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Tomate : culture de A à Z (semis, entretien…)

La culture la plus communément retrouvée dans les jardins potagers est certainement la culture de tomates. Retrouvez dans cet article tous les conseils pour avoir de belles tomates facilement !

La tomate : tour d’horizon

La tomate : un fruit ou un légume ?

La tomate (Solanum lycopersicum L.) est considérée comme un fruit en botanique. En effet un fruit est un organe d’une plante qui contient la ou les graines de cette dernière. Vous l’avez compris, on appelle “légume” beaucoup de fruit dans la vie quotidienne. À titre d’exemple, voici quelques fruits : les concombres, les poivrons, les courgettes ou même les courges. Cependant on les consomme généralement comme des légumes, donc la distinction n’est intéressant que d’un point de vue botanique. Honnêtement, on s’en fiche un peu concernant la culture de la tomate. Mais il fallait bien commencer la fiche sur la culture de la tomate quelque part, et c’est chose faite !

La tomate, un fruit originaire d’Amérique du Sud

Si je vous dis que lorsque les européens avaient importé les tomates (dans les années 1500), ils ne la cultivaient que pour son aspect ornemental vous me croiriez ? Pourtant c’est comme ça que cela c’est passé, la culture de la tomate était à la base, en Europe en tout cas, ornemental. Je ne dis pas que l’on ne l’a consommait pas du tout, mais la culture de la tomate était principalement dédié à la beauté, le fruit était aussi parfois utilisé à des fins médicinales. Qui aurait cru alors que la culture de la tomate était destinée à devenir une des cultures phares de tous les jardiniers 500 ans après ? 

 

La culture de la tomate (semis, repiquage, entretien)

La culture des tomates est une des cultures les plus commentées, les plus débattue, mais aussi les plus renseignée. Ce qui est normal lorsqu’on lit tout et son contraire sur internet et dans les livres. Et les avis divergent sur tous les points de sa culture : depuis le semis, jusqu’à la récolte des tomates ou la récupération des graines de tomates. Cet article n’a pas vocation à vous donner les versions fiables à 100% vos situations personnelles, d’ailleurs il sera tout le long question de la culture de la tomate, mais les conseils resteront dans une très large mesure applicable à la culture de la tomate cerise. Mais lorsque sur internet on lit “faites ceci comme cela, et cela comme ceci” il faut essayer de prendre un pas de recul et se demander si cela est adapté à notre situation, nos envies personnelles et notre façon de jardiner. J’essayerai, autant que cela est possible, de vous donner un maximum d’éléments de compréhension afin que vous puissiez vous faire votre opinion (notamment sur la taille des tomates, le mildiou ou encore la récolte des graines de tomates). Ce qui marche pour les uns ne marchent pas forcément dans d’autres situations. Cependant, les conseils généraux restes largement applicables à tous. Si vous ne cultivez pas la tomate comme il l’est dit dans cet article mais que vous obtenez d’excellents résultats quand même, n’hésitez pas à laisser un commentaire sous l’article afin de nous partager votre expérience ! 😉

Cagette pleine de tomates de différentes variétés
Cagette pleine de tomates de différentes variétés récoltés au mois d’août

Semis de tomate : quand et comment semer les tomates

Quand semer les tomates

Le choix du moment idéal pour semer les tomates est certainement le point noir des semis de tomate. La majorité des jardiniers débutants les sèment beaucoup trop tôt, et une bonne partie des autres aussi. En France, semer ses tomates en fin janvier ou en février ne sert à rien. Les plants de tomate vont pousser dans leur godet (ou tout autre support de culture) auront tout le temps de s’épuiser avant d’être plantés en pleine terre ou en pot plus grand. D’ailleurs, c’est souvent la cause qui fait filer les semis. Les jours, en janvier, février et même début mars sont encore très courts, ce qui n’assure pas une exposition lumineuse optimale aux plants de tomate. De plus, les plants étant à l’intérieur et donc au chaud, les plants vont pousser rapidement et donc filer pour trouver de la lumière plus facilement. Si vos semis ont filés, ne vous en faites pas, il est possible de rattraper le coup, je vous invite à lire la partie des problèmes courants de la culture de la tomate dans cet article.

Ne semez pas vos tomates trop tôt

Donc premier conseil : ne semez pas vos tomates trop tôt ! C’est fondamental pour avoir des plants de tomate pleins d’énergie qui reprendront rapidement racine lors du repiquage en pleine terre. Si vous habitez en France, vous pouvez semer vos tomates en courant mars, cela semble une bonne période, avant, dans la très grande majorité des cas, cela ne sert à rien. Vous aurez effectivement des plants vigoureux, même si vous les semez en début avril, et ils ne prendront, en général, pas de retard sur la production. De toute façon, si vous êtes un fan des tomates, vous avez déjà choisi quelques variétés précoces (on revient sur les différentes variétés dans la suite de cet article sur la culture de la tomate).

Cependant, si vous êtes maraîchers et que vous avez des serres chauffées, il est peut-être intéressant de semer vos tomates en courant février, notamment si vous habitez dans une région plus chaude. On peut chauffer des serres de plusieurs manières, ne sautez pas tout de suite sur le jugement. Les serres accolées aux maisons et exposées au Sud permettent de garder une température moyenne très agréable (avoisinant les 20°C toute l’année pour certaines !). C’est d’ailleurs une situation qui permet à la tomate d’exprimer son caractère vivace et de vivre plusieurs années. Si le sujet des serres vous intéresse, n’hésitez pas à laisser un message en commentaire pour le dire, je ferai peut-être plusieurs articles sur la thématique et pourquoi pas interviewer des experts pour vous. 😉


Vous avez été plusieurs à me le demander, et j’ai donc demandé à un expert du sujet de vous faire un premier article sur les serres. Il s’agit de Philippe qui vous a écrit un article très intéressant et très complet sur le thème des serres. Mais pas de n’importe quel type de serre : une serre sans chauffage. Il vous explique tout ce que vous avez à savoir pour débuter le projet d’une serre sans chauffage et vous partage ses connaissances sur le sujet (ouvrez le lien dans un nouvel onglet en attendant de finir cet article, je vous assure, ça vaut le détour) : Comment cultiver toute l’année dans une serre sans chauffage ? 


