur mettre des bâtons dans les roues si vous voulez).

      Je pense qu’il s’agit de la gestion des doryphores la plus durable et la plus efficace qui soit. Elle vous permettra en effet de ne plus vous en soucier chaque année puisque les prédateurs gèreront le problème. Notez que si vous subissez une attaque trop importante, vous pouvez les ramasser à la main, tout en veillant à en laisser quelques-uns (afin que les prédateurs soient justement attirés). Il ne faut pas chercher à éradiquer un animal présent en trop grand nombre au jardin, l’effet serait l’inverse de ce qu’on recherche dans un jardin en permaculture. En effet, comme il n’y aura plus de proies, les prédateurs n’auront pas de raison de s’installer, donc laisser en quelques-uns (dans la limite du raisonnable, en fonction de votre situation). Jardiner bio/naturellement (un des principes de la permaculture), c’est aussi laisser une petite part à la Nature avec laquelle on décide de travailler.

      Au plaisir de vous lire, belle journée.

  2. Bonsoir, j’aime beaucoup tous ces articles sur la Nature ; Néanmoins, si je faiS de mon mieux pour l’aimer DONC la respecter, je peste contre leS limaces qui me bouffent tout, elle ont même attaqué mes hortensias, ce qui, jusqu’alors, n’était jamais arrivé .Je mets de la cendre , des petites soucoupes avec de la bière, des copeaux, rien n’y fait ! Si qqn a une aut idé je suis preneuse, merci

    1. Bonjour, vaste question !

      J’ai prévu d’écrire un article sur la limace d’ici quelques temps, votre commentaire ne fait que me confirmer le besoin d’un tel article. Mais je vais m’efforcer de synthétiser quelques actions à mettre en place (ou pas, comme vous le verrez), ici. Gardez en tête que je ne vous partage que des pistes de réflexions, que vous serez à même de mettre en place, ou non, dans votre jardin.

      Contrairement à une idée reçue, la bière n’est pas vraiment utile pour lutter contre les limaces. Ce n’est pas que la bière ne les attire pas, justement, elle les attire trop. Ce qui fait que vous allez attirer toutes les limaces du voisinage.

      En permaculture on essaye de voir les impacts des nuisibles comme des “déséquilibres”. Bill Mollison disait d’ailleurs “vous n’avez pas trop de limaces, vous avez un manque de canards coureurs indiens”. (je reviens sur ce canard juste après). Ce que cette citation essaye de faire passer, c’est que si vous avez un problème de “ravageur” c’est que la présence de leurs prédateurs n’est soit pas assez forte, soit pas encore pérenne.

      Concernant la limace, elles ont plusieurs prédateurs naturels : carabes (des sortes de scarabées), des staphylins, des hérissons, des crapauds, les larves de vers luisants, plusieurs espèces d’oiseaux, des limaces qui mangent les oeufs d’autres limaces ! , etc, etc. Les canards coureurs indiens sont une espèce de canards (au déplacement assez caractéristique), souvent utilisé quand on a de grands espaces. Mais certaines personnes ont remarquées qu’ils se mettaient à manger des végétaux une fois les limaces contrôlées (je ne conseillerais donc pas vraiment cette solution, d’autant plus qu’il est plus intéressant de créer un équilibre écologique dans son jardin, la biodiversité est d’une grande aide).

      La première action très simple que je vous conseillerais serait de vous assurer que ces animaux ont, eux aussi, des espaces pour nicher et se reproduire (en fonction du lieu où vous habitez). Cela peut-être des tas de feuilles (hérissons…), de bois (carabes…), de pierres (reptiles…), de vous assurer que votre terre est recouverte d’un mulch. Ce mulch va protéger les limaces, certes, mais aussi ses prédateurs et l’équilibre se fera. Il faut juste laisser un peu de temps à la nature (d’ici là, d’autres techniques peuvent être mises en place, j’y viens).

