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5 idées reçues au jardin potager

Le jardinage, comme tout autre domaine, n’échappe malheureusement pas à son lot d’idées reçues. Découvrez dans cet article une liste de 5 idées reçues auxquelles tordre le cou une bonne fois pour toute.

Des idées reçues au jardin ?

Si vous êtes jardinier, et d’autant plus si vous avez débuté  il y a peu de temps à jardiner, vous devez prendre pour acquis quelques idées reçues. Et cela arrive à tout le monde, c’est normal. Il faut essayer de remettre en question nos acquis et admettre que ce que nous ont enseignés nos grands pères et grands mères pouvaient être faux, inutiles ou même, dans certains cas que nous allons voir, contre-productifs (spoiler : le bêchage par exemple). Notons aussi que ces idées reçues sont aussi parfois, et pour certaines assez souvent, relayées dans certains magazines de jardinage ou émissions télévisées. Tout ce qu’ils disent est loin d’être mauvais, mais il s’agit de savoir séparer le bon grain de l’ivraie. Il faut avouer que parfois cela s’avère fastidieux de faire des recherches sur ce que l’on apprend, c’est le but de cet article : vous éviter la corvée de la recherche et vous permettre de poser à plat certaines idées reçues au jardin potager.

Commençons tout de suite avec la première idée reçue au jardin.

 

Effeuiller les plantes permet de faire mûrir les fruits

Effeuiller les plantes permettrait, selon cette idée reçue, de faire mûrir plus rapidement les plantes. Le sujet n’est pas l’égourmandage (le fait d’ôter ce que l’on appelle en couramment les “gourmands) donc on ne parlera pas de cette pratique, mais c’est souvent un des arguments utilisé par ceux qui pratique l’égourmandage des tomates. Notez que si une plante produit des feuilles c’est principalement dans un but : celui de procéder à la photosynthèse et donc à produire de la chlorophylle et des sucres. Il s’agit d’une notion de biologie végétale basique, mais très importante à avoir en tête. Si l’on ôte des feuilles de manière répétés sur une plante, cette dernière produire des fruits moins sucrés d’une part, et elle aura plus de chance de tomber malade d’autre part.

Le stress répété de l’arrachage de feuilles, ainsi que les plaies que cela provoque va augmenter les risques que certains agents pathogènes s’infiltrent dans la plante et de la rendent malade. Notons aussi au passage que cette idée reçue a un autre inconvénient : celui de trop exposer les fruits au soleil, qui sous ses rayons brûlants pourrait, dans certains cas, brûler leur couche externe.

 

Bêcher le jardin permet d’aérer le sol

Voilà une idée reçue dont les jours sont comptés, et c’est une excellente chose ! Parmi les idées reçues au jardin potager, c’est sans doute une des idées reçues qui fait le plus de mal (au dos, à la terre, aux vers de terre, à la faune du sol etc). Un grand nombre des lecteurs du blog Jardiner Futé ne pratique déjà plus le bêchage, et cela vient sans doute du fait que le jardinage bio, naturel et la permaculture vous intéresse, ou même vous passionne. Mais ce n’est pas le cas de tous, et un bon nombre de jardiniers pratiquent encore le bêchage. Cette pratique nous vient tout droit du passé.

Lorsque je vois le papi du coin bêcher son jardin toute la journée, j’ai sincèrement mal au dos pour lui. Et pourtant, c’est une idée reçue qui a la vie dure. Selon les adeptes, le bêchage permettrait d’aérer la terre et de la rendre souple et fertile. Oui… sauf que non. Le fait de bêcher c’est littéralement casser la couche de terre du jardin, et la retourner. Quand on sait que les insectes et organismes à la surface du sol ont besoin d’oxygène, les mettre sous la terre en la mélangeant (ne serait-ce que sur 15 – 20 cm), tue la majorité des organismes en les asphyxiant. Sous cette quantité de terre, les micro-organismes sont littéralement écrasés et ils ne peuvent donc plus respirer.

 

Le sol, la terre et les champs claude et lydia bourguignon
Le sol, la terre et les champs” est un livre à avoir lu au moins une fois dans sa vie de jardinier pour comprendre comment fonctionne le sol

 

Comment avoir une belle terre sans bêcher ?