 

Donc si vous vous posiez la question de quand faire les semis de tomate la réponse est : pas trop tôt. En général dans le courant mars et même avril cela est tout à fait possible en France. Cela vous permettra de vous libérer du temps pour semer les plantes qui poussent réellement en février/mars/avril comme les petits pois ou les fèves. Dernier petit conseil, si vous souhaitez avoir des tomates tard dans la saison et que vous possédez une serre ou que vous habitez dans un climat chaud : n’hésitez pas à échelonner vos semis de tomates.

Comment semer les tomates

la question de comment semer les tomates est avant tout une question de lieu et de moyens matériels. Si vous habitez dans un climat chaud, ou même tropical, vous pouvez semer vos tomates en pleine terre. Cependant si vous habitez dans un climat un peu plus tempéré, une bonne méthode de semis de tomate est de les semer en godet afin de prendre de l’avance sur la saison de jardinage.

  • Version simple et rapide pour semer les tomates si vous habitez en climat tempéré (comme en France) : prenez des godets que vous remplissez de terre. Des godets aux tailles normales conviennent tout à fait, nul besoin d’en choisir de particulier. Si vous possédez un terreau de semis, choisissez ce dernier. Cependant, si vous n’en possédez pas, essayer de prendre un peu de terre du jardin que vous mélangerez à du compost. Certains conseille aussi de mélanger un peu de sable à ce mélange, mais cela dépends de la nature de votre sol. Ne vous embêtez pas trop et prenez ce que vous avez sous la main, cela fonctionne très bien en général. Une fois cela fait, je vous conseille d’imbiber les godets d’eau une première fois afin que le terreau perde du volume en se tassant. Une fois ceci fait, mettez une graine au milieu de chaque godet (deux si vos semences de tomates ne sont pas excellente, si les deux poussent vous les séparerez ensuite). Ensuite vous pourrez recouvrir les graines d’un ou deux centimètres de terreau/terre. Arroser légèrement une dernière fois. Et surtout, étiqueter vos plants. Lorsque chaque plant de tomate aura poussé d’environ 15-20 centimètres, il sera temps de les repiquer.
  • Version un peu plus longue pour semer les tomates si vous habitez en climat tempéré (comme en France) : au lieu de directement semer vos graines de tomates dans un godet, vous pouvez semer vos plants dans des plaques de semis. Et une fois que chaque plants sont sortis de terre, et qu’ils possèdent quelques feuilles, vous pourrez les mettre en godets, ou directement dans les pots que vous destinez à la culture de tomate. Cette méthode à l’avantage certain de vous faire gagner beaucoup de place. Une plaque de semis prends bien moins de place que plusieurs cagettes de godets.
  • Si vous habitez dans un climat relativement chaud, ou que vous semez plus tard dans la saison : vous pouvez directement semer vos graines de tomate en pleine terre. Une astuce pour ce faire est de prendre une tranche de tomate contenant les graines et de l’ensevelir sous quelques centimètres de terre. Cela vous évitera la récolte des graines de tomates qui peut être fastidieuse si vous ne voulez récolter que quelques graines de tomates.
Une belle tomate ananas
Une belle tomate ananas en train de mûrir à son rythme. la tomate ananas est une excellente variété de type coeur de boeuf

 

 

La plantation des tomates : repiquer les tomates

Quand planter les tomates

Quand repiquer les tomates ? C’est très simple et cela dépend de si vous avez, ou non, semez vos graines de tomates à la bonne date. La plantation des tomates peut avoir lieu dès que le plant de tomate fait environ 15 centimètres. N’attendez pas qu’ils dépassent 20-25 centimètres pour les planter. En effet, les plants de tomates qui poussent trop longtemps dans leurs pots vont développer trop de racines. En général, les racines des plants de tomate vont commencer à tourner en rond. Lorsque vous voudrez planter les tomates en pleine terre, les plants de tomates mettront plus de temps à s’enraciner, puisque toutes les racines ne partiront pas en tous sens.

Au contraire, si vous n’avez pas semé vos graines de tomates trop tôt, vous pourrez planter vos tomates à la bonne période. Les racines de ces plants de tomates n’auront pas eu le temps de tourner en rond.

La bonne période pour planter les tomates au jardin potager est lorsque les gelées seront passées. En général, dès mi-mai les gelées ne devraient plus poser de problème. Si vous habitez dans une région plutôt froide (Nord de la France par exemple), vous pouvez attendre début juin pour planter vos tomates si vous souhaitez être plus prudent.

 

Comment planter les tomates

Si vos plants de tomates sont restés trop longtemps en terre et que la tige a poussée indéfiniment et est très fragile, pas de panique. Vous pouvez toujours rattraper le coup. En effet, vous pouvez planter le plant de tomate un peu plus en profondeur que ce que vous feriez habituellement. Au contraire d’autres plantes, le plant de tomate planté ainsi fera de nouvelles racines depuis la tige même du plant. Ce qui permettra d’offrir un réseau racinaire neuf au plant de tomate. Les tomates puiseront leur eau et leurs nutriments en profondeur. Et leurs racines permettront de nourrir toute la vie présente dans le sol lorsque les racines se décomposeront seront mortes. Une astuce pour cela est de planter les tomates de manière inclinée. En effet, le plant de tomate se remettra droit très rapidement. D’ailleurs, c’est une astuce que vous pouvez mettre en place systématiquement, même si vos plants de tomates n’ont pas énormément poussés.

