Comment gérer les ravageurs au jardin grâce aux auxiliaires

Publié le Publié dans Au jardin potager, Cultures, Permaculture

 

Dans cet article nous allons parler des auxiliaires, ces insectes très utiles au jardin. Ils nous rendent d’innombrables services et nous permettent de lutter efficacement contre les ravageurs. Si vous voulez découvrir en quoi les auxiliaires sont tellement utiles au jardin potager, je vous invite à lire cet article !


Nous allons voir :

  • en quoi consiste cette approche
  • comment les auxiliaires permettent une gestion durable des ravageurs et des maladies qu’ils occasionnent
  • comment attirer des auxiliaires au jardin potager, en ville et même sur un balcon
  • en quoi attirer les auxiliaires est d’une importance primordiale au jardin potager
  • pourquoi vouloir créer un équilibre naturel au jardin potager

 

Voilà une liste succincte de différents auxiliaires importants que vous pouvez espérer attirer chez vous (en fonction de votre lieu d’habitation). Mon but étant d’écrire un article présentant les caractéristiques, les proies, et l’utilité de chacun des auxiliaires ou famille d’auxiliaire qui va suivre (vous retrouverez l’article correspondant en cliquant sur le lien dans la liste) :

 

  • les coccinelles
  • les lombrics
  • les syrphes
  • les abeilles et bourdons
  • les guêpes solitaires (si si, ce sont des dévoreuses de pucerons)
  • les carabes
  • les chrysopes
  • les forficules (perce-oreille)
  • les amphibiens (grenouilles et crapauds)
  • les oiseaux (insectivores)
  • les chauve-souris

 

S’il n’y a pas encore de lien sur l’espèce ou les espèces d’auxiliaires qui vous intéresse, c’est que l’article n’est pas encore écrit. Je vous invite donc à vous inscrire à la liste des abonnés et nous rejoindre sur les réseaux sociaux (twitter, facebook et google +, en fonction de ceux que vous utilisez) afin d’être tenu au courant des futures publications ! 🙂

 

En quoi consiste l’approche des organismes auxiliaires ?

 

Les organismes auxiliaires sont :Abeille

  • soit des pollinisateurs
  • soit des antagonistes aux ravageurs de cultures (aussi appelés nuisibles)

Contrairement à une idée très répandu, les auxiliaires ne sont pas seulement des animaux, ils s’étendent aussi d’autres règnes : des champignons, des plantes et même des bactéries ou des virus !

Ils rendent de nombreux services, appelés services écologiques (ou écosystémiques).
À titre d’exemple, l’abeille, le bourdon ou certains oiseaux (comme le colibri) pollinisent des plantes, ce sont des services classés comme bien commun !
Cette approche que l’on pourrait qualifiée de gestion holistique (qui nous invite à considérer les choses d’un point de vue le plus global possible) à du sens. Les auxiliaires sont très souvent utilisés dans le cadre de la lutte biologique. La lutte biologique consiste à attirer ou à amener des organismes vivants antagonistes aux ravageurs. Pour en savoir plus vous pouvez lire la page Wikipédia à cet effet : lutte biologique. Je ne vais pas approfondir cette notion sur cet article je veux surtout vous expliquer en quoi un équilibre naturel entre “ravageur” et “auxiliaires” est préférable.

L’exemple le plus connu est très certainement les coccinelles, et de leurs larves surtout, qui dévorent les pucerons à un rythme effréné : les larves peuvent manger jusqu’à 9000 pucerons durant leurs 3 semaines de développement. Sachant que les coccinelles pondent jusqu’à 400 oeufs, je vous laisse faire le calcul… 😉

Les auxiliaires du jardinier, maraîcher -ou autre- sont donc utilisés en lutte biologique contre certains ravageurs. Ils sont souvent amenés par la main de l’humain suite à des élevages.
Pour les particuliers comme vous et moi, nous pouvons nous en procurer en jardinerie, mais je vous conseille de laisser faire la nature, c’est bien moins cher ! 😉

Avant toute introduction, il est très important de bien étudier la situation, car il s’est parfois révéler désastreux d’introduire des espèces qui n’avaient rien à faire dans un écosystème donné : exemple de la coccinelle asiatique (espèce envahissante).

 

Mieux vaut prévenir que guérir.

 

La solution qu’offre les auxiliaires est non seulement curative mais aussi préventive. Car une fois les auxiliaires installés, ces derniers permettront de gérer les invasions avant qu’elles n’aient lieu dans nos jardin potager. Un très gros travail en moins pour nous, jardiniers qui pouvons alors se concentrer plus efficacement et plus sereinement sur notre jardinage. C’est en cela qu’attirer les auxiliaires au jardin est d’une importance primordiale. Recréer un écosystème le plus diversifié et complexe possible afin de limiter les problèmes de ravageurs et des maladies qui en découlent.