La faune à la surface du sol s’appelle la faune épigée. Notons au passage que cette faune épigée est responsable de 80% du vide dans les premiers centimètres du sol. Cela est du à leurs incessants déplacements : ils creusent des galeries pour se nourrir (d’autres organismes, de matières organiques ou autre) et créent ainsi du vide à la surface du sol. C’est ce vide qui permet d’avoir une terre aérée et souple. La fertilité, quant à elle, nous vient de la richesse du sol en micro-organismes, et notamment en microbes, mais aussi en champignons. Ces deux règnes jouant un rôle très important dans l’assimilation par les plantes des éléments présents dans le sol.

Comment remplacer le bêchage ? Parce que oui, critiquer cette idée reçue sans proposer d’alternative n’est pas la meilleure des solutions. Sauf qu’il existe une technique très efficace pour protéger le sol et tout son petit monde : le mulch. Il s’agit d’une technique qui a le vent en poupe et qui est de plus en plus connue, elle est souvent mise en place dans les jardins en permaculture. Le mulch est une couche de matière organique disposée en couche assez épaisse sur la surface du sol. Le mulch permet d’éviter l’évaporation excessive du sol, la formation de la croûte de battance, l’érosion du sol pour le vent et la pluie etc. Si vous souhaitez en apprendre plus sur le mulch pour le mettre en place dans votre jardin voilà un article pour en apprendre plus : le mulch au jardin potager – comment le mettre en place et quelle matière choisir ? 

 

Il faut éradiquer les ravageurs de cultures

Une des idées reçues qui est la plus communément admise est sans doute celle du fait de pointer du doigt les ravageurs de cultures (que ce soient des animaux ou non). Une des autres idées reçues, assez proche de celle-ci est celle que toutes les plantes qui poussent dans le jardin potager sans en être le responsable, sont des plantes indésirables (des mauvaises herbes).

C’est, bien souvent, pointer du doigt le mauvais coupable. Les paysans ayant des champs à perte de vue en monocultures, ou les maraîchers ayant des plates bandes en monocultures pour seules plantations auront toujours ce genre de problème. Mais d’où cela peut-il provenir dans ce cas ? Dans le simple fait que le système qui a été crée n’est pas équilibré au niveau de la biodiversité. C’est très simple à comprendre, si vous favoriser un maximum de biodiversité dans votre jardin, vous aurez forcément moins de problèmes au niveau des dits “ravageurs”. Par exemple, si vous favorisez plusieurs milieux différents pour l’installation des “auxiliaires” contre les limaces, celles-ci seront plus facilement gérées. Citons par exemple : le carabe, la poule, le canard (certaines espèces), le hérisson, le staphylin noir (: odorant) etc. Dans un milieu riche en biodiversité les différentes espèces se gèrent toutes seules. Pour les exploitations maraîchères ou les champs d’agriculture, la mise en place de haies s’avèrent être une excellente idée.

En outre, mise à part de très rares exceptions, la majorité des êtres vivants au jardin ont une utilité. Concernant les limaces il s’agit d’assurer une bonne prolifération des champignons (extrêmement importants pour un sol de bonne qualité grâce aux mycorhizes), et donc d’une bonne fertilité d’un sol.

Ravageurs et auxiliaires

Vous l’avez compris, les mots que l’on utilise sont plutôt surfaits. En soi, il n’y a de ravageur que si l’on prend en compte un seul côté de la balance. De même pour les auxiliaires qui parfois peuvent être des ravageurs (les coccinelles asiatiques que l’on a introduit sur le territoire français par exemple).

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   Comment gérer les ravageurs au jardin grâce aux auxiliaires

 

herisson jardiner futé blog jardinage bio permaculture
Un hérisson du jardin. (Ils hibernent souvent dans des tas de feuilles et de branchages.)

 

Arroser les feuilles les brûle

C’est une idée reçue qui a la vie dure, combien de fois avez-vous entendu ce conseil qui semble pourtant avisé ? En effet, arroser les feuilles des plantes ne les brûle pas, car l’effet loupe que pourrait avoir les gouttes d’eau n’est pas assez puissant. Par ailleurs, les gouttes d’eau sont loin d’entrer en ébullition sur les feuilles de vos plantes, elles seront donc assez fraiches pour empêcher les feuilles de brûler par un effet de loupe.