Concernant la question de comment repiquer les plants de tomates, il faut faire attention au facteur espacement entre les différents plants. Cela dépend de si vous souhaitez les laisser pousser librement “en touffe”, ou si vous souhaitez les faire grimper le long d’un tuteur (corde, piquet etc). Si vous souhaitez les laisser pousser assez librement, comme cela se fait de plus en plus, vous aurez besoin d’espacer de manière plus importante vos plants de tomates en les repiquant. Personnellement j’aime planter les légumes et les fruits de manière serrée.

Une astuce sur laquelle nous reviendront dans la suite de cet article est d’associer vos plants de tomates avec des plants d’oeillets d’Inde. En effet, les oeillets d’Inde permettent de lutter contre les nématodes qui peuvent s’attaquer aux racines des tomates. Jetez un oeil à la partie traitant de l’association des tomates avec les oeillets d’Inde dans cet article.

 

Mettre un amendement ou un engrais en repiquant les tomates

Commençons par la base, quelle est la différence entre un amendement et un engrais ? C’est très simple : un amendement nourrit le sol et améliore sa structure et sa fertilité, et un engrais a pour but de nourrir directement les plantes. Vous l’avez tout de suite compris, dans un système en permaculture, il est primordiale de tendre vers la durabilité (afin de se donner le moins de travail possible par la suite). Nourrir les plantes avec des engrais peut sembler intéressant dans certains cas : plantes en pots où lorsque l’on débute une activité commerciale sur un terrain très pauvre, encore que, on peut très souvent s’en sortir sans.

Évidemment, les classes “engrais” et “amendements” sont souvent plus flous que cela. Sauf dans le cas des engrais de synthèse que l’on peut tous acheter en jardinerie (ce que je déconseille d’ailleurs, la nature nous offre bien des moyens de pallier à une éventuelle carence dans le sol). Si vous souhaitez en apprendre plus sur la différence entre les amendement

Ce que je vous conseille, si votre terre est légèrement pauvre, ou de mauvaise qualité, mettre un amendement peut être intéressant pour le nourrir. Quand je dis le nourrir, je parle surtout de la faune qu’il abrite : toute la biodiversité que l’on ne voit pas forcément mais qui est absolument indispensable. Concernant les amendements, j’imagine que vous l’avez déjà compris : le mulch que vous mettrez en place (s’il est organique) nourrira votre sol sur une longue période, lui permettra d’être protégé des intempéries et permettra donc à toute la faune du sol de croître paisiblement. On y revient dans la partie entretien. Cependant, si vous souhaitez en apprendre plus sur le sol, la vie qu’il héberge, et surtout le rôle primordial de la protéger pour avoir un jardin potager fertile qui donne d’excellentes récoltes (tant au niveau de la quantité que du côté gustatif) ; je vous conseille grandement de lire la chronique et le résumé du livre suivant :

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   {livre} Le sol, la terre et les champs

 

L’entretien des plants de tomate

L’arrosage des tomates

Faut-il arroser ses tomates ?

Avant de répondre à la question de “comment arroser les tomates” concentrons nous quelques instants sur comment rendre vos tomates les plus indépendantes possible. Vous pourriez penser qu’il s’agit de paresse, mais pas du tout (enfin, un peu quand même 😉 ). Prenons un exemple, un plant de tomate qui serait un maximum indépendant des interventions du jardinier. Ce dernier aurait donc un système racinaire bien développé, ce qui lui permet de gérer bien mieux les sécheresses car il peut puiser l’eau contenu dans la terre en profondeur. Cela est permis grâce à deux choses, premièrement ce plant de tomate aura été planté au bon moment : les racines n’auront pas eu le temps de tourner en rond. Et par le fait que le jardinier n’arrose pas ce plant de tomate dès qu’il y pense. Mais quand cela est nécessaire : c’est-à-dire quand la plante elle même montre des signes de manque d’eau (lorsque les feuilles commencent à perdre de la vigueur par exemple. Cela va pousser le plant de tomate à pousser ses racines plus loin et plus en profondeur. Au contraire d’un plant de tomate qui serait trop arrosé par un jardinier. Ce plant de tomate deviendrait feignant, il n’aurait aucune raison de développer un grand système racinaire puisqu’à son pied il aurait toute l’eau nécessaire à sa croissance.

Deuxièmement la qualité du sol permettra un enracinement optimal. Cette qualité du sol étant obtenue, idéalement, grâce à la biodiversité présente dans le sol (qui pourra vivre grâce au mulch présent sur le sol, et des pratiques de jardinage respectueuses de l’environnement). Autre point très intéressant à souligner : comme le système racinaire du plant de tomate sera très développé, il aura à sa disposition une grande surface pour puiser des nutriments. Idéal pour avoir des fruits sains, chargés d’oligo-élément. Cela n’a donc pas qu’un impact sur la récolte, mais aussi sur la qualité de la production : les fruits que vous produirez chez vous n’auront rien à voir avec ceux que l’on peut acheter dans le commerce. Si vous n’avez encore jamais goûté pareilles tomates, je vous le souhaite de tout coeur !

Mettre un mulch

Tomates plantées en serre, avec un mulch composé de paille
Vous pouvez voir les tomates plantées en mi-mai avec l’allée recouverte de BRF et le sol recouvert de mulch (ici de la paille).

Comme je vous le disais plus haut, il est indispensable d’installer un mulch au pied de vos tomates. Si vous êtes nouveau sur ce blog, et plus généralement dans le monde de la permaculture, voici ce qu’est un mulch. Un mulch est une couverture que l’on met sur le sol. Cette couverture peut être de 2 sortes : 1 couverture qui fait office d’amendement, ou une couverture qui n’apporte rien au sol. Dans la première catégorie de mulch, on retrouve la paille (paillage), le foin, le BRF (Bois Raméal Fragmenté), le carton (non traité et non imprimé) etc. Parmi les mulch qui n’apporte rien au sol (typiquement des mulch minéraux) on retrouve : les pierres, des graviers, des tuiles, des galets, des bâches etc.

