Le mulch, qu’est-ce que c’est ?

Publié le Publié dans Au jardin potager, Permaculture

Souvent appelé paillage ou encore paillis, le mulch est une technique essentielle qui est utilisée en permaculture. Cependant beaucoup de flou et d’interrogation subsistent sur cette technique. Tentons de lever le voile et d’apprendre ce qu’il y a à savoir sur le mulch. 

Dans le cadre de mon grand défi permaculture, voilà le premier article thématique que je vous écrit sur ce sujet. Si vous n’avez pas encore vu mon article de défi permaculture, je vous conseille de le lire, vous pouvez encore me proposer vos suggestions pour le 4ème article thématique ! 😉

 

Le mulch qu’est-ce que c’est ?

Définition du mulch

Concrètement c’est quoi le mulch ? La différence avec un paillage ou un paillis ? En fait cela dépend des gens qui le disent. Ce sont des termes proches, certes, mais qui peuvent revêtir des nuances.

Tout d’abord, définissons ce qu’est le mulch pour pouvoir les différencier. Un mulch est une couche de matériaux étendue sur le sol dans plusieurs buts. On peut diviser les mulch en 2 catégories : les mulch qui améliorent le sol en lui apportant des choses. Et les mulch qui n’apportent rien au sol mais qui le protègent quand même. Dans la première catégorie, celle qui améliore le sol, on retrouve tout ce qui est organique : paille, foin, tonte d’herbe tondue, BRF (Bois Raméal Fragmenté) par exemple. Pour la seconde catégorie, ce qui n’apporte rien au sol, on trouve tous les mulch minéraux ou industriels : bâches, galets etc.

On a souvent tendance à utiliser les mots paillage et paillis aussi. Mais alors qu’elle est la différence entre un mulch et un paillis? Il n’y en a pas vraiment en fait, ça dépend vraiment de qui le dit. Certaines personnes vont utiliser le mot paillage pour tout types de mulch, d’autres seulement  pour la paille. Personnellement, je pense que la meilleure attitude à adopter et celle d’appeler un chat un chat. Donc un mulch pour toute couverture du sol. Et un paillage ou paillis pour un mulch composé de paille (c’est dans le mot).

C’est une nuance, mais c’est quand même important. Surtout quand on entend tout le monde utiliser ces mots avec des sens différents, on ne s’y retrouve pas toujours. Normalement, à cette étape, vous avez compris ce qu’est un mulch, et vous pourrez l’expliquer clairement autour de vous. Mais ça ne nous dit toujours pas pourquoi on met des choses sur le sol, outre pour le protéger. Et pourquoi il est recommandé en permaculture.

 

Pourquoi mettre un mulch sur son sol ?

Le fait de mettre un mulch sur son sol pour le protéger est venu à la mode avec la permaculture. C’est en effet une des techniques les plus importantes et à mettre quasi-systématiquement en place, pour quiconque se lance dans un jardin potager bio en permaculture. Si vous ne savez pas ce qu’est la permaculture, je vous conseille vivement de lire cet article très synthétique sur ce qu’est la permaculture : La permaculture, qu’est-ce que c’est ? 

Et ce n’est pas pour rien, cela à bien des avantages que je vais essayer de vous transmettre.

 

Protection physique

Un mulch permet de faire bien des choses, mais la premier et le plus important de ces avantages est sans doute la protection du sol. Si vous avez déjà eu un jardin que vous avez cultivé pendant quelques temps, vous avez peut-être remarqué que le sol en surface se durcit rapidement. C’est ce que l’on appelle la croûte de battance. En fait, c’est la pluie et le vent qui en est responsable. En tombant, la pluie va désagréger les particules de la surfaces, et les agglomérer sous une forme de croûte.

Le problème de cette croûte est multiple. Déjà, l’eau s’infiltre beaucoup moins bien. Mais genre vraiment moins bien. La capacité de rétention d’eau du sol diminue très fortement suite à la formation de cette croûte de battance. Mais aussi suite au bêchage ou au labourage. À titre de comparatif, une forêt de feuillus a une perméabilité de 150mm d’eau par heure. Alors qu’un sol labouré a une perméabilité de 1mm d’eau par heure. Autant dire que les inondations qu’on voit à la campagne ne sont pas causées par les pluies de moins en moins fréquentes… À ce sujet je vous conseille cet article, dans lequel je vous parle rapidement de ce problème : l’intérêt du compost au jardin potager et en agriculture.