Attention toutefois, en fonction du contexte dans lequel s’inscrit votre jardin, arroser les feuilles de certaines de vos plantes peut s’avérer être une mauvaise pratique sur le long terme. En effet, certaines plantes, dans certaines conditions, auront tendance à développer plus facilement des maladies si leurs feuilles sont mouillées régulièrement (notons que c’est le cas pour la culture de la tomate). Si vous débuter en jardinage ou en permaculture et que vous ne savez pas ce qu’est le contexte d’un jardin, je vous invite à lire cet article dans lequel le concept est expliqué : pourquoi jardiner en permaculture ?

 

Jardiner avec la Lune est utile et efficace

Finissons avec une des idées reçues au jardin potager qui a le plus de mal à être vu comme telle. Le jardinage avec la Lune n’a aujourd’hui encore, montré aucune efficacité dans le jardinage. Jardiner avec la Lune suppose être d’accord avec l’astrologie qui n’a rien de scientifique ou de factuelle. Notamment par l’établissement des jours “feuilles”, “racines”, etc. Pour s’établir on s’appuie sur le passage de la Lune devant certaines constellations zodiacales à qui ont à attribué, arbitrairement, des éléments (terre, air, eau ou feu). Ces constellations n’ont rien à voir avec la culture de plantes au jardin potager, et ces liens avec les éléments ne sont pas du tout factuels.

D’ailleurs, une analyse des principales études sur le sujet (études faites par des personnes croyant à l’influence de la Lune sur la culture de plantes) a révélée que si il y avait bien une influence de la Lune elle est était trop petite pour en conclure à une efficacité réelle. Vous pouvez lire l’article thématique et complet sur le sujet ou les arguments du jardinage avec la Lune sont repris un à un et évalués : le jardinage avec la Lune : mythe ou réalité ?

 


 

J’espère que vous avez apprécié cet article sur 5 idées reçues au jardin potager. Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à nous les partager en commentaires sous l’article. Et si vous pensez qu’il puisse être utile à d’autres jardiniers, n’hésitez pas à partager cet article sur les réseaux sociaux. 😉

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27 réflexions au sujet de « 5 idées reçues au jardin potager »

  1. J’aime beaucoup votre démarche qui s’apparente à “http://www.charlatans.info/” et il y en a bien besoin. Nous avons construit récemment notre maison “bioclimatique” mais le nombre de croyances, d’inepties, de vérités toutes faites avec son lot d’ayatollahs écolo ou non nous a vite fait prendre des distances … j’ai rencontré le même problème dans la permacuture. A entendre certains “y’a ka” “faut qu”on” “il faut faire si” etc etc on se demande si on n’est pas loin du miracle … et surtout on a intérêt à être d’accord. Je vous suis totalement (comme pour le post sur la lune) mais je ne serai pas étonné de quelques retours virulents. Continuez bien. Cordialement. Jo¨l

    1. Bonjour Joël, merci pour votre commentaire. Effectivement, comme dans n’importe quel sujet, les idées reçues sont bien présentes que ce soit dans le monde du jardinage ou de la permaculture.

      J’ai eu le droit à quelques retours virulents concernant le jardinage avec la Lune, notamment sur des groupes facebook. Dans ce cas là, la discussion n’étant pas possible, je coupe cours à la conversation qui n’en était d’ailleurs pas une.

      À bientôt

    2. Bonjour baguet , je sais bien que le sujet du site est le jardin ! Mais vous parler d avoir fini de construire vote maison blanche bioclimatique ! Pouvez vous nous en dire plus , c’est un sujet passionnant et je souhaite avoir toute les’ informations avant de faire la mienne. Merci de votre retpur

      1. Aucun problème, Jardiner Futé est un site et un blog de jardinage en permaculture, mais les sujets liés sont aussi très intéressant ! Le retour d’expérience m’intéresse aussi. 😉

  2. Bonjour
    Encore une un article des plus intéressant
    Permettez-moi de faire une petite parenthèse au sujet de bêchage
    Personnellement je suis d’accord avec le fait que le bêchage est plutôt mortel et pour le dos et pour la faune se trouvant dans le sol
    Moi je préfère utiliser la grelinette qui non seulement ne retourne pas la terre mais en plus elle l’allège sans l’abîmer
    Je ne sisspas ce que vous en pensez
    Merci pour tous ces articles intéressants
    Cordialement

    1. Bonjour Bernard, merci pour votre commentaire très intéressant. Il est vrai que je n’ai pas mentionné d’autres solutions comme la grelinette.