Le mulch a plusieurs avantages indispensables parmi lesquels : le mulch permet de protéger physiquement le sol et donc de lutter contre la croûte de battance se formant en surface du sol (à cause de la pluie, du vent mais aussi du soleil). J’ai parlé de ce problème de croûte de battance dans l’article sur le mulch que je vous conseille : le mulch, une technique indispensable en permaculture.

Vous l’aurez compris, vous aurez tout intérêt à choisir un mulch organique car ce dernier va non seulement protéger votre sol des intempéries, mais il va aussi servir d’amendement. Si vous n’avez pas lu l’article sur le mulch, je vous conseille de mettre au moins 10-15 centimètres de mulch. Cela diminue vite et permet de garder le sol humide bien plus longtemps.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu   {livre} Permaculture - Guérir la terre, nourrir les Hommes

Comment arroser les tomates

Comme le remarquait très justement un des lecteurs (et blogueur) dans les commentaires de cet article, cette partie nécessitait quelques ajouts. Au delà du conseil très connu de ne pas arroser les feuilles en même temps que vous arrosez vos tomates, surtout si vos plants de tomates sont en serre, on peut dire deux trois autres choses. Si vos plants nécessitent d’être arrosé (la terre est bien sèche sous le mulch et les feuilles flétrissent), arrosez directement au pied de chaque pied de tomate. Je reprend la formule dite dans le commentaire, car elle est extrêmement juste et bien formulée “arrosez peu souvent mais abondamment”. Et cela pour une raison fondamentale que nous avons déjà abordé. Si vous laissez vos plants de tomates devenir paresseux, ils ne développeront pas beaucoup de racines. Et comment rendre un plant de tomate paresseux ? Arrosez souvent et peu (ou juste souvent). Lorsque vous arrosez souvent, les racines du plant de tomate, vont rester en surface du sol et ne vont pas chercher à s’enfoncer ou à se développer beaucoup. Au contraire, si vous arrosez peu fréquemment mais abondamment cela va permettre d’humidifier la terre en profondeur. Et le laps de temps entre deux arrosages étant plutôt long, cela va envoyer un message clair au plant de tomate : développer vos racines en profondeur pour aller chercher vous même votre eau. Cela va rendre vos plants de tomates plus indépendants et leurs assurer une meilleure résistance ainsi que des propriétés organoleptiques plus intéressantes. (Mais nous avons déjà développé ce point, passons tout de suite au point suivant).

Finalement, faut-il tailler les tomates ?

C’est un sujet qui porte à débat pour beaucoup de jardinier, et je ferai un article dédié à cette question. Je vous propose cependant de vous demander pourquoi tailler les tomates. Si la seule réponse que vous avez est “parce que tout le monde le fait”, ou “parce que mon grand-père le faisait” (etc), je vous invite vraiment à prendre du recul et à vous demander, réellement, quel est le but de tailler les tomates. N’hésitez pas à faire quelques recherches, en faisant attention à vos sources cependant. Wikipédia, qui est un site formidable par bien des aspects, est écrit par des personnes comme vous et moi qui n’avons pas forcément fait un travail de remise en cause des idées préconçues. On y trouve d’ailleurs, au chapitre de la taille des tomates, quelques incohérences du type “les drageons [ou gourmands]” (qui sont cependant deux choses à ne clairement pas confondre).

Pour ne pas vous laisser sans informations et positions : tailler les tomates produit des plaies sur les plants taillés. Autant de plaies qui permettront à certains champignons, ou micro-organismes d’attaquer la plante plus facilement, citons par exemple le mildiou. Celui qui fait trembler des dizaines de milliers de jardiniers chaque année. Si vous ne taillez pas vos plants de tomates, les plantes n’auront pas de plaies, et cela fera moins de porte d’entrée pour le mildiou.

Pour finir ce court passage sur la taille de tomates, je vous invite à faire un test simple : essayez vous même de ne pas tailler une partie de vos tomates. Vous verrez que vos plants ne produiront pas moins. Chaque “gourmand” que vous ôtez serait porteur de bouquet de fleur, et donc de tomates.  😉

 

Comment conduire ses tomates

Planter ses tomates avec un tuteur

Une des manières de faire une culture de tomates est de les faire pousser sur un tuteur comme cela se fait traditionnellement. Cela a l’avantage certain de faciliter la récolte des tomates, puisque les tomates pousseront le long de ce tuteur. Vous pouvez aussi opter pour la solution de fils tendus, notamment si vous cultivez vos tomates en serre. Si vous ne possédez pas de serre, mais que cette solution vous intéresse quand même, voici une solution simple et efficace : vous pouvez construire une structure comme sur la photo. La structure a été construite il y a plusieurs années. Elle présente l’avantage d’être transportable, de pouvoir être couverte par une bâche, et d’être durable dans le temps en fonction des matériaux utilisés.

Structure pour faire pousser les tomates
Vous pouvez voir sur cette photo, juste derrière les maïs, la structure qui est mentionnée dans le paragraphe précédent

Utiliser d’autres support de culture

Si vous habitez dans le Sud de la France ou dans un climat assez chaud, je vous propose de tester une méthode beaucoup moins commune. La plupart des variétés de tomates font des tiges assez longues, notamment les tomates cerises. Profitez en pour les faire grimper le long de fil tendus à l’horizontal, ou même dans les arbres. Vous pensez certainement que l’ombre des arbres va empêcher vos tomates de croître correctement. Mais il n’en est rien. En effet, en climat chaud, vos tomates risquent de souffrir en plein soleil. Alors que si vous les faites grimper dans des arbres (relativement bas, bien sûr), les feuilles seront à la mi-ombre et certaines recevront toujours de la lumière directe du soleil. Cette année vous pouvez essayer d’en planter une ou deux tomates aux pieds d’arbres. Cela augmentera la surface cultivée de votre jardin potager.