 

1 mulch vaut -au moins- 10 arrosages

C’est aussi cette croûte de battance qui poussent les jardiniers à biner leurs jardin. On a tous entendu l’adage qui dit qu’1 binage vaut 2 arrosages. Eh bien je vais plus loin, “1 mulch vaut 10 arrosages”. Car du fait qu’on dispose un mulch épais, au moins 10 cm (mais j’y reviendrai dans la suite de cet article), cela protège le sol physiquement de la pluie et du vent. Donc de l’érosion et du tassement que cela provoque. Mais aussi du Soleil. Car le Soleil stérilise quasi-littéralement le sol sur les premiers centimètres. Il faut savoir qu’un sol sain possède des milliards de micro-organisme. Un sol à nu est stérilisé par le Soleil sur les premiers centimètres.

Un mulch épais permet donc de prévenir ces quelques problèmes. Ce qui fait que le sol va voir sa perméabilité augmenter très rapidement. Cela vous sera visible par l’amélioration de sa structure. La terre va devenir grumeleuse et aérée sans rien avoir fait mis à part mettre en place un mulch. En effet les micro-organismes vont s’en charger pour nous. Et bien mieux que nous pourrions le faire. Notamment car ils l’enrichiront en même temps.

En résumé, le mulch vous permettra de garder le sol humide et frais bien plus longtemps. Avec une couche suffisamment épaisse, vous pourrez même ne pas arroser de l’été (même si vous habitez dans le Sud). Il vous permettra de protéger votre sol physiquement, et donc lui éviter la croûte de battance et faire en sorte que la structure de votre sol s’améliore rapidement. Et donc que la vie augmente rapidement aussi. Cela vous aidera aussi à gérer la croissance des herbes indésirables.

 

Mais concrètement, comment faire ?

Choisir son mulch

Comme je vous le disais tout à l’heure, peu importe la composition du matériau, du moment qu’il protège le sol en formant une barrière physique, il peut être considéré comme un mulch. À exclure évidemment tous types de matériaux toxiques ou libérant des toxiques dans votre sol. Et ce, sur le court ou le long terme.

mulch champignon brf
Vous pouvez voir un champignon pousser aisément à travers le mulch

Je conseille souvent de choisir un mulch organique. Donc une couverture qui se décomposera et améliorera votre sol sur la durée. Mais les matières minérales possèdent aussi des avantages à ne pas sous-estimer. Notamment le fait que cette solution est la plus durable. Il protège aussi le sol, mais le compacte dans le cas de lourdes pierres. Et ne l’enrichit pas.

Un mulch végétal, permet de nourrir le sol et l’aggrader. C’est un point à ne pas négliger pour quiconque veut jardiner bio , naturel ou en permaculture. Donc sur un sol vivant et riche. Je vous conseille notamment un mulch riche en carbone car nos sols ont tendance à en manquer. Donc des matières sèches et brunes (paille, foin, BRF etc). Cela boostera la présence des champignons qui aideront vos plantes à grandir plus rapidement et être en meilleure santé.

 

Un mulch auquel on ne pense pas forcément

Une des couvertures à laquelle on ne pense pas, ce sont les plantes sur place. Ce que l’on appelle couramment un mulch vivant. Si dans une allée vous avez une plante couvrante, qui protège le sol comme le ferait un mulch, réfléchissez au bien fondée d’une intervention. En général on va s’empresser de désherber et d’arracher la plante. Alors que par ces racines, elles décompactent le sol. Et vont nourrir la faune du sol. C’est ce que l’on appelle la rhizosphère, la zone de terre sous influence des racines et des micro-organismes qui s’en nourrissent. D’ailleurs, vous aurez peut-être ainsi la chance d’observer des chenilles venir ce nourrir de cette plante, et non de vos plantes potagères. Il se pourrait même qu’il s’agissent d’une plante comestible : c’est tout benef pour les jardiniers !

 

Avantages et remarques des différents mulch

  • Le carton : très économique, il permet de préparer une surface cultivable en étouffant les plantes, et en ayant les avantages généraux du mulch. Certaines plantes vigoureuses pousseront même, les patates et les courges (courgettes comprises) notamment. Attention à choisir un carton non traité.
  • Compost jeune : attention avec ce type de compost car il peut contenir beaucoup de graines et est très riches, ce qui ne convient pas à toutes les plantes.
  • Paille et foin : se trouve très facilement, et très bon marché : pour semer à travers la paille.
  • Tonte d’herbe : faire sécher d’abord, sinon ça va monter en température et fermenter sur le sol.
  • Écorce et aiguilles de pin et de sapin : acidifiant (légèrement, honnêtement vous ne verrez pas de très grande différence). Là aussi ça se trouve facilement.
  • BRF (Bois Raméal Fragmenté) : dure assez longtemps car majoritairement composé de carbone (ce qui est long à décomposé). Améliore énormément le sol, et permet aux champignons de se développer (ce qui est super important). Facilement procurable auprès de votre mairie normalement.
  • Feuilles : dans le doute évitez de choisir des feuilles de noyer. Très facilement à se procurer en automne et en hiver. À stocker au sec.
  • Plantes au potager : consoude et autres. Très facile à se procurer et production sur place.