 

 

Comment attirer les auxiliaires au jardin ?

Nous allons voir comment attirer les auxiliaires au jardin potager en 3 points. Pour cette partie je suis obligé de rester dans les généralités car parler de chaque spécificité, variétés consommées (d’insectes ou de plantes) par chaque auxiliaires serait très fastidieux pour vous comme pour moi. Et honnêtement je préfère faire cela dans un article dédié à chaque espèces d’auxiliaires au lieu de vous écrire un article imbuvable.

 

1. La nourriture

Pour attirer les auxiliaires au jardin, vous vous doutez bien qu’il faut qu’ils aient à manger pour être attirés.
En règle général pour attirer un auxiliaire, quel qu’il soit il faut éviter à tout prix de vouloir intervenir lorsque vous remarquez un ravageur. C’est un exercice très difficile à mettre en place, moi-même je suis encore tenté d’écraser les pucerons qui sucent avidement la sève de mes beaux légumes. Mais à présent que j’ai compris les mécanismes, je m’abstient à tout prix (évidemment, en gardant une petite marge de manoeuvre si l’invasion est trop grande, tout est dans la proportion).

 

Comme exemples -assez caricatural- je peux vous donner :
-si vous tuez les pucerons, les coccinelles, qui s’en régalent, n’auront plus aucune raison de venir dans votre jardin. Et encore moins de s’y reproduire.
-si vous tuez les chenilles et écrasez leurs oeufs (prenons la piéride du chou par exemple), les oiseaux insectivores n’auront pas de proies et bouderont votre jardin potager.
La liste est longue, mais vous avez compris l’idée.

 

Alors appliquez ce conseil : dès que vous remarquez un ravageur, abstenez vous d’intervenir. Dès que l’on intervient, on modifie le cycle naturel. Nous n’intervenons pas dans une forêt par exemple et l’équilibre se maintient de lui même (sauf dans des cas bien précis). Cependant, si l’on intervient, on dérègle tout le système et on se plains qu’il y ait des invasions ! C’est le comble.

Abstenez vous d’intervenir, mais ce n’est pas tout. Observez. Interrogez-vous : pourquoi est-ce que ces insectes se sont installés sur ces plantes et pas d’autres ? Pourquoi est-ce que qu’ils prolifèrent si vite ? Renseignez-vous sur leur mode de vie. C’est là une des clés du jardinier futé qui veut cultiver au mieux. Personne n’est pas parfait, et tous les conseils que vous lirez, même sur ce blog, ne seront pas toujours applicable à votre situation précise. Il fut toujours que vous vous interrogiez le bien fondé d’une de vos actions.

.
Cette démarche est vraiment à l’exact opposé de certains mode de jardinage qui vise à avoir un jardin beau, net et surtout stérile. Nous devrions tous visé vers la beauté et la biodiversité.
Qu’il est agréable d’entendre le bourdonnement des abeilles, de voir les papillons voleter autours de nous, de sentir la terre dans nos mains et de voir les vers de terre qui travaillent sans relâche pour nous.
On ne devrait jamais vouloir éradiquer une espèce, qu’elle quelle soit. Tous les animaux ont une fonction, les carabes par exemple mangent énormément de limaces, mais ils mangent aussi des vers de terre ! Est-ce une raison pour vouloir les éradiquer ? Les fourmis font un ménage incroyable dans le jardin en mangeant une multitude d’insectes “ravageurs”, mais elles élèvent aussi des pucerons pour leurs délicates gouttes de miellat. Est-ce là aussi une raison valable de vouloir les éradiquer ?

Je ne le pense vraiment pas. Dans nos écosystèmes l’équilibre est rompu, les espèces ne prennent pas le dessus normalement, et il faut aider la nature à recréer l’équilibre à nouveau.

 

Donc ne pas intervenir, et laissez les “ravageurs” vivre leur petite vie. Accepter le non-agir. Afin d’offrir de la nourriture aux auxiliaires.

 

2. Le gîte

Hôtel à insectes
Petit hôtel à insectes

Deuxième conseil pour attirer les auxiliaires au jardin est de leur offrir le gîte. Vous leur avez donné le couvert, c’est certes très utile. Mais vous aimeriez qu’ils s’installent définitivement n’est-ce pas ? Quoi de mieux que de leur offrir un petit nid douillet où papa et maman coccinelles pourront faire des bébés coccinelles ? (bon, je m’égare… ^^)

Pour revenir à nos abris à auxiliaires, vous pouvez leur confectionner un magnifique hôtel à insectes avec des matériaux de récupération. C’est aussi réalisable avec des palettes. Vous pouvez aussi installer quelques nichoirs pour les oiseaux.
Si vous disposez d’un plus grand espace, je vous conseille d’essayer de reproduire plusieurs milieux différents. Un point d’eau (comme une mare) est particulièrement intéressant de par la diversité d’animaux qui en seront attirés (amphibiens, insectes mais aussi oiseaux).
Si vous ne disposez pas d’un muret en pierre, vous pouvez aussi faire un tas de pierres ou un tas de vieux bois en décomposition. Ces derniers attireront différentes espèces d’animaux.

