Au jardin potager

Quelle place laisser à la nature ?

Voilà l’article final du carnaval d’articles organisé autour de la place laissée à la nature. Un sujet très pratique auquel ce sont confrontés presque une vingtaine de blogueurs !

Le thème de cet évènement inter-blogueur était le suivant : quelle place laisser à la nature, en expliquant pourquoi laisser une place plus ou moins prépondérante à la nature et comment le faire. Un exercice auquel on répondu 17 blogueurs en vous apportant astuces et réflexions. Des blogueurs qui tiennent des sites internet aussi bien autour du jardinage, de l’alimentation saine, de la photographie et autre.

Je vous invite à visiter les différents blogs de ces blogueurs de talents, je suis sûr que vous apprécierez leurs univers ! Pour ce faire vous pouvez tout simplement cliquer sur le titre de chaque passage afin d’accéder à leur site. À la fin de cet article vous trouverez aussi un lien pour télécharger gratuitement l’ebook qui contient tous les articles 😉

 

Quelle place laisser à la nature, comment et pourquoi ?

 


Adrien de Pose Nature

 

Si je devais citer la chose la plus importante que m’a apporté la photographie de Nature , ce serait sans hésitation ma nouvelle faculté à m’émerveiller devant la moindre chose et à en retirer du bonheur.

En effet, depuis que je photographie les animaux et la Nature , je me suis rendu compte que j’ai développé la capacité de faire attention à de nombreux détails que certains ne voient pas et/ou qu’ils jugeraient insignifiants : un rayon de soleil qui réchauffe mon visage le matin à travers la vitre du RER, un cormoran qui survole le parc près de chez moi (et que j’aimerais tant photographier), le chant du rouge-gorge essayant de rivaliser avec le bruit des moteurs, etc…

 


Le jardinier a très souvent tendance à vouloir dominer la Nature. Or Dame Nature se débrouille très bien sans nous ! Pire, plus nous agissons, plus nous créons de déséquilibres dans cette symbiose sur laquelle tout repose. Alors certes, jardiner implique d’agir (même si nous jardinons naturellement), avec certaines conséquences “néfastes”… Mais prenons au moins soin de laisser une place importante à la nature sauvage autour et au sein de nos parcelles cultivées.

Pour ma part, je laisse la végétation spontanée se développer tout autour de mes parcelles cultivées mais également sur mes “allées”. Bien sûr je fauche parfois certaines zones, mais jamais toutes en même temps… Ainsi, il y a toujours des zones sauvages dans mon jardin. De même des haies sauvages (ronciers par exemple) ont toute leur place dans un jardin naturel. Nous participerons ainsi, à l’échelle de notre jardin (ce qui est déjà pas si mal) à préserver un tant soi peu notre environnement naturel. Et contribuerons par là-même à une certaine diversification de la vie…

 


 

Au final, je pense qu’à partir du moment où nous souhaitons cultiver un potager de manière naturelle, il faut travailler avec l’ensemble des éléments qui nous entourent et s’inspirer au maximum de ce qui se passe dans la nature et plus particulièrement dans nos forêts et nos bois. On peut observer dans ces environnements, plusieurs étages de végétaux (principes des jardins-forêts) favorisant la biodiversité mais cet ensemble ne s’arrête pas à la surface, on peut également observer une couverture permanente du sol ce qui va activer la vie biologique qui réside sous nos pieds et qui, dans un potager, va travailler pour vous.

 


 

Si vous en avez ras-le-bol de voir vos salades grignotées par des limaces, vos choux ravagés par des chenilles ou vos courgettes tomber malade, c’est peut-être que la place accordée à la nature n’est pas suffisante dans votre potager.
Dans cet article, je vais vous montrer comment j’ai réussi à établir un équilibre entre les ravageurs et leurs prédateurs, un équilibre entre les maladies et le sol vivant, tout cela en l’espace de quelques saisons dans mon potager.

Plus j’avance dans ma pratique du potager, plus je me rends compte qu’il vaut mieux travailler AVEC la nature plutôt que contre. C’est devenu une règle de base pour moi, et c’est en cohérence avec les principes de la permaculture que j’essaie d’appliquer.

 


Avant toute chose, l’observation des écosystèmes est la clé de la préservation de la nature, c’est pour moi essentiel dans ma pratique du jardinage.

L’un des grands principes de la permaculture que j’applique au jardin est le non travail du sol et la mise en place de paillages permanents. Cela à pour action de favoriser la vie du sol et des vers de terre, de l’enrichir en humus et de limiter l’érosion.

Je bannis tous les produits chimiques y compris ceux autorisés en bio comme le cuivre ou le ferramol qui ont tendance à s’accumuler dans le sol, à nuire à la biodiversité ainsi qu’aux écosystèmes aquatiques.