      Ce mulch, au-delà de tous ces avantages, permet aussi de pouvoir poser, en dessous, vos déchets de cuisine pour pouvoir pratiquer le compostage de surface ni vu, ni connu. En effet, les limaces sont détritivores et consommeront préférentiellement des légumes en voie de décomposition. Ça ne les empêchera pas de croquer de temps en temps certaines de vos plantes, mais cela limitera grandement les dégâts. Notez que ce n’est pas les seules choses dont se nourriront les limaces. Elles sont friandes de champignons, donc si vous en avez ou allez parfois en forêt, n’hésitez pas à en récupérer quelques uns, pour les placer, eux aussi, sous le mulch. Les champignons sont, eux aussi, d’une importance capitale pour le sol et pour vos plantes.

      Dans le même esprit, un excellent conseil que je vous enjoins à mettre en place dans votre jardin est le suivant. Lorsque vous plantez une salade, ou autres plantes sensibles, plantez en le double voire le triple (il n’est pas très compliqué de faire 3 semis de salade de plus par exemple). Cela vous permettra de subir des “pertes” (prévues) sans soucis. De cette manière, vous aurez toujours des salades/plantes à récolter et vous ne serez plus aussi impacté par les limaces (et autres). De la même manière, comme vous savez que les laitues sont souvent attaquées par les limaces, vous pouvez en planter quelques-unes à côté des plantes ornementales. (À titre personnel, je trouve cette diversité de forme et de couleur, notamment lorsqu’elles montent en graines, absolument ravissante.) D’ailleurs, ces laitues surnuméraires, si elles ne sont pas mangées par les limaces, peuvent aussi être coupé (quelques feuilles par-ci, par-là), et posées sur le sol afin que les limaces mangent d’abord ces feuilles. En attendant que les autres plantes prennent de la vigueur. Ensuite, lorsqu’elles ont assez poussées, en général la plante n’a plus à craindre d’être tuée par les limaces.

      Et mon dernier conseil serait de tolérer quelques dégâts. Les limaces sont de fabuleux animaux créateurs de sols riches et fertiles. Elles jouent un rôle fondamental dans les écosystèmes et ont toute leur place dans un jardin potager. Du moment que la présence de ces limaces soit contrebalancée par la présence de ses prédateurs naturels, bien évidemment. Cet équilibre peut mettre quelques temps avant de s’installer, mais en suivant les quelques principes fondamentaux cités plus haut, vous vous assurerez un équilibre rapide.

      En permaculture on a un principe clef : la (bio)diversité amène à la résilience. C’est en travaillant main dans la main avec cette biodiversité au jardin potager (et ailleurs), en comprenant ses besoins, que votre jardin deviendra un petit paradis sur Terre. 😉

  3. merci beaucoup pour votre réponse qui me confirme se qu’il me semblais être la chose a faire…. je compte effectivement cette année mélanger de tout au potager…

  4. bonjour et merci pour vos partages de connaissances ! j’ai bien enrigistré l’idée de laisser TOUS les insectes… chaqu’un apportant quelques chose a un ‘autre … j’ai beaucoup de pollinisateurs dans mon jardin beaucoup de coccinelle aussi… tout ça c’est ok… ce qui l’ai moins c’est que sur mes tomates tous les ans j’ai des punaises (j’avais vu qu’il y en avais qu’il fallait laisser et d’autre qu’il fallait éliminer )…donc en suivant vos conseils je ne vais rien enlever…mais j’aimerais savoir comment attirer un prédateur au punaise…si il y en a ? quoi ou qui ? …merci

    1. Bonjour Martine, cela fait plaisir à lire. Cela signifie que votre jardin potager constitue une réserve de nourriture pour tous ces insectes.

      Concernant les punaises, le plus simple que je vous conseillerai, et le plus efficace selon moi, étant de les oublier.
      Premièrement il faudrait être sûr de l’espèce en question. Il s’agit sans doute de la punaise verte si vous avez déjà remarqué des dégâts sur vos tomates. Mais il peut aussi s’agir d’autres variétés. Il y en a beaucoup qui ne causent pas de réels dégâts aux plantes.
      Deuxièmement, si vous continuez à récolter des tomates (donc si elles ne mettent pas en péril une partie importantes de vos récoltes), je vous conseillerais, effectivement, de les oublier. Il existe quelques prédateurs, comme une petite mouche (Nezera viridula) qui a été introduite en France. C’est exactement la même logique que pour les pucerons, les prédateurs s’installeront dans votre jardin car ils auront une source de nourriture directe. Si l’on essaye d’éradiquer une espèce, les prédateurs s’en iront, et les espèces qui posaient problème vont se réinstallées, etc. Une boucle sans fin qui nous fait rentrer dans une logique de guerre ou combat perpétuel, et souvent à l’introduction de pesticides.