 

Récolter des graines de tomates

Pourquoi récolter ses graines de tomates

C’est une étape trop souvent laissée de côté par les jardiniers : ne faites pas cette erreur ! Récolter ses graines de tomates (de plants non hybrides F1, cela va de soi) est d’une importance capitale. Une tomate issue de semences biologiques et cultivée dans un jardin potager a acquis de nouvelles informations dans son patrimoine génétique. Citons par exemple les conditions climatiques que ce plant de tomate a dû surmonter. Mais aussi une façon de jardiner particulière au jardinier en question. Sans oublier le point primordial : la résistance aux maladies, et donc au mildiou.

Concrètement, récolter vos graines va vous permettre de faire de la sélection variétale. Comme les paysans (même si aujourd’hui ce sont les semenciers qui s’en occupent, plus ou moins bien d’ailleurs). L’avantage que vous en retirerez, c’est qu’au fur et à mesure du temps, vos plantes présenteront de plus en plus les caractéristiques qui vous intéresse. Dans le cas des tomates on peut dire que les caractéristiques qui intéresse la plupart des jardiniers sont : des plants productifs et sains, des tomates bien formées et assez grosses (sans oublier le goût, mais cela on l’a déjà vu plus haut). Cela permettra aussi de sélectionner des plants de tomates qui sont résistants aux maladies (comme le mildiou).

Comment récolter les graines des tomates facilement

Une image parlant mieux que mille mots, voici une courte vidéo tutoriel vous expliquant comment récolter vos graines de tomates facilement en quelques étapes simples. C’est une étape clé dans la culture de la tomate, et cette fiche de culture sur la tomate ne serait pas complète sans !

Une courte vidéo qui montre comment récolter vos graines de tomates facilement et pas-à-pas :

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Variétés de tomate

La variété de tomate la plus commercialisée est certainement la tomate ronde que l’on retrouve dans chaque supermarché, quelque soit la saison. Mais il existe bien d’autres variétés de tomates ! Parmi lesquelles je vous ai fait une petite sélection. 😉

Variétés de tomates à gros fruits :

  • La tomate ananas : il s’agit d’une variété de tomate à gros fruits. La tomate ananas est une variété de couleur orangé et plutôt tardive. Son goût est excellent et c’est une tomate à chair. La tomate ananas est une variété ancienne.
  • La tomate coeur de boeuf : variété de tomate très connue, la coeur de boeuf est une variété de tomates à gros fruits. Il existe beaucoup de tomate de type coeur de boeuf issues de plusieurs sélections variétales différentes. Vous pouvez retrouver toutes ces différentes variétés sur les sites internet de vos semenciers bio préféré.

Variétés de tomate très productives :

  • La tomate noire de Crimée : il s’agit là aussi d’un classique pour nombre de jardiniers. La noire de Crimée est une variété produisant des tomates plutôt grosses (aux alentours de 300 grammes, parfois plus), et ayant des plants plutôt productif. Il s’agit d’une variété de tomates ancienne ayant une couleur s’approchant du noir (on reste sur des teintes vert foncé ou pourpre foncé).
  • La tomate Cornue des Andes : si la noire de Crimée est un classique, la tomate Cornue des Andes l’est plus encore. On l’a retrouve sur chaque étal de vente de jeunes plants. En effet il s’agit d’une excellente tomate très productive. La tomate Cornue est Andes a une forme allongée ayant peu de jus, mais une chaire vraiment excellente, surtout lorsque les tomates ont bien eu le temps de mûrir sur le plan.

Variétés de tomate précoces :

  • La tomate Siberia : cette variété est très précoce. Il s’agit d’une tomate ronde et rouge relativement moyenne (aux alentours de 100 grammes par tomate). La variété de tomate Siberia est, comme son nom l’indique, originaire de Sibérie.
  • La tomate Tigerella : la tomate Tigerella n’est clairement pas en reste comparée aux autres. Il s’agit d’une magnifique tomate ronde rouge mais striée d’orange. Les fruits e la tomate Tigerella sont relativement petit, 5 cm en moyenne.

Association intéressante : Les oeillets d’Inde et les tomates

Association entre un plant de tomate cerise et un plant d'oeillet d'Inde
Sur cette photo vous pouvez voir un jeune plant de tomates cerises accompagné, à sa gauche, d’un plant d’oeillet d’Inde sur lequel j’ai récupéré une boîte entière de semences.

Comme je vous l’ai mentionné plus haut, nous allons nous pencher sur une association intéressante à faire avec les tomates. Il s’agit de l’association entre les oeillets d’Inde et les tomates.

Les oeillets d’Inde

Afin de mieux comprendre en quoi peut être intéressante cette association, penchons nous déjà un peu plus en avant sur les oeillets d’Inde. Les oeillets d’Inde sont aussi appelé tagetes par abus de langage, cela vient de leur nom scientifique : Tagetes patula. L’oeillet d’Inde, contrairement à ce que l’on pourrait penser, est originaire d’Amérique latine et d’Amérique centrale et est une plante fleurie de la famille des Asteraceae. Les fleurs des oeillets d’Inde sont comestibles et possède une saveur relativement fruitée assez intéressante. 

L’oeillet d’Inde est une plante très facile à cultiver, au semis légèrement capricieux. Je prévois toujours le double de godet que ce qu’il me faut normalement. De toute manière, même si tout pousse, cela fait des fleurs à donner ou a planter ailleurs, comme dans les chemins ! Si vous n’avez pas le temps d’en semer ne vous en faites pas, si vous en avez déjà planté chez vous, elle devrait se ressemer d’elle même grâce au grand nombre de fleurs qu’elle produit chaque année.