J’accorde une place importante aux arbres qui sont des éléments essentiels pour obtenir un lieu riche en biodiversité. Les arbres ont tellement de fonctions qui favorisent la faune et la flore qu’il serait difficile de
toutes les énumérer. Ils limitent l’érosion, produisent de l’humus, servent de refuge aux animaux et aux insectes, tempèrent le climat, fournissent de la nourriture, des champignons, etc. Sur mon terrain j’ai planté une cinquantaine de fruitiers variés ainsi que des essences locales.

 


Dans les cultures traditionnelles, conventionnelles ou industrielles (cochez la case de votre choix), le sauvage n’existe pas car il n’est considéré comme allié, il n’est d’ailleurs pas considéré tout court.

Nous avons fait un choix tout autre, nous avons décidé que non seulement il avait sa place, mais qu’il pouvait nous aider. Il nous aura fallu attendre un certain nombre d’année afin de le vérifier, et ce fut le cas cette année.

Pour pouvoir cultiver, nous avons besoin d’espaces plus dégagés que d’autres, nous avons besoin de chemin et de passes-pieds afin de pouvoir accéder aux cultures. Mais notre configuration, nos choix font que nous avons des espaces qui peuvent rester à un état plus ou moins sauvages, en tout cas sans une intervention très régulière de notre part.


Nos deux préoccupations doivent toujours être présentes lorsque nous faisons des choix : les limites et les lois de la Nature . Bien évidemment, il vaut mieux isoler sa maison plutôt que d’acheter une grosse chaudière, qui consommera abondamment une énergie qui viendra un jour à manquer et qu’il faudra entretenir et remplacer. Nous savons que l’énergie la moins chère et la moins polluante c’est celle qu’on n’a pas besoin de consommer. C’est aussi celle qu’on n’a pas besoin de consommer pour fabriquer, justement, les matériaux qu’on utilise pour isoler. Il s’agit-là la très importante « énergie grise » , celle qui sert à la fabrication des objets. Même si on peut encore aujourd’hui choisir d’utiliser des produits dérivés du pétrole, il faut toujours avoir à l’esprit que ces matériaux, ces procédés devront être remplacés à court terme . Le temps presse, le prix de toutes les énergies augmente, et cela de plus en plus vite. Il est possible que cela provoque des bouleversements qui pourraient remettre en cause des acquis de civilisation qui semblaient établis pour toujours. Déjà aujourd’hui, pensez-vous que l’éclairage public soit un acquis de civilisation ?

 


Connaissez vous le “Do it yourself” ? C’est tout simplement le fait de créer des choses soit même avec peu de matériaux. Et souvent en utilisant de vieilles choses afin de les embellir et de les faire renaître au goût du jour. Je peux par exemple vous citer les vielles boites de conserves (que vous pouvez trouver n’importe où, demandez à vos voisins) qui après un passage de customisation, vous donneront de jolis petits pots. Plantez-y des cactus, (ou des plantes aromatiques) ils demandent peu d’entretien et cela donne une touche bien sympathique à la déco.

 


Si vous êtes pressés semez des mélanges de type prairies fleuries ou gazons japonais qui ont un rendu magnifique ou bien semez aussi des fleurs qui attirent la plupart des auxiliaires. Si vous avez une préférence pour les variétés locales particulières sachez que vous devrez en vous promenant aller récolter les

graines vous-même et les semer ensuite car ce n’est pas certain que vous les trouviez dans le commerce. Quand vous partez en balade pensez à vous munir de petits tubes genre homéopathique afin de pouvoir y déposer les graines récupérées des plantes sauvages. Vous pourrez semer les annuelles comme le coquelicot et le centaurée ou bien encore des bisannuelles comme par exemple des Myosotis en bordure de votre potager et laissez à chaque saison certains pieds monter en graines pour assurer la continuation de ces plantes.

 


 Gautier de faisons-le-mur

 

Je conçois que l’on puisse considérer la chimie de l’homme comme anti-naturelle, l’industrie et ses produits aussi, le transport et sa pollution aussi. Mais au point ou nous en sommes, n’est-il pas avouable de considérer nos actions et nos inventions comme des processus naturels, des productions naturelles puisque créés par des acteurs eux-même naturels ? Je suis sûr que si nous n’étions pas si nombreux à étouffer la planète comme des rats, toutes les avancées techniques et technologiques, aujourd’hui extrêmement discutables car sources importante de déchets, ne nous paraîtraient pas moins naturels que le barrage d’un castor qui dévie le cours d’une rivière pour assouvir ses besoins personnels.

Bref, le poison serait bel et bien dans la dose !

 


Christelle du site : mindstyle-et-noixdecajou

 

Ne vous est-il pas déjà arrivé d’avoir la tête « farcie » de palabres interminables ou de problèmes que vous retournez sans cesse sans jamais aboutir à une solution? Dans ces moments-là vous êtes à fleur de peau, tout vous agace et vous vous sentez enchaîné à votre esprit c’est horrible!! Vous êtes trop dans les airs en quelque sorte. Votre esprit est trop éthéré. Et bien la nature peut vous aider! Si, si… Plusieurs solutions s’offrent à vous bien sûr : à vous de choisir celle qui vous convient le plus. Pour ma part, je papillonne entre 3 méthodes selon l’inspiration du moment.