      Pour vos tomates, essayez de cultiver des variétés différentes, de reproduire vos propres semences et de cultiver d’autres plantes en même temps et sur la même parcelle que les tomates (basilic, oeillets d’inde, fleurs, plantes aromatiques et médicinales etc). Cela augmentera la biodiversité sur votre parcelle. 😉

  5. Ton anecdote sur le séneçon m’a bien a amusé car j’ai eu du mal il y a quelques semaines à convaincre mon mari que ces jolies chenilles qui dévoraient cette petite plante étaient sans danger pour le potager. Nous avons été tellement conditionnés à tout détruire que même les plus intelligents d’entre nous (eh oui, c’est mon homme) on un premier réflexe de destruction. Finalement les chenilles ont terminé la plante et s’en sont allées …

    1. Salut Agnès, je suis tout à fait d’accord avec toi, et nos pensées se rejoignent.
      On nous a conditionné pour restreindre l’état naturel des choses, de vois cet état naturel négativement et de voir les choses doublement négativement. Déjà le séneçon qui est une “mauvaise herbe” (qu’est-ce qui est mauvais dans un écosystème naturel ?), et la chenille qui s’en nourrit l’est aussi. Mais ce n’est qu’un exemple d’une situation bien plus globale. Même les limaces et les escargots jouent un rôle primordial au jardin, elles mangent les champignons et les plantes fragiles et attaquées par les champignons par exemple (oïdium pour ne citer que cela) . Elles recyclent fabuleusement bien la matière organique et sont un maillon essentiel de la vie du sol.

      Pour les chenilles de la Goutte-de-sang, elles ont certainement fait leurs chrysalides. Elles les font en terre. 😉

    1. Il a plusieurs insectes qui peuvent manger le poireaux oui, mais je ne me suis pas beaucoup renseigné sur le sujet. Je le ferai lorsque je parlerai de la culture du poireau. 🙂

  6. Bjr,
    Je suis nouveau sur votre site, et après avoir lu ce passionnant article sur les auxiliaires, je me pose la question “comment lutter contre le ver du poireau”?
    Merci

    1. Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. J’espère que vous trouverez d’autres articles aussi intéressant que celui-ci. Concernant le ver du poireau, ça dépends de quoi vous parlez exactement. Mais une solution assez bonne est le filet à mettre autour des poireaux. Vous pouvez aussi essayer de semer des carottes en même temps. 😉

  7. Merci pour vos retours.
    J’ai déjà implantė une zone non fauchée de 250 m2 avec 2 tas de pavés, tas de branches, tas de fins dechets de plantations (buis,etc), tronc d’arbre débité, etc.
    C’est un vivier d’insectes et d’oiseaux, et manifestement un paradis pour les hérissons.
    Mais cela n’attire pas pour autant les serpents. Il n’y en a d’ailleurs pas dans le quartier, donc à moins d’en importer, je risque de ne jamais en avoir.
    Pareil pour un grand prédateur des mulots: chouette, hiboux. Mais Il n’y a pas assez de grands arbres, bois à proximité.
    Le chat me ramène une quantité impressionnante de souris, mais seulement 1 campagnol et 2 taupes depuis 3 ans.
    J’ai aussi essayé les godets…un coté est systématiquement ‘cisaillé’ pour avoir accès au semi..

    Bref, j’essaye, je cherche ^^

    JC>Oui, en effet, gros retours d’abeilles chez moi, arrivée d’au moins deux piverts et d’un oiseau chanteur encore non identifié. Il y a eu aussi un retour de chauve-souris aussi mais pas de trace d’elle cette année..

    1. Ce n’est pas parce qu’il n’y en a pas dans le quartier qu’elles ne viennent pas s’y balader. On en voit même en ville. Quand elle tomberont sur ce “paradis”, elles voudront y rester je pense. 😉
      Il suffit d’être patient.

      Pour les semis avec un côté cisaillé je n’ai pas compris ? C’est quand vous les repiqué en pleine terre ? Ou ce sont les godets qui sont cisaillés ?