Veillez à toujours choisir des sources biologiques si cela vous est possible.

 

Quelques conseils pratiques sur le mulch

Dans cette partie je vais essayer de vous donner quelques astuces sur le mulch en permaculture. J’en oublierai certainement plusieurs, donc n’hésitez pas à compléter ou m’en demander dans les commentaires en dessous de l’article. 😉

Comme je vous l’ai déjà dit, il est préférable de choisir un mulch composé majoritairement de carbone (de matière sèche et brune en résumé). Mais attention à ne pas planter juste après car il y aura un phénomène appelé la “faim d’azote“. En fait, il s’agit des micro-organismes qui vont croître très très rapidement, et donc pomper beaucoup d’azote dans le sol pour décomposer les matières carbonées. Après quelques semaines l’équilibre se refait. Donc je vous conseille de mettre en place votre mulch durant l’automne.

Il est nécessaire de mettre une bonne couche de mulch sur votre sol. En effet, une épaisseur de 5 cm ne suffit pas. Je vous conseille de mettre une couche de 10 cm au minimum. Dans le cas du BRF, 10 cm c’est suffisant. Mais pour la paille je vous conseille de monter au dessus de 10 cm si vous pouvez. N’hésitez pas à mettre 15-20 cm !

mulch BRF serre
Allée recouverte de BRF et de la paille au pieds des tomates

N’oubliez de mettre un mulch sur les allées aussi. Cela permettra notamment d’éviter l’évaporation trop rapide et de favoriser une bonne perméabilité de votre sol !

Une pensée très très répandue dans le monde du jardinage est la suivante. Il ne faut que rien soit sur la surface du sol lors de la levée des graines. Si pour de très petites graines, comme les carottes ou les laitues semer à travers un mulch épais est impensable, pour des graines plus grosses il n’y a aucun problème. Des graines de haricots lèvent très bien sous un paillage de 10-15 cm. Et les fèves beaucoup plus (20 cm facilement). Mais je vous conseille vivement d’essayer vous même pour le voir de vos propres yeux. Je pense que vous ne pourrez pas me croire sinon. 😉 Pour semer les carottes sous un mulch je vous conseille de lire l’article que j’ai écrit à cet effet : la culture de la carotte, du semis à la récolte.

Un dernier conseil au niveau du mulch, je vous conseille de l’enlever durant 2-3 semaines au printemps. Ce qui évitera l’explosion de limace par temps humide. Et cela permettra aussi de réchauffer la terre plus rapidement. Mais ce n’est pas obligatoire, car les carabes et les autres prédateurs des limaces et des escargots vont très bien les gérer du moment qu’ils pourront nicher dans votre jardin potager. Ce qui sera le cas si vous mettez en place cette technique de permaculture. Pour en apprendre plus sur ce prédateur naturel des limace, vous pouvez jeter un oeil ici : le carabe, comment gérer les limaces durablement.

 

Où trouver le mulch pour mon jardin potager

Voilà une question qui revient régulièrement. Comment avoir du mulch toute l’année.

Pour commencer je vous conseille de vous procurer une bonne quantité de foin ou de paille, c’est vraiment le plus simple. C’est une solution économique car vous pouvez en avoir quelques centaines de kg pour quelques dizaines d’euro. Ça se trouve aussi en jardinerie. J’en ai trouvé personnellement à Paris quand j’en cherchais. 😉

Vous pourrez aussi combiner les sources dans votre mulch. Paille, consoude et autre par exemple. Cela revient à faire un compost de surface en fait. Par ailleurs, sous votre mulch, vous pourrez mettre vos déchets de cuisine afin de les composter in situ. On appelle cette pratique le compostage à froid, ou compostage de surface. J’en ferai article d’ici peu.

Pour avoir du mulch toute l’année, en plus de vous procurer un bon stock de paille ou de foin, vous pouvez aussi planter un bon nombres de plantes à fort développement pour avoir de la matière à disposition. À titre d’exemple, voilà quelques plantes que vous pourrez planter pour prévoir du paillage :

  • topinambours  : un des champions, il pousse à plus de 2 mètres, fait beaucoup de feuilles et vous permet d’avoir une récolte à la fin.
  • rose trémière :  cette plante, en plus de vous faire de magnifiques fleurs comestibles et mellifères vous fait de très grandes feuilles utilisable en mulch.
  • engrais verts : si vous avez plantez de l’engrais vert sur une parcelle, voilà votre mulch tout trouver. Il suffira juste à l’étendre sur le sol.
  • consoude :  vivace qui se taille plusieurs fois dans l’année, et donner pas mal de matière facilement utilisable en mulch
  • maïs : facilement plantable en bordure de terrain. À la récolte des maïs il suffit de couper les tiges en tronçons.
  • un arbre fruitier : qui vous offrira chaque année des fruits et des feuilles.