 

3. Hâter la venue

Pour finir je vous invite à hâter la venue des auxiliaires grâce à une diversité de plantes différentes. Parce que l’équilibre prends des années à se faire, et bien que la patience soit une des meilleures qualités d’un jardinier, nous aimerions tous accélérer les choses.

Plantez des fleurs, comme des mélanges pour prairies fleuries. Même sur une petite surface. Vous pouvez aussi en plantez dans les bordures ou en bacs.
Pourquoi plantez des fleurs ? Parce que cela va attirer toute une gamme d’insectes auxiliaires pollinisateurs (comme les abeilles solitaires). Mais aussi offrir de la nourriture pour bien d’autres insectes, qui mangeront certains insectes, mais qui se feront aussi manger par d’autres.
Vous pouvez aussi invitez les fleurs dans le potager, les oeillets d’Inde sont du plus bel effet sous les tomates. En plus de ça, chaque plante à ses propriétés. Pour l’oeillet d’Inde, il permet de lutter contre les nématodes par exemple.

Une des fleurs que j’affectionne tout particulièrement est la capucine. La plante est comestible et ses fleurs sont magnifique dans une salade en été, ou tout simplement au potager ! De plus, c’est une plante relais. C’est-à-dire que les pucerons vont en premier lieu s’installer sur les capucines.
Nombre de jardiniers (non bio en général) conseillent alors de brûler ces dernières lorsqu’elles sont pleines de pucerons. C’est un non-sens complet, déjà au niveau des auxiliaires, qu’ils privent de leur source de nourriture, comme vous l’avez compris. Mais aussi car si nous brûlons la capucine qui attire les pucerons, par quoi ces derniers vont être attirés ? Parce que les pucerons s’installent de toute manière. Ils vont être attirés par nos légumes évidemment !
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Capucine fleurs
Fleur de capucine

 

Résumons ces conseils généraux pour attirer durablement les insectes auxiliaires au jardin :

  • leur offrir le couvert (donc retenir ses pulsions meurtrières)
  • leur offrir le gîte
  • hâter leur venue en les attirant avec de magnifiques fleurs et prairies fleuries

Ces trois conseils sont adaptables à chaque situation. Lorsque j’habitais en appartement et où mon jardin se résumait à des bacs sur mon balcon : je faisais mon possible pour tolérer les ravageurs. J’étais toujours récompensé en voyant de magnifiques petites coccinelles venir manger les petits pucerons. Dans certain cas, comme sur les balcons, l’équilibre n’est pas total, mais il faut quand même faire son possible pour offrir gîte et couvert aux auxiliaires.

Si le problème est vraiment trop important, et que vous n’avez vraiment pas la patience pour attendre une installation naturelle, vous pourrez vous procurez un bon nombre d’auxiliaires en jardinerie.

Je ne l’ai pas encore dit, mais il est primordial de ne pas traiter vos cultures avant, pendant ou après ; que ce soit avec des produits bio ou non !

 

C’est la fin de cet article, s’il vous a plu n’hésitez pas à laisser un commentaire et à partager ! 🙂
J’espère que cet article vous aura permis d’en apprendre plus sur les auxiliaires, ces aides inestimables pour le jardinage.
Bon jardinage !

 

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14 réflexions au sujet de « Comment gérer les ravageurs au jardin grâce aux auxiliaires »

  1. Article très intéressant ! Vivement la suite avec les précisions sur chaque auxiliaires !!

    Il est temps pour moi de profiter de la fin de l’hiver pour préparer gîtes et couverts à tout ce petit monde 🙂

    1. Bonjour Marion,

      Je te remercie pour le compliment, ça fait plaisir ! 🙂
      Non je ne savais pas que la coccinelle est l’emblème de Gujan-Mestras, merci de me l’avoir appris !
      Ce n’est qu’en partageant le savoir que les gens n’achèterons plus de coccinelles asiatiques, véritable fléau sous nos latitudes.

      À bientôt ! 😉

  2. Bonjour,

    Avant tout, merci pour la mine d’informations présentes sur ce site.
    J’essaye également de trouver des solutions naturelles aux ravageurs….mais je sèche sur l’un d’entre eux (d’un autre genre, je suis bien d’accord) : le campagnol (ou mulot).
    il m’interdit la plantation de nombreux légumes comme courgettes, citrouilles, etc

    Autant je peux encore cohabiter avec la taupe, j’ai davantage de mal avec le campagnol.
    Avez-vous des conseils?