Associer les oeillets d’inde avec les tomates

Parmi les avantages qu’on lui confère on retrouve celui de repousser les fourmis et les pucerons, d’attirer des auxiliaires et d’en repousser d’autres (du fait de sa couleur et de son odeur notamment). Mais ce qui nous intéresse dans l’association entre les oeillets d’Inde et les tomates et le fait que les racines des oeillets d’Inde émettent un principe actif dans le sol (le thiophène). Le thiophène permet de lutter contre les nématodes (attaquant les racines des tomates), et d’autres plantes souvent jugées comme indésirables (liseron et chiendent notamment). Pour finir, je citerai un autre avantage d’associer ces deux plantes, et de toute simplement mettre des oeillets d’Inde dans votre jardin potager : permettre aux limaces et aux escargots de se concentrer sur autre choses que vos cultures. En effet, les oeillets d’Inde attire les limaces et les escargots : plantez donc quelques pieds par-ci par-là dans votre jardin potager pour bénéficier de tous ces avantages ! 😉

Problèmes fréquents avec les tomates

  • Mon plant de tomate donne peu de tomates :

Premièrement il faut voir si la variété choisie est productive ou non. Si la variété de tomate est censé être productive je vous conseille de comparer ce plant à d’autres. Si c’est un plant parmi d’autres qui ne donne pas beaucoup de tomates, cela vient certainement de quelque part. Essayer d’observer les conditions dans lesquelles il évolue et qu’est-ce qui pourrait être la cause de ce manque de productivité. Si vous n’avez aucune raisons de penser qu’il puisse y avoir une cause en particulier, il s’agit peut être tout simplement du pied qui peut être fragile, qui a pu avoir les racine abîmées ou autres. Au contraire, si ce sont tous vos plants de tomates qui donnent peu, cela peut venir d’une cause bien plus concrète. Premièrement, assurez vous bien que cette variété produit habituellement plus que ce que vous récoltez, cela peut-être tout à fait normal et vous jugez mal les quantités. Pour ce faire, pesez vos récoltes. Ensuite, notez si tous les critères de la culture de la tomate cités dans cet article sont respectés. Si non, essayez de faire en sorte de les rétablir. N’oubliez pas de récolter quelques graines de vos plants les plus productifs pour avoir des plants de tomates plus productifs l’année prochaine.

  • Mes plants de tomates sont ravagés par le mildiou

Si vos tomates sont atteintes par le mildiou, vous n’avez pas grand chose à faire une fois l’installation déclarée si ce n’est d’essayer de défavoriser le plus possible la prolifération de la maladie. Le mildiou n’est pas un champignon, comme on l’a souvent entendu répétée. Mais il s’agit d’un micro-organisme dont le nom ne nous intéresse guère ici. Ce qui nous intéresse par contre est de savoir que le mildiou est favorisée par l’humidité (d’où le fait de ne pas arroser les feuilles, la pluie le fait bien assez toute seule si vous n’avez pas de serre) et par des températures moyennes (rien à faire de ce côté).

Beaucoup de jardiniers coupe les feuilles atteintes, où les plants, les mettent en tas et les brûlent. Je ne le fais jamais et je vous le déconseille fortement pour plusieurs raisons. Premièrement, si les spores se sont répandus, brûler les plantes atteintes ne vous servira à rien. Deuxièmement ces plantes pourraient servir à faire du compost. Pour finir, avec ce genre de pratique on ne favorise absolument pas les plantes à devenir plus résistantes aux maladies.

Je vous conseille par contre de ne pas céder à la peur et de laisser vos plants atteints sur place (dans une limite toute relative en fonction de votre contexte bien sûr), et de récolter les tomates sur les plants qui en serait indemnes afin de les reproduire d’année en année avec une sélection variétale stricte. Au fur et à mesure du temps, vous créerez une variété adaptée à votre jardin potager, résistante au mildiou et productive.

 

C’est la fin de cet article sur la fiche de culture de la tomate. Est-ce que vous rencontrez d’autres problèmes ou avez-vous des variétés de tomates intéressantes et originales ? N’hésitez pas à nous partager votre expérience !

Si l’article vous a plu ou que vous pensez qu’il puisse être utile à quelqu’un partagez le ! 😉

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20 réflexions au sujet de « Tomate : culture de A à Z (semis, entretien…) »

  1. Super article! Je me permets d’ajouter qq infos…
    Pour ce qui est de la taille, rien n’est dit sur pourquoi tailler.
    J’ai fait le test sur 3 années, taillée et pas taillée. Et la production sur les plans taillés était plus de 2fois supérieur à chaque fois, les fruits murissent plus vite et sont plus beaux.
    Je pense que tout dépend de votre emplacement: au nord de la Loire, je vous conseille vivement de tailler, il suffit de ressortir la multitude de poste de l’année dernière de pieds de tomates non taillés qui n’ont rien produit du tout. Ne pas oublier que la tomate est une plante originaire de région chaude et ensoleillée, donc pour la développer dans le nord de la france il faut l’aider à se focaliser sur ses fruits.
    En revanche, idéologiquement, il est clair que ne pas tailler est bien plus respectueux de la nature et de la plante, et la préserve des maladies.
    Il n’empêche que si on plante des tomates c’est quand même pour avoir des fruits à la fin 🙂

    Bref, faites le test vous aussi, c’est le seul moyen de savoir!

    1. Merci pour le commentaire ! C’est extrêmement intéressant ! Je suis du même avis, il faut toujours faire des tests. Après je le dis au cas où si certains ne le savent pas : le résultats d’un seul test n’a pas de valeur. Il faut en faire tout le temps, en essayant de respecter les mêmes conditions de cultures pour voir si la différence vient vraiment de la taille. Comme l’ensoleillement, la terre, le mulch, l’arrosage etc. Toutes les autres conditions doivent être similaires.