      1. Les serpents sont de nature très peureux. Dès qu’ils entendent du bruit ils s’éloignent ou se cachent. Il n’y a pas de raison que tu en aies un jour ou l’autre. Juste un exemple. Je commençais à désespérer au sujet des papillons. Et hier miracle il y en avait dans mon jardin. ça faisait des années que je n’en avais pas vu. Les surprises arrivent quand tu t’y attends le moins.
        Je viens de poster des photos de mon jardin. Si le cœur vous en dit je vous propose d’aller les voir ici https://spotjardinmonsite.com/2017/06/10/jean-claude-divet/ Elles sont en commentaire. Bonne après midi à tous les deux !!

  8. Bonjour,

    Avant tout, merci pour la mine d’informations présentes sur ce site.
    J’essaye également de trouver des solutions naturelles aux ravageurs….mais je sèche sur l’un d’entre eux (d’un autre genre, je suis bien d’accord) : le campagnol (ou mulot).
    il m’interdit la plantation de nombreux légumes comme courgettes, citrouilles, etc

    Autant je peux encore cohabiter avec la taupe, j’ai davantage de mal avec le campagnol.
    Avez-vous des conseils?

    Merci

    1. Bonjour Thomas !

      Merci pour le compliment, ça fais très plaisir !

      Effectivement le campagnol est assez mal vu. ^^
      Je dirai que premièrement il faut créer les écosystèmes adéquats à la présence des prédateurs naturels du campagnol. Un des meilleurs étant les serpents comme les couleuvres, qui sont inoffensives pour l’humain.

      Pour favoriser leur venue, un tas de bois, un tas de pierre, un gros tas de feuille. Ou des bandes enherbées. Le mieux étant d’avoir tout ça à la fois évidemment ! 😉

      Un mulch épais (20 cm) favorise aussi énormément la présence de ces reptiles. Mais aussi des rongeurs, il en faut pour attirer les couleuvres de toute façon.

      Sinon pour vos plantations, je peux vous conseiller 2 choses : faire vos semis en godets (pour les espèces qui sont attaqués à l’état de semis). Et d’en planter plus que nécessaire si possible. Par exemple, il faut toujours planter plus de salade que nécessaire pour que les limaces ait de quoi manger sans nous embêter. Cela attire les carabes qui seront à leur tour manger etc. 🙂

      Sinon pour contrebalancé un point de vue très négatif sur ces rongeurs, il faut savoir qu’avec leur galerie ils augmentent l’infiltration de l’eau.

      Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas !

      1. Salut Heikel et Thomas !!
        C’est tout à fait ça. Tous ces animaux et tous ces auxiliaires s’équilibrent entre eux. Thomas si tu arrives à faire venir les prédateurs nécessaires pour un bon équilibres de toutes ces populations tu n’auras plus de problèmes. Mais pour ça il faut être patient. Il ne faut pas vouloir faire tout d’un seul coup autrement tu vas te décourager. Un peu chaque année et tu verras au fur et à mesure des saisons ça va évoluer dans le bon sens. Allez courage. Tu vas y arriver.

        1. Je rejoins totalement ce que Jean Claude t’as dit, il faut de la patience. 😉
          Le jardinage bio, la permaculture, ça développe la patience de toute façon !

          La biodiversité est relativement rapide à se mettre en place, et ça amène plus de résilience dans le projet.

          1. Au fait hier j’ai vu des papillons que je ne voyais plus depuis des années. C’est donc que je commence à être sur la bonne voie. Quand tu n’utilises plus de produits chimiques les résultats suivent.

    1. Bonjour Marion,

      Je te remercie pour le compliment, ça fait plaisir ! 🙂
      Non je ne savais pas que la coccinelle est l’emblème de Gujan-Mestras, merci de me l’avoir appris !
      Ce n’est qu’en partageant le savoir que les gens n’achèterons plus de coccinelles asiatiques, véritable fléau sous nos latitudes.

      À bientôt ! 😉

  9. Article très intéressant ! Vivement la suite avec les précisions sur chaque auxiliaires !!

    Il est temps pour moi de profiter de la fin de l’hiver pour préparer gîtes et couverts à tout ce petit monde 🙂

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