    Merci

    1. Bonjour Thomas !

      Merci pour le compliment, ça fais très plaisir !

      Effectivement le campagnol est assez mal vu. ^^
      Je dirai que premièrement il faut créer les écosystèmes adéquats à la présence des prédateurs naturels du campagnol. Un des meilleurs étant les serpents comme les couleuvres, qui sont inoffensives pour l’humain.

      Pour favoriser leur venue, un tas de bois, un tas de pierre, un gros tas de feuille. Ou des bandes enherbées. Le mieux étant d’avoir tout ça à la fois évidemment ! 😉

      Un mulch épais (20 cm) favorise aussi énormément la présence de ces reptiles. Mais aussi des rongeurs, il en faut pour attirer les couleuvres de toute façon.

      Sinon pour vos plantations, je peux vous conseiller 2 choses : faire vos semis en godets (pour les espèces qui sont attaqués à l’état de semis). Et d’en planter plus que nécessaire si possible. Par exemple, il faut toujours planter plus de salade que nécessaire pour que les limaces ait de quoi manger sans nous embêter. Cela attire les carabes qui seront à leur tour manger etc. 🙂

      Sinon pour contrebalancé un point de vue très négatif sur ces rongeurs, il faut savoir qu’avec leur galerie ils augmentent l’infiltration de l’eau.

      Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas !

      1. Salut Heikel et Thomas !!
        C’est tout à fait ça. Tous ces animaux et tous ces auxiliaires s’équilibrent entre eux. Thomas si tu arrives à faire venir les prédateurs nécessaires pour un bon équilibres de toutes ces populations tu n’auras plus de problèmes. Mais pour ça il faut être patient. Il ne faut pas vouloir faire tout d’un seul coup autrement tu vas te décourager. Un peu chaque année et tu verras au fur et à mesure des saisons ça va évoluer dans le bon sens. Allez courage. Tu vas y arriver.

        1. Je rejoins totalement ce que Jean Claude t’as dit, il faut de la patience. 😉
          Le jardinage bio, la permaculture, ça développe la patience de toute façon !

          La biodiversité est relativement rapide à se mettre en place, et ça amène plus de résilience dans le projet.

          1. Au fait hier j’ai vu des papillons que je ne voyais plus depuis des années. C’est donc que je commence à être sur la bonne voie. Quand tu n’utilises plus de produits chimiques les résultats suivent.

  3. Merci pour vos retours.
    J’ai déjà implantė une zone non fauchée de 250 m2 avec 2 tas de pavés, tas de branches, tas de fins dechets de plantations (buis,etc), tronc d’arbre débité, etc.
    C’est un vivier d’insectes et d’oiseaux, et manifestement un paradis pour les hérissons.
    Mais cela n’attire pas pour autant les serpents. Il n’y en a d’ailleurs pas dans le quartier, donc à moins d’en importer, je risque de ne jamais en avoir.
    Pareil pour un grand prédateur des mulots: chouette, hiboux. Mais Il n’y a pas assez de grands arbres, bois à proximité.
    Le chat me ramène une quantité impressionnante de souris, mais seulement 1 campagnol et 2 taupes depuis 3 ans.
    J’ai aussi essayé les godets…un coté est systématiquement ‘cisaillé’ pour avoir accès au semi..

    Bref, j’essaye, je cherche ^^

    JC>Oui, en effet, gros retours d’abeilles chez moi, arrivée d’au moins deux piverts et d’un oiseau chanteur encore non identifié. Il y a eu aussi un retour de chauve-souris aussi mais pas de trace d’elle cette année..

    1. Ce n’est pas parce qu’il n’y en a pas dans le quartier qu’elles ne viennent pas s’y balader. On en voit même en ville. Quand elle tomberont sur ce “paradis”, elles voudront y rester je pense. 😉
      Il suffit d’être patient.

      Pour les semis avec un côté cisaillé je n’ai pas compris ? C’est quand vous les repiqué en pleine terre ? Ou ce sont les godets qui sont cisaillés ?

      1. Les serpents sont de nature très peureux. Dès qu’ils entendent du bruit ils s’éloignent ou se cachent. Il n’y a pas de raison que tu en aies un jour ou l’autre. Juste un exemple. Je commençais à désespérer au sujet des papillons. Et hier miracle il y en avait dans mon jardin. ça faisait des années que je n’en avais pas vu. Les surprises arrivent quand tu t’y attends le moins.
        Je viens de poster des photos de mon jardin. Si le cœur vous en dit je vous propose d’aller les voir ici https://spotjardinmonsite.com/2017/06/10/jean-claude-divet/ Elles sont en commentaire. Bonne après midi à tous les deux !!

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