 

Vous utilisez déjà cette technique ? Ou vous avez des questions auxquelles je n’ai pas répondu ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire ci-dessous.

Et surtout : partagez cet article ! 😉

 

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11 réflexions au sujet de « Le mulch, qu’est-ce que c’est ? »

  1. Super intéréssant ! Je vais mettre ça en place avec de la paille je pense. On peut aller ramasser dans les champs ou il vaut mieux en acheter en magasin ? J’ai quelques champs de blé autour de chez moi qui on été coupés…

    1. Coucou Adrien,

      C’est important de trouver de la paille bio dans ce cas. Tu peux demander aux paysans si ils sont en bio et comment ils traitent leurs cultures. Le mieux étant le foin de prairies sauvages qui sont très diversifié en plantes et donc en apports.

      Sinon dans ton cas je te conseillerai des feuilles que tu peux trouver en forêt 😉

  2. Super article. Pour moi la plus grosse difficulté est de se procurer la matière. A l’automne nous achetons du BRF auprès d’un élagueur mais ils ne livrent pas au printemps. Alors cette année j’ai essayé de coupé une haie de laurier quand les feuilles étaient très tendres et j’ai ramassé les déchets à la tondeuse et cela fait un excellent paillis. J’ai semé de la verveine de buenos aires qui ne donne pas grand chose esthétiquement mais qui produit beaucoup de tiges et de feuilles; je crois bien qu’elle va passer au broyeur! J’utilise aussi le carton + BRF pour préparer de nouvelles zones de cultures sans avoir à retourner la terre.

    1. Salut Agnès,

      Le carton est une excellente idée pour préparer une zone de culture effectivement ! D’ailleurs pendant la préparation on peut cultiver des pommes de terre en même temps par exemple ! 🙂

      Oui, ce procurer le mulch est une des grosses problématique que nous rencontrons tous. C’est pour ça que j’ai axé une partie sur ce sujet. Notamment avec les plantes à fort développement pour avoir du mulch.

      Pour le BRF, tu ne sais pas ce que fait ta mairie des branches après les élagages ? Normalement il le broie et le mette à disposition des riverains. 😉
      C’est comme ça que j’ai pu me procurer du BRF cette année personnellement. Et mettre ainsi un mulch sur les allées de mon jardin potager.

  3. Salut Heikel !!
    Ton article est très bien construit et les différentes étapes sont très bien expliquées. Je partage entièrement son contenu que je viens de partager sur fb, twitter et google+. Bravo pour cette publication qui devrait être lue par un maximum de jardiniers.

    1. Salut Jean Claude !

      Merci pour ton commentaire et tes partages, c’est ainsi que les lecteurs tombent sur nos blog de jardinage.
      Pour le mulch, effectivement, que les jardiniers s’intéressent à la permaculture ou non. Qu’ils jardinent de façon bio et naturel ou pas, le mulch semble être une pratique vraiment importante pour tous les jardiniers !

      1. Je le vois au printemps, j’utilise quasiment plus la grelinette tellement le sol est souple. Le transplantoir me suffit pour faire mes trous de plantation et pour faire mes raies afin de semer par exemple mes haricots la langue de chat de ma petite binette me suffit. Quand on dit que moins on travaille le sol mieux c’est, c’est tout à fait ça. Et d’années en années ce sera de mieux en mieux.

    1. Bonjour Marion,

      Oui cela peut constituer une base pour votre mulch. Mais je vous invite à vous renseigner sur quelques points avant avant d’acheter des sacs d’écorces pour mulch :

      -Est-ce que l’écorce vient d’un thuya ? Cet arbre à tendance à être toxique pour les vers de terre.

      -Est-ce que l’écorce a été traitée chimiquement ? Dans ce cas je vous le déconseille, il serait dommage d’introduire des polluants dans votre jardin.

      -D’où proviennent ces écorces ? Essayez de voir si cela provient de forêt durablement gérées. Il y a la certification “PEFC” si c’est bien le cas. 🙂
      Le commerce illégal de bois est une réelle catastrophe, tant pour le climat que pour la biodiversité des forêts où ce bois a été illégalement coupé. Mais légalement vendu en France. -Je vous laisse savourer le paradoxe…-

      -Quel prix coûtent ses sacs d’écorce ? Car pour faire un mulch il faut mettre au moins 10 cm de mulch, le problème avec le commerce de certaines choses, c’est que cela coûtent cher. Et pour faire du mulch sur 10 cm, ça fait tout de suite beaucoup. Donc je vous conseille, si ça coûte cher, de vous tourner vers de la paille ou du foin bio.

      En attendant, du carton non traité peu faire l’affaire. J’ai été précis car j’aime l’être, mais dans les faits il faut moins se prendre la tête. 😉

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