      L’avis est extrêmement intéressant. Mais je pense aussi qu’au Nord de la Loire, le risque de mildiou doit être plus fort, l’humidité y est plus forte. Il y a des centaines et des centaines de variétés de tomates, il faut essayer d’en choisir qui conviennent à notre contexte général. Et de les sélectionner au fur et à mesure. Vive la sélection variétale ! 😉

      1. Bonjour, Je suis dans le loir et cher Pour ma part, je n’ai pas de serre et que la tomate soit taillée ou pas, cela ne change rien, le mildiou me détruit toute ma future récolte (pas un pied y résiste) tous les ans . Je paille et j’arrose dans des bouteilles retournées . Je récidive d’année en année, mais je dois bien avouer que cela me décourage ! Eve

        1. Bonjour Eve,

          Avez-vous essayé de choisir des variétés adaptés à votre climat et de sélectionner vos graines pour commencer une sélection variétale ?

          Heikel

  2. bonjour heikel la tomate est un des meilleurs condiments que nous possédions en algerie et sur tous dans le sahara ou le climat lui convient son produit et énorme ;il dépasse celui de la pomme de terre, mais la primeur reste toujours plus difficile repiquage suppression des ramification merci de ce partage karim

    1. Bonjour Karim, les tomates précoces sont un challenge pour énormément de paysans et de jardiniers particuliers. Elle est souvent associée à l’été, au soleil et tout ce qui va avec. On comprend facilement l’engouement pour la tomate. Et une bonne tomate, pleine de goût qui a poussé dans la terre du coin (ou même dans notre jardin), ça n’a vraiment rien à voir avec les tomates des supermarchés !

    1. Personnellement je n’ai jamais essayé la culture de la tomate en aquaponie ou en walipini. Mais pour que vous ayez des réponses plus précises venant d’autres lecteurs du site Jardiner Futé, je vous invite à laisser en commentaire les spécificités de votre contexte : climat, région etc. 😉

  3. Salut Heikel,
    Voici un article vraiment complet sur la culture des tomates;
    Je ne suis par contre pas tout à fait d’accord avec toi lorsque tu dis qu’il n’y a rien à dire sur l’arrosage… C’est pourtant une donnée essentielle. Que je résumerais ainsi : arrosez peu souvent mais abondamment. Si vous arrosez tous les jours, comme le font de nombreux jardiniers, la plante ne cherchera jamais à développer son système racinaire (elle sera donc plus fragile) et ne cherchera pas non plus à se reproduire (donc peu de floraison… et par conséquent peu de fruits).
    On ne peut donner d’indications précises à ce sujet, car cela dépendra du climat, du sol et de la météo… mais pour prendre mon cas, en terre paillée, j’arrose tous les 10-15 jours (à raison d’1 arrosoir par plant).
    Précisons aussi que le repiquage intermédiaire présente un autre intérêt (en tout cas pour les tomates): il favorise également de développement racinaire.
    Sinon, pour ma part, je ne taille plus depuis de nombreuses années. Pour certaines variétés, j’ai des rendements “hallucinants”, jusqu’à une quinzaine de km par pied (enfin je devrais dire des buissons…). Je suis au sud de la Loire; mais j’ai connaissance de jardiniers qui ne taillent pas non plus dans le nord, voire même en Belgique, et avec succès… comme quoi, en effet, rien de vaut de tester soi-même. Je développe d’ailleurs cette question ici : https://www.un-jardin-bio.com/tailler-ou-pas-plants-tomates/
    Amicalement,
    Gilles

    1. Salut Gilles,

      Content de te voir ici ! Merci. 😉

      Je rejoins tout à fait ton avis, merci pour la précision, je n’y avais vraiment pas pensé lors de l’écriture de l’article. Ce sont souvent les choses qui nous semblent évidente qu’on oublie !
      L’essentiel a été dit : pousser les plants de tomates à faire des racines les plus profondes possible afin de le rendre à la fois autonomes et résistants.

      Merci pour ton avis sur la taille des tomates. J’avais déjà lu ton article et personnellement je rejoins ton point vu, tes plants de tomates sont très beau. 😉

      Amicalement,
      Heikel

  4. bonjour, je les cultive en grands bacs ( 1,4 m / 4 m / 0,4m ),pente douce plein sud, bonne terre + compost + mulch / paillis et leger goutte à goutte la nuit (50 litres / bac ) pour garder un peu d’humidité. un peu de purin d’ortie au pulvérisateur quand les plants sont petits ( utile ou pas ? ), plants d’oeillets d’inde aux extremités du bac, pas de taille, tuteurage ficelle pour tenir tout ça un peu aéré. bon rendement pour très peu de travail !

    1. Bonjour Gil,

      Merci pour le partage de votre expérience très intéressante ! Pouvez-vous nous préciser dans quel climat vous jardinez ? C’est intéressant d’avoir une idée des conditions précises.

      Personnellement, j’ai plus tendance à conseiller d’éviter de pulvériser des purins d’orties (pas dans tout les cas en tout cas). En général, le sol manque surtout de carbone pour créer de l’humus. Mais lorsque le BRF ou la paille vient d’être placé, un coup de pulvérisateur ne fais pas de mal si vous avez vraiment peur de la faim d’azote. Et que vous avez placé votre mulch très peu de temps avant vos plantations.

      J’aurais tendance à vous conseiller de placer vos tiges d’ortie coupées directement sur votre mulch (et laissées à sécher quelques jours pour éviter la reprise). Ces tiges feront de votre mulch un mulch plus complet, nourriront d’autres insectes et autres animaux et permettra de relâcher ses éléments un peu plus lentement dans la terre. Vos plants de tomates en profiteront plus ainsi.

      À bientôt,
      Heikel

  5. Bonjour,

    Tout d’abord félicitations pour votre site qui est très agréable à naviguer et à lire. Les articles sont eux aussi complets et satisfaisants.

    En ce qui concerne les gourmands (suite à votre newsletter). Tailler ou ne pas tailler, selon nous, dépend de beaucoup de variables. La position géographique, l’exposition lumineuse, la variété, l’humidité, l’espace et la méthode de culture, etc déterminent si oui ou non la taille est nécessaire.