      Cet outil est bien plus respectueux du sol que la bêche, c’est certain. Mais personnellement j’ai tendance à pense qu’un travail du sol, quel qu’il soit, est un travail qu’on ne devrait pas faire. Cela remplace l’action naturelle des organismes du sol qui font se travaille bien mieux que nous. Un avis à tempérer tout de même sur certaines cultures qui nécessitent, plus que d’autres, d’avoir un sol plutôt aéré. Mais une fois encore, il s’agit plutôt d’une idée reçue, les plantes poussent relativement dans un sol qui ne serait pas aéré et grumeleux. On peut donner l’exemple des presses mottes qui permettent quand même aux toutes petites graines de germer et de faire des petits plants.

      Cependant, un sol de qualité, et donc fertile, va souvent de pair avec une texture saine. C’est pourquoi, dans les sols qui commencent à mourir ou morts les plantes auraient plus de mal à pousser.

      À bientôt

    1. C’était pas vraiment normal de pouvoir l’observer en pleine journée, même si ça s’est révélé être un vrai plaisir. Depuis il a du grandir et s’être trouvé un abris pour sortir la nuit 😉

  3. Bonjour
    J’ai particulièrement apprécié votre article sur les cinq idées reçues au potager
    Si vous me le permettez je voudrai apporter une idée en ce qui concerne le bêchage
    Personnellement je suis d’accord avec vous pour dire que le bechbêc est un tueur et de dos et de la faune
    Faut voir comment vous coupez les vers de terre
    Donc voilà mon idée lorsque vous devez mettre en culture car avant de mulchez vous avez l’utilisation de la grelinette qui est des plus efficace
    Maintenant c’est ma façon de travailler ma terre et je peux vous dire que c’est efficace
    Ma terre n’est pas retournée et au fur et à mesure elle épargne et mon dos et ma faune
    Cordialement

    1. Bonjour Bernard, passez-vous la grelinette avant de planter vos plants ou semer vos graines, ou bien passez-vous la grelinette en fin d’année afin d’aérer le sol pour l’année qui suit et laisser les organismes du sol compléter le travail ?

      1. Bonjour
        Je passe la grelinette quand je veux mettre en culture pour préparer ma saison et en fin de saison pour la saison d’après
        Mais pas systématiquement j’utilise aussi les engrais verts et le mulch pour conserver l’humidité et ainsi économiser l’eau et j’utilise aussi mon compost
        Si ça n’est pas déjà fait pourriez vous faire un article sur les ravageurs et leurs prédateurs
        Merci
        Cordialement

        1. Bonjour Bernard. Merci d’avoir partagé votre expérience.

          C’est une excellente idée ! J’ai écrit un article sur les auxiliaires au jardin potager, mais il est vrai qu’un article autour des “ravageurs” au jardin pourrait se révéler extrêmement utile et intéressante. Pour le moment je vous invite à lire l’article autour des auxiliaires au jardin potager. Il s’agit d’un article assez général sur leur intérêt, comment les attirer et comment les faire rester. J’ai prévu de faire un article par auxiliaires, et pour le moment, l’article sur les coccinelles est écrit. L’article général sur les auxiliaires mériterait d’avoir quelques ajouts, mais il constitue une bonne base.

          Si vous souhaitez le lire, cliquez sur ce lien : les auxiliaires au jardin potager (permaculture, agroécologie, gestion holistique des ravageurs etc).

          N’hésitez pas à y poster des questions ou à partager vos envies concernant de futurs articles.

          Concernant la grelinette : comment est votre terre en début de saison et en fin de saison (avant de passer la grelinette) ?

          1. Bonjour
            Merci pour votre réponse
            En ce qui concerne ma terre elle est je dirais plutôt argileuse sèche et crevassée l’été et gorgée d’eau par temps de pluie
            Et depuis que je me sers de la grelinette et du mulching elle s’allège de plus en plus et déjà qu’avant elle était remplie de vers de terre et de couleur plutôt jaune maintenant elle regorge encore de vers mais en plus elle devient noire et humifère ce qui ne gâche rien
            Toujours prêt à répondre à vos questions et d’essayer d’y répondre au mieux
            Cordialement

          2. Bonjour Bernard,

            Cela doit être une évolution très attendue et vous devez vraiment être content de l’observer. Un conseil : si votre terre est sèche et crevassée en été, je vous conseille de mettre une couche de mulch plus épaisse, cela vous permettra d’éviter ce problème qui vient d’une terre pas assez couverte. Une couche d’au moins 10-15 cm est à prévoir.