 


Cela dit, en tant que propriétaire d’un petit bout de terrain, j’ai une responsabilité : selon l’importance de mes interventions, je peux laisser vivre ou tout tuer à grands coups d’herbicides et de tracteur-tondeuse. J’ai le pouvoir de polluer l’air, l’eau, la terre. Je peux, en coupant les haies, enlever tout refuge aux oiseaux. Et qui m’empêcherait de détruire les nids des hirondelles qui “salissent tout” ? Vous l’avez compris : je ne veux pas être cette jardinière-là. Mais jusqu’où puis-je aller dans mes petits arrangements avec “Dame Nature” ? ça restera sans doute une question sans réponse.

 


Ce n’est pas évident de laisser la nature avancer vers le jardin. Je suis un peu (très) formatée par mon éducation, ce que j’ai pu voir dans le passé et ce que je vois aujourd’hui encore autour de moi.

Ce n’est pas facile d’accepter que la pelouse ne soit pas tondue, pour laisser les herbes et les plantes sauvages se développer et les animaux qui en vivent, se reproduire. Ce n’est pas facile de partager ses légumes avec les mulots et les limaces. Ce n’est pas facile de convaincre son conjoint du bien fondé de notre démarche et de supporter les remarques étonnées des jardiniers « expérimentés».

 


Au delà, du fait que la nature nous offre notre nourriture physique , qui nous permet de nourrir notre corps et rester en bonne santé, la nature nous propose également un autre type de nourriture… l’inspiration.

Les artistes l’ont bien compris, la nature est une source inépuisable d’inspiration… Par les images, les senteurs, les goûts, les matières… Tous nos sens sont en éveil lorsque nous sommes en contact avec notre véritable nature .

Que se soit en architecture, en peinture, en musique, en cuisine… et même dans notre quotidien, l’inspiration, souffle créateur, est la nourriture de l’âme. Celle que nous fait vibrer, celle que nous énergise au quotidien. Celle qui permet aux idées de se matérialiser. Comme respirer de l’air (ce que l’on fait naturellement par une succession d’inspirations et d’expirations), se sentir inspiré est essentiel à la vie .

 


D’autres font des promenades dans la nature.

Ça j’aime le faire ! Mais je ne prends le temps que très rarement ! C’est dommage parce que la nature ça inspire beaucoup ! Il n’y a qu’à voire les fables de La Fontaine ! Et tous les autres artistes qui aiment la nature et lui rendent hommage.

Bon mince, moi qui croyais aimer la nature, je me rends compte qu’elle est complètement exclue de ma vie !

Ah non, il y a bien un domaine dans lequel la nature rentre chez moi, c’est l’alimentation. Pas de plats préparés on se concentre sur les produits les plus brutes possibles !

Et ça, je ne suis vraiment pas prêt à y renoncer ! Que de saveurs dans de bons légumes. En plus c’est meilleur pour la santé et la productivité !

 


Et bien, je serai de mauvaise foi si je disais ne pas laisser de place à la nature dans tout ce que je fais. En effet, un bout de terrain en friche dans mon jardin ? C’est pour laisser la place à la nature ! Et accessoirement obtenir une magnifique excuse pour ne rien faire sur ladite parcelle. Un partie d’une réserve naturelle qu’on laisse aussi en friche au boulot ? C’est pour laisser la place à la nature ! Et accessoirement faire taire les écolos rageux du dimanche qui pleurnichent dès qu’on coupe un sureau parce qu’ils sont incapables de comprendre le travail qu’on fait… Ah oui zut, j’avais dit que j’arrêtais de râler sur les gens, au temps pour moi…

 


Quelle place laisser à la nature lorsque l’on pratique le jardinage ? C’est une question que nous sommes en droit de nous poser. Quand on sait que pour une partie des jardiniers, encore trop importante à mes yeux, la nature constitue un danger ou quelque chose à contrôler, cela questionne. Si vous avez déjà lu quelques uns de mes articles, vous connaissez certainement déjà ma réponse, mais restez jusqu’à la fin, vous pourriez apprendre des choses intéressantes !

Personne ne réfutera un fait très simple, lorsque l’on jardine, nous sommes en contact direct avec ce que l’on peut appeler « la nature ». Et ce, à divers degrés, que ce soit dans région tropicale ou dans des cultures hors-sol. La nature est présente par divers éléments , déjà, les plantes elles-mêmes, mais aussi les insectes, l’eau, la pluie, le vent, le soleil, tout ce qui constitue le climat et les conditions naturelles du lieu en question. Et je pars du principe très simple que pour me faciliter la vie, il vaut mieux que je travaille avec, que contre la nature.

 


Je remercie tous les blogueurs pour vos participations. Sans vous, ce carnaval d’articles n’aurait pu voir le jour, et nous n’aurions pu apporter un ebook aussi intéressant à tous nos lecteurs.

 

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Je vous souhaite une excellente lecture, n’hésitez pas à partager vos impressions en commentaire ! 😉

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