    Dans une méthode de culture intensive de type monoculture par exemple, les plants seront proches les uns des autres. La taille des gourmands a donc un intérêt : améliorer la circulation de l’air, maximiser le développement des fruits, faciliter la récolte, etc.

    En revanche pour le jardinier amateur qui ne possède qu’un seul pied de tomates, les gourmands sont tout aussi bénéfiques. La récolte est peut-être moins importante, mais le nombre de fruits est plus grand. Ces fruits sont en revanches plus petits et tarderont un peu plus pour arriver à maturité.

    C’est un résumé global et une vulgarisation. Expliquer tout ceci par commentaire est un peu fastidieux et prendrait beaucoup plus de temps en raison de la complexité du sujet. Il n’y a donc pas de réponse simple qui vaudrait pour tout le monde, du moins, toujours selon nous. Cela dépend principalement des variables spécifiques à chaque projet de culture.

    Cordialement

    Cécile et Ludo

    1. Bonjour,

      Tout d’abord, merci pour votre commentaire et vos compliments. C’est vraiment motivant !

      Je vous rejoins sur quasiment tous les points ! Il est important de comprendre qu’une chose faite par un jardinier ne fonctionnera pas à tous les coups chez un autre jardinier. Ce sont les conditions extérieurs, le contexte en soi, qui est déterminant vis-à-vis du choix de techniques ou de type de culture faite.

      Comme vous le dites, je vous rejoins sur le fait qu’une personne cultivant beaucoup de tomate de manière intensive et serrées (pour de multiples raisons), préfèrera couper les gourmands des tomates. Cela aussi pour les personnes souhaitant vendre leur production. Un plant auquel on a laissé les gourmands produira plus, mais de plus petites tomates. Ce qui n’est pas un défaut en soi, surtout pour une culture familiale, mais les fruits moyens à gros sont vendeurs sur les marchés.

      Pour les jardiniers qui cultivent leurs pieds pour eux même et souhaitant passer le moins de temps à entretenir leur pieds de tomates (ce qui peut s’avérer très fastidieux lorsqu’on doit égourmander tous les pieds), il sera plus avantageux de ne pas égourmander leurs pieds de tomates. Cela leur permettra de gagner du temps et de profiter du fait que la plante sera plus résistante aux maladies.

      Au plaisir de vous relire dans les commentaires !

      1. Tout à fait.

        Nous avions lu il y a quelques années de cela, que certaines personnes en permaculture laissaient volontairement les gourmands même quand ils avaient beaucoup de pieds de tomates (relatif). Ces gourmands en se croisant entre eux, offriraient une structure plus solide et stable aux pieds de tomates, ce qui éviterait l’utilisation de tuteurs. L’idée en soi est bonne, mais en fonction de la vigueur de certains pieds, cela peut poser des soucis d’humidité dû à la densité foliaire (expérience menée dans notre minuscule jardin à Montpellier). Si cela peut vous aiguiller pour de futures recherches afin de démystifier le sujet.

        Cordialement

        Cécile et Ludo

        1. Merci pour ce commentaire très intéressant.

          Effectivement je sais que certains jardiniers aiment laisser pousser les plants de tomates sans intervenir. Et que certains préfèrent aussi les planter serrés (pour de multiples raisons) mais je n’avais encore jamais entendu parler cette explication. Merci pour le partage. 😉

          Encore une fois tout est question de contexte en permaculture effectivement. Une personne habitant dans le Sud ou dans une région sèche n’aura pas trop à craindre le mildiou ou d’autres maladies touchant les plants de tomate liées à l’humidité. Alors que quelqu’un qui habite dans une région plus humide sera moins à même d’utiliser cette méthode culturale.

          À bientôt,
          Heikel de Jardiner Futé

  6. Ton introduction m’a bien fait rire car j’ai eu cette conversation hier avec ma fille et nous sommes arrivées à la même conclusion: on se fiche totalement de savoir si c’est un fruit ou un légume. Mais c’est pourtant un sujet qui revient régulièrement dans les classes et les cours d’école! Bonne journée.

    1. Effectivement ! Le légume n’est finalement qu’un mot qui a été créé pour désigner une partie de plante (potagère) que l’on consomme. Donc en soit, on s’en fiche un peu, on est bien d’accord 😉

  7. Je suis débutante dans la culture des tomates et la première année j’ai perdu toute la récolte en extérieur. Dès fin août le terrain est envahi par les brumes matinales, bref, le bonheur du mildiou. L’année dernière j’ai planté sous tunnel. le sol avait été préalablement recouvert de carton et de BRF. Au début j’ai arrosé (on m’a toujours dit de beaucoup arroser!) et puis, dans un nouveau jardin il y a beaucoup a arroser. Donc j’ai un peu (beaucoup) oublié d’arroser les tomates. Et des tomates, j’en ai eu à ne plus savoir qu’en faire! donc cette année, j’arrose un peu pour quelles s’enracinent et dans quelques semaines, je les oublierai. On verra…on apprend en expérimentant.

    1. Ah je comprends, c’est pas facile sur le coup de tout perdre !
      On dit de beaucoup arroser au début mais il faut bien comprendre pourquoi. C’est surtout pour que les jardiniers débutants ne fasse pas l’erreur de repiquer leur plantation dans un sol sec sans l’arroser. Mais de toute manière, sauf si tu habites dans le sud et qu’il n’a pas plu depuis des semaines avec une terre à nu, il n’est pas nécessaire d’arroser au début. Cela fait parti des idées reçues : arroser en repiquant (le plant de tomate ou autre d’ailleurs) et beaucoup arroser. Mais en fait, tu pourras tester, si la terre dans laquelle tu repiques tes plantes est humide (ce qui sera quasi-constamment le cas sous un mulch), tu n’as pas besoin d’arroser. Je t’invite à faire le test par toi même. 😉

      Lorsque ta culture de tes tomates aura avancée, n’hésite pas à venir nous dire comment elle a évoluée. À bientôt Agnès ! 🙂

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