            Très bonne semaine !

  4. Certaines idées reçues je ne connaissais pas comme par exemple “Effeuiller les plantes permet de faire mûrir les fruits” Je n’interviens quasiment plus sur mon sol. Le transplantoir me suffit pour planter. Je cultive mon potager comme une forêt. Merci Heikel pour cet article.

    1. Salut Jean Claude ! Heureux de l’entendre, c’est toujours un plaisir de recevoir des photos de ton jardin en étant inscrit sur ta liste email. À bientôt

  5. bonjour heikel je commence par effeuiller les plantes j ‘aime beaucoup les petit pois et les pois gourmand et par ce légume vert que j’ai commencer le potager et comme il n’est pas attaquer par les insectes ,et lorsque les pois ont cinq ou six étage de fleurs je pince l’extrémité de la tige principale ;je gagne 15 jour pour la maturation des cosses du bas et je fait le plein dans mon congélateur tous en gardant son chlorophylle pour six mois.j’ai eu aussi des visites de coccinelles comme des garde corps sur des haricot vert entourer de coquelicot .donc coquelicot coccinelle 2 c = 2 amies n”es p loll …quand au bechage la binette et bannie après que je l’ai apprit par gilles et sur tous au jardin fruitier elle brise les racine qui se trouve sur la surface .voila un petit échange heikel et j’ai beaucoup apprécié ton article sur 5 idée un slt a tous le monde du pays du soleil abdelkrim

  6. bonjour, je cultive depuis 2 ans en bacs de 1.5 / 4 m. c’est planté tres serré et couvert de mulch et divers “dechets”. je travaille mon sol directement à la main, sans outils, donc tres superficiellement ! par contre j’effeuille un peu les tomates mais pour laisser de la lumiere au autres plantes . pas de maladie, ravageurs, ni même de doryphore. la chance du debutant ?

    1. Bonjour Gil, cela dépends d’énormément de facteurs. Mais on peut remarquer le fait que vous plantiez serré et sans doute en association (puisque vous voulez laisser passer de la lumière aux autres plantes). Cela est un facteur clé, les plantes n’attirent pas les mêmes organismes et cela créer un équilibre.

      À voir si vous avez d’autres choses propices au développement de la biodiversité dans votre design. Une haie, une mare, ou même quelques arbres. 🙂

      En tout cas, très content que ce mode de jardinage vous réussisse !

  7. bonsoir oui c’est ce que je suis en train de faire le mulch bio j’ai commencer par arracher haricot vert que j’ai consommer pour couvrir un semi de navet et de radis déja lever et comme j’ai beaucoup de paille et moins d’eau environ trente cm de couverture et avec le temps elle s’améliore à toute !

    1. Merci pour ce partage. Effectivement, nourrir sa terre avec un mulch est une excellente manière de l’améliorer ! Et apporter plusieurs éléments différents dans ce mulch une meilleure manière encore !

  8. Bonjour Heikel, très bon article, j’ai particulièrement aimé l’idée reçue sur le binage et bêchage du terrain. On voit encore tellement de jardiniers professionnel le faire encore alors que rien de tel que de proposer un paillage végétal à leurs clients ! Bon, l’une des raisons c’est certainement qu’ils ont moins de travail d’entretien à vendre si tout est paillé 😉

    1. Bonjour Maud, effectivement je n’avais pas pensé à cette éventualité. On voit de plus en plus de mulch proposés dans les jardineries, cela constitue une excellente avancée (même si cela ne va pas assez loin).

      1. Heikel c’est un travail de tous les jours que nous devons faire envers les jardiniers continuant à cultiver traditionnellement. Comme tu dis il y a des avancées mais pas assez pour faire vraiment changer les choses.

        1. Salut Jean Claude, j’ai fréquemment des mails de lecteurs qui me remercient de partager une autre vision du jardinage (notamment avec la permaculture) et certains qui ont changés certaines de leurs pratiques grâce à mes articles. Comme tu le dis, c’est un travail de longue haleine, mais je trouve qu’il est payant !

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